La beauté est quelque chose en nous. Si vous vous aimez et vous acceptez, cela se voit à l'extérieur. La beauté est un acte, c'est la façon dont vous vous portez.
Je préfère considérer Stromae comme un projet collectif. Stromae n'est pas moi. Ou du moins ce n'est pas seulement moi.
Je suis prudemment optimiste. J'apprécie monsieur Gorbatchev. C'est quelqu'un avec qui l'on peut négocier
Les jeunes de ce siècle, comme mon fils, n'ont pas vécu tout ce qui s'est passé pendant cette période, de 1930 à 1950. Ils n'ont pas cette expérience. Pour aller d'une bicyclette à un véhicule qui emmène quelqu'un à la lune - seulement nous avons vu ce genre de chose.
Mon meilleur conseil d'hôtesse est d'avoir de la bonne nourriture et une très bonne musique!
Ma plus grande joie, quand je faisais ce métier, c'est quand quelqu'un me disait : « Votre film, c'est mon histoire ! »
- C'est la chambre à coucher, mais là il ne s'est jamais rien passé. - Vraiment ? Dommage...
Le libéralisme n'est pas en lui-même suffisamment fort pour sauver ses valeurs de l'agression intégriste.
Chez certaines personnes le moi est une substance poreuse rongée par l'acide de l'existence.
L'action, quelle qu'elle soit, modifie ce qui est au nom de ce qui n'est pas encore. Puisqu'elle ne peut s'accomplir sans briser l'ordre ancien, c'est une révolution permanente.
Le mot est celui qui illumine ou redonne vie, il est la densité voluptueuse de l'esprit, celui qui déchiffre et définit, avant de te faire sombrer dans une énigme plus vaste encore.
Le gouvernement est un ouvrage de raison et d'intelligence.
L'homme d'esprit n'est jamais seul, mais le sot s'ennuie partout.
L'amour donne de l'esprit aux gens bêtes. C'est sans doute celui qu'il ôte aux gens d'esprit.
C'est une grande folie de défier sans besoin l'intelligence d'autrui.
C'est une grande servitude qu'une grande carrière.
L'oisiveté est la rouille de l'âme.
On a longtemps cherché s'il y avait une langue naturelle et commune à tous les hommes ; sans doute, il y en a une ; et c'est celle que les enfants parlent avant de savoir parler.
Il est bon de n'avoir pas de vices et mauvais de n'avoir pas de tentations.
Dieu n'est pas dans ce que vous rêvez. Il est dans ce que vous faites. Alors ne rêvez plus. Faites.
Les chiens se donnent à l'envi des femmes, fidèlement. Et s'ils changent, c'est de maître, mais non pas de servitude.
Vouloir un corps, c'est épouser un avenir.
Le chic feint est déprimant.
Ce que le stimulus est à l'âme, la beauté l'est à l'esprit.
La réalité est vivante parce qu'elle est capable de devenir meilleure, et qu'il lui reste du temps pour se rêver plus belle.
L'art dramatique n'est pas un problème de mémoire. Comme disait Sarah Bernard, le théâtre, ce n'est rien du tout : tu me parles et je te réponds. Et c'est vrai ! Cela vient tout seul. Si une scène est difficile à apprendre, c'est qu'elle est mal écrite.
Ce n'est pas un vain propos, mais une vérité bien établie : celui qui accepte un conseil, n'est pas un sot.
L'histoire des hommes est une mer immense d'erreurs où l'on voit surnager çà et là quelques vérités mal connues. Qu'on ne s'autorise donc point de ce que la plupart des siècles et des nations ont décerné la peine de mort contre certains crimes.
Les peintures peuvent vous faire pleurer et ce n'est que de la "saleté coloréeé".
La peinture est l'évidence figée d'une performance.
La détestation du haut est l'hommage involontaire du bas.
La meilleure politique c'est la vertu.
Lorsque Ava Gardner monte dans un taxi, le chauffeur sait qu'elle est immédiatement Ava Gardner. C'est la même chose pour Lana Turner ou Elizabeth Taylor, mais pas pour moi. Je ne suis jamais Grace Kelly, je suis toujours quelqu'un qui ressemble à Grace Kelly.
Quand on a de l'expérience, c'est plus facile d'accéder à ses émotions. Avec la quarantaine justement, je me sens beaucoup plus détendu. J'ai beaucoup plus de lâcher prise. J'ai également appris à dédramatiser.
Hollywood est une ville dans laquelle un acteur doit trimer jour et nuit pendant des années afin d'acquérir la notoriété nécessaire pour qu'on le reconnaisse dans la rue; après quoi il est obligé de mettre des lunettes noires jour et nuit pour passer inaperçu.
Oui je sais ce que c'est d'avoir la sensation de ne pas exister jusqu'à ce qu'il te regarde, qu'il te touche la main, qu'il se moque de toi. Le but c'est que les autres voient que tu es avec lui... tu es à lui...
Jean d'Ormesson réussit ce qui est le plus difficile et le plus exigeant en littérature : être à la fois simple et profond.
C'est bien de faire du cinéma, sinon je serais peut-être à Sainte-Anne !
La recrue est celui qui se distingue d'un civil par son uniforme et d'un soldat par sa démarche.
Une foule n'est pas une compagnie, les visages ne sont qu'une galerie de tableaux et la conversation n'est rien qu'un bruit de cymbales où il n'y a pas d'affection.
L'homme n'est qu'un amas de grimaces.
Quand la respiration est instable, le mental est instable ; quand la respiration est stable, le mental est stable et le yogi atteint l'immobilité. C'est pourquoi l'on doit maîtriser la respiration.
Il m'est quelquefois arrivé de combattre le Privilège par la plaisanterie. C'était, ce me semble, bien excusable. Quand quelques-uns veulent vivre aux dépens de tous, il est bien permis d'infliger la piqûre du ridicule au petit nombre qui exploite et à la masse exploitée.
Rien ne m'est sûr que la chose incertaine.Prince, aux dames parisiennesDe bien parler donnez le prix;Quoi qu'on dise d'Italiennes,Il n'est bon bec que de Paris.
Il est vrai que si des hommes sont séparés de nous en différence d'apparence et d'habitudes, l'expérience nous montre, malheureusement, combien le temps est long avant que nous les considérions comme nos semblables.
La vertu n'est pas l'absence de vice ni la fuite devant le danger moral.
Il est donc naturel que celui qui met le premier en action le concept de guerre et qui conçoit l'idée de deux partis opposés, soit aussi le premier à dicter ses lois à la guerre, et qu'il soit le défenseur.
Est-il un plus beau sacrifice ? Est-il une abnégation de soi-même et une mortification plus parfaite ?
La catastrophe, c'est l'irruption de quelque chose qui ne fonctionne plus selon les règles, ou bien selon des règles que nous ne connaissons pas, et que nous ne connaitrons peut-être jamais. Plus rien n'y est simplement contradictoire ou irrationnel, tout y est paradoxal.
N'est-il pas clair comme le jour que l'Argent est précisément ce même Dieu qui veut qu'on le dévore et qui seul fait vivre, le Pain vivant, le Pain qui sauve, le Froment des élus, la Nourriture des Anges, mais, en même temps, la Manne cachée que les pauvres cherchent en vain ?