D'où un tout autre mouvement : pour sortir de l'« il y a », il faut non pas se poser, mais se déposer; faire un acte de déposition, au sens où l'on parle de rois déposés. Cette déposition de la souveraineté par le moi, c'est la relation sociale avec autrui, la relation dés-inter-essée.
Chez un chanteur le talent se reconnaît ; quand on a l'oreille, il est une évidence.
Est-ce que deux anges se fuient au Paradis ?
Le sacrifice est au fond de tout devoir bien rempli.
Un homme est cette chose douteuse qui n'a jamais été d'une rive à l'autre.
C'est vrai que j'ai plutôt envie d'être dans la situation que dans la phrase ou l'adjectif. C'est plutôt la situation qui me porte.
Il est parsemé de ces pierres à demi cachées, c'est un sentier comme il y en a beaucoup en Grèce. Un chemin qui n'est jamais, qui serpente indéfiniment et sans dire d'avance où il va.
Le progrès, c'est surtout technique les gadgets, le confort de se carrer les miches dans les âmes, les coeurs, les moeurs, je vois rien venir depuis que nous sommes tous devenus des automobilistes.
Selon l'anthropologue Jean-Pierre Digard, cet amour croissant pour quelques bébêtes que l'on cajole est le pendant nécessaire des cruautés que l'on fait subir à toutes les autres. Une manière de nous racheter, en somme.
Demander est le fils de savoir.
L'amour est comme les maladies épidémiques. Plus on le craint, plus on risque de le contracter.
Quand vous y réfléchissez, lorsque vous êtes célibataire, vous n'êtes en aucune façon privé - c'est plutôt un style de vie plutôt complaisant. C'est égoïste : vous pouvez prendre vos propres décisions et vous laisser aller sur une impulsion.
J'ai appris à entendre le silence. C'est le genre de vie que j'ai vécu : simple. J'ai appris à voir les choses chez les gens autour de moi, chez ma mère, mon père, mes frères et soeurs.
La fortune résultant de la différence entre dépenses et recettes, les riches encaissent plus volontiers qu'ils ne décaissent. C'est même à cette particularité qu'ils se reconnaissent des pauvres, qui, eux, n'ont nul crédit à espérer.
Il faut prendre conscience que ce qui se joue aujourdhui est sans précédent dans l'histoire: le destin de l'humanité dans son ensemble. Voilà qui contraste avec le refrain: Il n'y a plus de cause. Jamais une cause n'a été aussi essentielle, aussi vitale, aussi pure et aussi belle.
Une chose que je vous demande: ne jamais avoir peur de donner. Il y a une joie profonde à donner, car ce que nous recevons est beaucoup plus que ce que nous donnons.
Quand vous avez ensemble des gens qui veulent plus d'emplois publics et des gens qui veulent moins d'impôts, je dis juste aux Français : on est en train de vous mentir et de vous manipuler.
Le mannequinat est le monde où je me sens le plus accueilli.
J'ai été en guerre depuis le début. Je n'ai jamais regardé en arrière auparavant. Je n'ai jamais eu le temps et cela a toujours semblé si dangereux. Regarder en arrière, c'est se détendre.
Los angeles est le royaume des lèches-bottes.
J'aime la mode, et c'est comme ça que je m'exprime.
C'est un supplément lorsque vous adorez la fille dont vous êtes tombé amoureux.
Ce système américain qui est le nôtre, appelez ça l'Américanisme, appeler ça le capitalisme, appelez ça comme vous voulez, donne à chacune et chacun d'entre nous une grande opportunité si nous ne la saisissons à deux mains et en tirons le meilleur parti.
Si les hommes ont des cravates, c'est pour indiquer la direction de leur cerveau.
La liberté c'est lorsque les autres ne peuvent plus rien pour vous.
La civilisation n'est autre chose que l'acceptation, par les hommes, de conventions communes.
La France est un travesti. Ceux qui gouvernent ne sont pas visibles et ceux qui sont visibles ne gouvernent pas.
Riche et opprimé, c'est infiniment mieux que pauvre et persécuté. L'argent achète les compensations.
Est-ce là ce qu'on appelle être Que vivre et puis sitôt mourir !
Pour trouver beaux des enfants qui sont laids, Pour trouver bons des vers qui sont mauvais, Il n'est rien tel que de les avoir faits.
Contrairement à ce que dit le commun, une idée, c'est rare.
L'homme n'est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. A chaque point de sa vie, il n'est pas encore ce qu'il peut être et que peut-être il sera.
Il est des occasions où la circonspection même compromet, et où le soin de ne mécontenter aucun parti expose aux soupçons de tous.
En écrivant des livres, on est en dehors du monde pour être plus à soi.
Le monde est devenu mortel, cela rend l'humanité plus émouvante.
Je me suis découvert moi-même. Je voulais savoir qui est l'acteur et qui est l'homme. Le sujet de mon livre est l'homme et non l'acteur.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on marche avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que penser avec les pieds, comme il arrive souvent ?
Il est heureux qui a des enfantsIl n'est pas malheureux qui n'en a point,Ajoutez un verset, pour comble de sagesse :Il est désespéré qui n'en a plus.
Il en est des mots comme des bons vins. On peut les déguster de plusieurs façons, à la régalade ou au tourne-en-bouche.
Cette étrange mathématique qui veut qu'un bonheur partagé est multiplié par deux.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Je vous présente Ma poésie : c'est une île qui vole de livre en livre à la recherche de sa page natale, puis s'arrête chez moi, les deux ailes blessées, pour ses repas de chair et de paroles froides.
L'être, pour Fouquet, comme pour Chardin, ou Degas, est d'abord ce que l'on précise. Il y a cette sorte de mystère qu'un dessin nu traduit mieux que toute emphase.
Joseph de Maistre a dit en propres termes qu'en 1793, la plupart des Français furent habités par les démons. C'est possible.
Un bon danseur est spirituel et sincère.
Le monde est une énorme injustice.
L'objectif principal d'une société est de gagner de l'argent. Le rôle principal du gouvernement est de prendre une grande partie de cet argent et de le donner à d'autres.
Le bilan est majoritairement dominé par la gestion de la crise sanitaire, dont la France va sortir la tête haute. Or, le choix du « quoi qu'il en coûte » n'est pas contestable pour quelqu'un de gauche.
Garder l'esprit ouvert est toujours important.
Je danserai, chanterai, jouerai, toute ma vie, je suis née seulement pour cela. Vivre, c'est danser, j'aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d'une danse ou d'un refrain.