On n'est guère malheureux que par réflexion.
Nous sommes beaucoup plus malheureux dans le malheur qu'heureux dans le bonheur.
La réflexion fait de nous des lâches.
Le plus sûr moyen d'être malheureux est de l'avoir été et de s'en souvenir.
Le mal est l'une de ces questions existentielles au contact de laquelle une philosophie se sait, s'éprouve.
On n'est malheureux que parce qu'on a une idée trop nette sur le bien et le mal.
Une religion qui peut tolérer les autres ne songe guère à sa propagation.
N'aimer guère en amour est un moyen assuré pour être aimé.
La pauvreté a le pouvoir a le pouvoir de faire sentir aux êtres humains la pesanteur de la chair et la servitude lamentable de l'esprit.
Le but de la philosophie n'est pas de savoir ce que les hommes ont pensé, mais bien qu'elle est la vérité des choses.
Un homme n'est pas tout à fait misérable s'il est superstitieux. Une superstition vaut une espérance.
Il faut chercher la discipline dans la liberté et non dans les formules d'une philosophie devenue caduque et bonne pour les faibles.
La vraie philosophie se propose de systématiser,autant que possible, toute l'existence, individuellement et surtout collective, contemplée dans les trois ordres de phénomènes, qui la caractérisent, pensées, sentiments, et actes.
Raconter, c'est penser à haute voix. Un ami est toujours habile à la maïeutique, il suscite en nous une réflexion honnête et objective.
Rester dans une situation désespérée et misérable ne vous rend pas fidèle, ça vous rend juste misérable.
La vie n'est guère plus qu'une fraction de seconde. Un peu de temps pour se préparer à l'éternité !
La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c'est l'écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème.
Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement.
Toute certitude est par essence contradictoire avec la philosophie de la recherche.
Le hasard n'existe pas. Chaque circonstance de la vie est un cadeau pour amener à grandir davantage dans la lumière.
Ma philosophie est qu'il vaut mieux explorer la vie et faire des erreurs que de jouer la sécurité et de ne pas explorer du tout.
La philosophie consiste à veiller sur le dieu intérieur.
Je n'ai jamais rencontré Renée Vivien, à laquelle Mauras a consacré autrefois une étude étincelante, mais je la mets, poétiquement parlant, fort au-dessus de Madame de Noailles et sur le même rang que Louise Labé, pour le mélange de la fermeté, de la fièvre et de la douceur.
Rien ne décèle plus une âme misérable et basse que l'amour de l'argent.
Si l'argent est le but de ceux qui se disputent le pouvoir, il n'y a pas de mal à ce qu'il soit aussi le but des malheureux électeurs.
Nous ne trouvons guère de gens de bon sens, que ceux qui sont de notre avis.
J'aime que les gens soient malheureux parce que j'aime qu'ils aient une âme.
On ne se range guère à un parti que pour sortir du rang.
Contenter le peuple et ménager les grands, voilà la maxime de ceux qui savent gouverner.
La philosophie française a été moins un monument original, créateur de l'histoire intellectuelle, qu'une simple excroissance épigonale.
La raison pour laquelle je ne peux pas suivre la vieille philosophie oeil pour oeil, c'est qu'elle finit par rendre tout le monde aveugle.