La critique devrait, en matière de littérature, être une sorte de pédagogie de l'enthousiasme.
Je sais que la littérature ne nourrit pas son homme. Par bonheur, je n'ai pas très faim.
Pas plus que le roman ne peut se borner à la fiction, il ne peut se passer d'elle.
L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.
Le roman est la seule forme d'art qui cherche à nous faire croire qu'elle donne un rapport complet et véridique de la vie d'une personne réelle.
Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de [...] â–º Lire la suite
Il faut pourtant que la critique se mêle toujours à l'éloge, le serpent aux fleurs, l'épine aux roses et la vérole au cul.
Une collection, c'est un peu un roman achevé. Une collection, c'est une écriture.
Qu'est-ce que la fiction sinon ce retour sur soi et, par conséquent, cette nouvelle histoire des rapports avec les autres tels que le récit les découvre. Ainsi gagne sur la vie la littérature.
Je crois n'avoir jamais ressenti de manière aussi forte combien un romancier est aveugle vis-à-vis de ses propres livres.
Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous-entendu.
Nous avons eu, parmi les malheurs de la France, la création de l'École Nationale d'Administration qui détient le monopole de la formation des hommes politiques.
Un roman doit toujours contenir un secret.
La musique est l'expression de l'idéal artistique le plus élevé ; réflexion des Harmonies Célestes, elle place l'homme directement devant les mystères les plus profonds de la vie.
Un roman devrait être écrit pour être lu par hommes et femmes, indistinctement.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
Toute littérature est protestation.
Le sens critique est soumission à la réalité intérieure.
Le romancier n'est ni historien ni prophète : il est explorateur de l'existence.
Les gens qui font des documentaires doivent être fidèles aux faits. Mais quand vous faites un drame, une fiction basée sur la vie, tout ce à quoi vous devez être fidèle, c'est l'esprit des faits, ce que je pense être [...] â–º Lire la suite
J'ai été élevé avec l'idée de ne pas avoir peur de montrer mes émotions ou mon imagination.
Il est plus honorable d'être élevé à un trône que d'en être né. La fortune donne l'un, le mérite obtient l'autre.
La littérature bouleverse des vies quand on rencontre le livre qui donne envie de lire.
Aucun de nous ne s'est élevé à la seule force de son poignet. Nous sommes arrivés parce quelqu'un s'est baissé pour nous aider.
On m'a reproché de conduire, par vanité, d'immenses voitures. Si vous connaissez une petite voiture dans laquelle on se sente aussi bien protégé, aussi confortable que dans une grande, téléphonez-moi.
L'intellectuel colonisé assiste, dans une sorte d'autodafé, à la destruction de toutes ses idoles : l'égoïsme, la récrimination orgueilleuse, l'imbécillité infantile de celui qui veut toujours avoir le dernier mot.
L'excès de critique engendre l'inintelligence.
La critique rate son but quand elle oublie l'aspect complexe, ou ambivalent ou équivoque des hommes et des choses.
La littérature est un acte de non-savoir mais qui doit savoir.
La critique des sots est l'encens du génie.
Un bon livre est un livre qui assure le contact avec l'enfant, qui l'aide à vivre, qui lui apprend à vivre, tout en le passionnant, qui exerce le sens critique de l'enfant en lui offrant des modèles positifs et négatifs.