Je ne crois pas que la littérature puisse changer la politique, mais elle peut exercer une influence sur ceux qui appliquent la politique.
La vie est comme on l'a faite, c'est une folie que de vouloir la changer quand il est trop tard.
Il y a deux choses insupportables dans la littérature : ce sont les récits de rêves et les relations sexuelles prolongées.
Nous devons changer le système d'éducation et d'instruction. Malheureusement, l'histoire nous a montré que la fraternité s'apprend, alors qu'elle devrait être naturelle.
Qu'on écrive un roman ou un scénario, on organise des rencontres, on vit avec des personnages ; c'est le même plaisir, le même travail, on intensifie la vie.
"Y'aurait beaucoup à dire", phrase préférée des gens n'ayant rien à dire et qui sont obligés de faire semblant.
Tout homme est capable de faire du bien à un homme ; mais c'est ressembler aux dieux que de contribuer au bonheur d'une société entière.
La composante presbytérienne de la Réforme n'est pas forcément libérale. Le libéralisme politique et économique n'a nullement jailli de la Réforme, qu'elle soit luthérienne, calviniste ou anglicane.
Aujourd'hui, je suis dans une neutralité bienveillante à l'égard de la politique française.
Il fallait bien que ça arrive. Son meilleur ami est parti avec sa meilleure femme.
Il est plus facile de changer de chef que de faire changer le chef.
Lorsque nous parlons pour les pauvres, sachez que nous ne prenons pas parti pour une classe sociale.
En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme. C'est l'homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer.
Rétrospectivement, il me semble que des épisodes de mon enfance ont ressemblé à un roman policier.
La politique est une activité tragique, c'est à dire insoluble.
Peu importe la vie de nos parents, peu importe à quel point votre dernière relation a été difficile ou à quel point vous êtes en désaccord contre la direction politique actuelle. Quoi qu'il arrive, l'important est la façon dont vous réagissez.
La politique n'est passionnante que dans l'opposition.
"Blacks, Blancs, Beurs", si ça allait de soi dans la société française, on n'aurait pas besoin d'en faire un slogan.
Comme au temps des plus anciens, nommer c'est reconnaître, c'est faire exister, c'est rendre éternel.
Tout ce que je vais faire, c'est continuer et faire ce que je ressens.
La politique c'est éphémère mais une équation est éternelle.
Si vous voulez faire une tarte aux pommes à partir de rien, il vous faudra d'abord créer l'univers.
Les chiffres : à force de les additionner, de les soustraire, de les multiplier et de les diviser, on peut leur faire dire absolument n'importe quoi.
Un roman est l'histoire des jours où une vérité se fait jour.
Vivre, c'est changer du temps en expérience.
Nous devons apprendre... à faire de notre mieux pour le bien de nos communautés et pour le bien de ceux à qui nous ouvrons la voie.
Je suis un poète, mais je ne veux pas être un poète pour d'autres. Je dévorerai mes propres poèmes et j'en vivrai.
Ça fait tellement du bien d'aimer les gens qu'on aime que ça finit par faire mal.
Ma mère, quand elle a arrêté de me faire peur, a commencé à me faire honte.
Un manant de l'Ancien Régime serait dépaysé s'il perçait jusqu'à nous le mur du temps. Mais son étonnement serait peu de chose à côté de celui dont nous serions frappés s'il nous était donné d'assister à la partie que les prochaines décennies vont jouer.
Le poète voit l'avenir avec ses yeux de prophète ; peut-être même le suscite-t-il, si puissant est son verbe.