Un triomphe ne sied guère qu'aux morts.
Il vaut mieux insulter les morts qu'insulter les vivants, on ne risque pas de se ramasser une baffe.
L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe mais le combat ; l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu. Répandre ces préceptes, c'est préparer une humanité plus vaillante, plus forte - partant plus scrupuleuse et plus généreuse.
Ce n'est pas la violence qui triomphe le mieux de la haine, ni la vengeance qui guérit le mieux le mal.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre! Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés!
N'écoute pas les fous qui nous ont dit : "la liberté est au bout du fusil". Ceux qui ont cru ces bêtises sont morts depuis longtemps Les marchands d'armes ont tous de beaux enfants.
Les vivants sont dans le corbillard, les morts suivent le cortège.
Les opposants de l'avant-veille, les irréductibles de la veille, les anciens Wafdistes comme les Frères musulmans, tous se rallient. L'Égypte entière fait corps avec Nasser. Le succès d'une idée est devenu le triomphe d'un homme.
Que l'humanité vienne à disparaître, elle tuera ses morts pour de bon.
La vie, pour être vaste et pleine, devait, à chaque moment du présent, contenir le soucis du passé et de l'avenir. Notre tâhe quotidienne doit être accomplie pour la gloire des morts et pour le bien de ceux qui qui viendront après nous.
Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.
Un triomphe ne sied guère qu'aux morts. Vivant, il se trouve toujours quelqu'un pour nous reprocher nos faiblesses.
Gabin est mort, Blier est mort, Dalban est mort, Carmet est mort, Simonin est mort, Ventura est mort : ils sont tous morts ! Mon carnet d'adresse, c'est un vrai cimetière !
Il faut convaincre les vivants que les morts ne savent pas chanter.
Les rides qui fanaient le visage de la Patrie, les morts de la France combattante les ont effacées; les larmes d'impuissance qu'elle versait, ils les ont essuyées; les fautes dont le poids la courbait, ils les ont rachetées.
Une fois il dit à maman : "Cette séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.".
Aucune grande cause dans l'histoire du monde n'a triomphé sans effusion de sang.
La vertu triomphe toujours de la misère.
- Chaque minute, 4 personnes meurent de la Tuberculose. - Euh, la vache et vous arrivez à dormir la nuit ?! - Ces personnes meurent en Afrique d'une maladie que nous savons soigner depuis... - Ah oui je sais, j'ai vu [...] â–º Lire la suite
Invisibles, nos morts ne sont pas des absents : Anges de foyers, ils sont toujours présents.
Celui qui excelle à résoudre les difficultés les résout avant qu'elles ne surgissent. Celui qui excelle à vaincre ses ennemis triomphe avant que les menaces de ceux-ci ne se concrétisent.
Ceux qui ont voulu changer le monde en sont morts et ceux pour qui rien n'a changé sont morts également.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
Nous respectons plus les morts que les vivants. Il aurait fallu respecter les uns et les autres.
À ceux qui, inquiets, frustrés, oppressés, éructent contre le destin, les dieux, les démons, les princes, le triomphe de la masse et de la technique, je préfère ceux qui chuchotent, en passant, cette simple phrase : " Je ne sais plus où j'en suis. "
Les après-guerre sont faites pour enterrer les morts et trouver quelques belles phrases.
C'est un fait que les morts les plus chers, au bout de quelques mois, seraient, s'ils revenaient, des intrus dans l'existence des vivants.
La guerre civile, c'est exactement ça : le triomphe des salauds. On les voit sortir de partout. On s'étonne même qu'il y en ait autant et qu'on ne les remarque pas plus d'habitude.
Ne pleure pas sur les morts qui ne sont plus que des cages dont les oiseaux sont partis.
Les vivants ne sont qu'à un endroit à la fois, les morts sont partout.
Dans l'état du triomphe on peut goûter une jouissance d'orgueil telle, qu'elle donne l'illusion du bonheur. Mais cette surexcitation passagère est loin de la vraie et pure joie qui nous monte, au coeur quand nous sommes seuls.