Les morts gouvernent les vivants.
La force de ceux qui gouvernent n'est réellement que la faiblesse de ceux qui se laissent gouverner.
Que les morts deviennent bons, compréhensibles et désirables à mesure que l'absence et le temps les éloignent.
C'est avec les morts qu'on fait les vivants ! Ce sont des morts qui ont formé notre corps et notre âme ! Nous sommes toujours les descendants de quelqu'un...
Trois puissances gouvernent les hommes : le fer, l'or et l'opinion ; et quand le despotisme a lui-même détruit cette dernière, il ne tarde pas à perdre les deux autres.
Les morts vivent tant qu'il y a des vivants pour penser à eux.
Les vivants sont toujours de plus en plus dominés par les morts.
Le plaisir des morts est de moisir à plat.
Ne porte pas en toi le cimetière. Les morts donnent la pestilence.
La mort est une amie pour les vivants qu'elle libère...
Chaque génération pense qu'elle est plus forte que la génération précédente. Ils pensent, "Cela ne peut pas m'arriver." Dans le passé, des gens sont morts en faisant la même erreur.
Peut-être qu'en dormant on s'entraîne à mourir ? A moins que l'on ne dorme en mémoire des morts ?
Non, la terre n'appartient pas qu'aux hommes, ni même d'ailleurs à tous les êtres vivants qui la peuplent. Elle n'appartient qu'à elle-même. Elle est la Mère, et toutes les espèces lui appartiennent.
Non, vous n'êtes pas morts gratuits. Vous êtes les témoins de l'Afrique immortelle, vous êtes les témoins du monde nouveau qui sera demain.
En art, comme en politique, les imbéciles sont un obstacle plus gênant que les morts : on a plus de peine à se frayer un chemin à travers leurs rangs.
Tous les hommes ne se gouvernent que par les idées qu'ils ont de leur avantage et de leur bien-être.
Les après-guerre sont faites pour enterrer les morts et trouver quelques belles phrases.
L'humanité se compose de plus de morts que de vivants.
Comment voulez-vous que la postérité juge équitablement tous les morts ? Comment les interroger dans l'ombre où ils fuient ? Dès qu'on pourrait être juste envers eux, on les oublie.
Il n'est pas moins déloyal de s'approprier les morts que de les laisser tomber. Il n'est pas moins désinvolte d'oublier leur transcendance que d'oublier leur existence.
Une fois il dit à maman : "Cette séparation entre les vivants et les morts est une séparation fictive. Le passage est plus simple que nous ne l'imaginons. C'est juste un changement de lieu, et le gravissement d'un degré.".
Tous les morts sont pauvres.
L'antispécisme, quant à lui, milite pour l'intégration de tous les êtres vivants sensibles dans une même famille de considération morale.
On ne tue pas les vivants !Plutôt marrant venant d'un type qui pointe un flingue sur ma gueule.
Ce qu'il y a de plus heureux pour les historiens, c'est que les morts ne puissent protester.
Pour éliminer leur cholestérol, les Américains font du jogging, c'est à dire qu'ils courent pendant des heures jusqu'à s'écrouler raides morts d'un infarctus.
Vouloir faire l'amour, c'est un signe de vie : les morts n'ont pas ce genre d'envie-là.
Ce sont les lâches qui sont morts plusieurs fois avant leur mort.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
Les morts sont plus nombreux que les vivants. Leur nombre augmente. Les vivants sont rares.
Nos morts ne sont jamais morts pour nous tant que nous ne les avons pas oubliés.