Au nom de Vérités absolues, que de morts inutiles...
Tous les morts sont pauvres.
Pourquoi donc n'est-il pas possible qu'après la mort nous gardions l'apparence parfaite des vivants, si les vivants peuvent dans le sommeil se faire semblables aux lugubres morts ?
Le passé est un enfer dont les morts ne peuvent plus sortir.
Comment voulez-vous que la postérité juge équitablement tous les morts ? Comment les interroger dans l'ombre où ils fuient ? Dès qu'on pourrait être juste envers eux, on les oublie.
Toutes les grandes vérités commencent par être des blasphèmes.
Tant que la fenêtre est ouverte et que je reste éveillée, je ne crains pas la solitude. Dommage que les morts n'aient pas droit à la parole. Je suis certaine qu'ils auraient beaucoup à dire.
Les vivants ne sont qu'à un endroit à la fois, les morts sont partout.
Le premier devoir du philosophe est de dépoussiérer les vérités premières...
Seules importent les vérités qu'on (re)découvre soi-même.
Les statues sont plus belles que l'homme et les poèmes aussi. Il n'y a donc qu'à penser aux morts pour penser plus haut que soi.
La vie, pour être vaste et pleine, devait, à chaque moment du présent, contenir le soucis du passé et de l'avenir. Notre tâhe quotidienne doit être accomplie pour la gloire des morts et pour le bien de ceux qui qui viendront après nous.
Oh ! ce son grave des cloches, comme si les morts eux-mêmes tiraient la corde avec leurs pieds !
Dans trois semaines, je moissonnerai mes terres. Imaginez où vous voudriez être, et vous y serez. Tenez la ligne. Restez avec moi. Si vous vous retrouvez tout seul, chevauchant dans de verts pâturages avec le soleil sur le visage, n'en soyez pas comblés. Car vous êtes aux champs élysées, et vous êtes déjà morts !
Trois ordres de vérités nous guident : les vérités effectives, les vérités mystiques, les vérités rationnelles.
Il y a des esprits qui vont à l'erreur par toutes les vérités ; il en est de plus heureux qui vont aux grandes vérités par toutes les erreurs.
Les vérités sont plus susceptibles d'être découvertes par un homme que par une nation.
Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret.
J'ai cette conviction profonde : les morts vivent tant qu'il y a des vivants pour penser à eux.
Les enfants gais doivent cesser de se tuer parce qu'ils sont obligés de se sentir inutiles par des actes d'intimidation cruels et implacables.
Nous vivons à une époque où les choses inutiles sont nos seules nécessités.
Peut-être qu'en dormant on s'entraîne à mourir ? A moins que l'on ne dorme en mémoire des morts ?
La publicité n'est pas là pour dire une réalité générale mais pour trouver des vérités particulières.
L'homme est de glace aux vérités ; Il est de feu pour les mensonges.
La croyance à certaines vérités n'est venue à tous que parce qu'elle était d'abord venue à quelqu'un.
N'est-ce pas étrange que les ordinateurs fassent aujourd'hui des choses jugées inutiles il y a vingt ans ?
Il n'y a pas de vérités moyennes.
L'amour, même dans des hommes morts à tout autre sentiment, est la plus violente et la plus dévouée de toutes les passions.
Les vérités qui nous importent le plus ne sont jamais dites qu'à moitié.
L'une des terribles vérités de la vie est que les femmes aiment les hommes qui semblent savoir ce qu'ils font.
Les femmes sont si bavardes qu'il est plus difficile de démêler leurs vérités que de gouverner un empire.