La timidité est une forme de politesse.
On ne peut pas se forcer à aimer, et c'est là précisément l'amour.
Toute loi trop souvent transgressée est mauvaise : c'est au législateur à l'abroger ou à la changer.
La jeunesse c'est se révolter contre tout.
Car dans l'homme jamais l'espérance n'est vaine.
Il est effrayant de penser que les admirations les plus sincères que nous ayons sont celles des personnes que ne nous ont pas compris.
Il est plus facile de résister au premier de ses désirs qu'à tous ceux qui le suivent.
Souvenons-nous que la tristesse seule est féconde en grandes choses.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
Le cinéma, c'est l'opéra du vingtième siècle. On a tous les arts : les écrivains, les acteurs, les décorateurs, les chefs opérateurs, les musiciens, pour faire une oeuvre totale.
S'il faut se vanter, c'est de ma faiblesse que je me vanterai.
C'est de la folie que d'entreprendre quelque chose au-dessus de ses forces.
Toute générosité se paie, c'est même par là qu'elle vaut.
La pipe est la pierre de touche des nerfs.
On est fidèle à soi-même, et c'est tout.
Ce n'est pas un crime de savoir plusieurs langues, c'est plutôt un malheur.
Et le vent n'est-il pas la voix de Dieu, autant que celle du poète qui ne l'a que par Lui ?
L'amour est un repos laborieux.
L'apparente immobilité d'un livre nous leurre : chaque livre est aussi la somme des malentendus dont il est l'occasion.
La femme ? Elle est comme l'amour qu'elle inspire.
N'écrivez jamais l'histoire des autres. Contentez-vous d'écrire la vôtre. Vous trouverez que c'est déjà trop.
Quand un préjugé disparaît, il y a une vertu qui disparaît en même temps. Une vertu n'est qu'un préjugé qui reste.
Ne plus aimer n'est qu'un malheur, ne pas le dire est une injure.
Qui se grise de rêverie est d'autant plus prêt au délire qu'il prolonge son extase.
La vie ne permet pas d'aller bien loin, non plus que d'approfondir le sens de tout ce qui est. L'être humain, si doué soit-il, reste toujours à l'extérieur de ce qu'il veut percer.
La télévision ne connaît pas la nuit. Elle est le jour perpétuel.
Le marxisme est la vieillesse du monde.
Les notaires c'est comme les avocats, moins t'en vois, plus t'as d'quoi.
La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.
Le boeuf n'est pas particulièrement intelligent, c'est un ruminant, ses pensées sont nourries de foin.
L'argent, pour les personnes âgées, c'est tout le contraire des maladies : on ne veut en parler à personne.
Il n'est pas nécessaire de vivre mais il l'est de vivre heureux.
Il n'y a pas de chute de l'Amérique pour la simple raison que l'Amérique n'a jamais été innocente. Il est impossible de perdre ce qu'on n'a jamais possédé.
L'ennui, quand on est petit, c'est qu'on raconte sa vie en moins de deux.
L'homme est en droit de vouloir n'importe quoi d'une femme, mais, s'il ne veut pas se comporter en brute, il doit faire en sorte qu'elle puisse agir en harmonie avec ses illusions les plus profondes.
Ce qui compte dans l'homme, c'est le moulin à vent.
Dans tous les cas, le jour qui se lève est l'aube d'un nouveau pas sur le chemin de l'évolution, de la croissance de l'être et - qui sait ? - de la sagesse.
Ce qui est échappé aux spectateurs pourra être remarqué par les lecteurs.
Le plus riche est celui qui a le moins de désirs.
Applaudir est vraiment une grande jouissance, qui n'a d'égale que celle de huer.
De toutes les réponses affirmatives, la plus simple est oui.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
Nous devrions nous poser trois questions avant de parler : Est-ce vrai ? Est-ce gentil ? Glorifie-t-il le Christ ?
Ils ne demandaient rien d'autre que d'être heureux ensemble. Même pas heureux d'ailleurs, ils n'étaient plus si exigeants. D'être ensemble, c'est tout.
On ne vit pas dans l'absolu. Nul homme n'est coulé d'une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n'y a pas de vie.
L'instant est une particule concédée par le temps et enflammée par nous.
La colère est comme une pluie torrentielle qui submerge tout sur son passage.
Le succès n'est pas sur le résultat final ; il s'agit de ce que vous apprenez en cours de route.
La liberté, c'est de pouvoir inventer des trucs juste pour se confirmer qu'on est capable de le faire.
Lorsqu'un seul côté d'une histoire est entendu et souvent répété, l'esprit humain en devient insensiblement impressionné.