La similitude est la mère du dégoût, la variété le remède.
Quand on est amoureux, nuit et jour on n'a aucun repos.
L'injustice la plus grave n'est pas matérielle mais morale.
Sans indulgence il n'est point d'amitié.
Le bonheur parfait c'est faire ce que je veux, et si possible rien.
Nous exigeons et voulons tous le respect, homme ou femme, noir ou blanc. C'est notre droit humain fondamental.
Ce que j'essaie de vous traduire est plus mystérieux, il s'entremêle dans les racines mêmes de l'être, dans la source implacable des sensations.
Alexander, j'ai bien peur qu'il ait tout pris de moi. Il fait constamment du bruit avec sa bouche et c'est un vrai clown.
On est si petit, le monde est si grand, que serait la vie sans votre maman.
Ecoute Ted le futur c'est effrayant mais on ne peut pas se réfugier dans le passé uniquement parce qu'il est familier, oui c'est vrai c'est tentant, mais ce serait une erreur.
C'est con, ça va réveiller les voisins !
C'est parce que le fonctionnement des cultes était affranchi de toute tutelle administrative que les cultes avaient un devoir d'organisation.
Notre patrie ne nous est chère qu'à la condition de ne pas devoir lui sacrifier la vérité.
Mais quelle est la différence entre la littérature et le journalisme?... Le journalisme est illisible et la littérature n'est pas lue. C'est tout.
La vie est une chose précieuse, à condition qu'on puisse la dépenser à quelque chose ou à quelqu'un.
Toute loi trop souvent transgressée est mauvaise : c'est au législateur à l'abroger ou à la changer.
On est jeune tant qu'on souhaite que chaque jour diffère de la veille ; vieux quand on espère que chaque année ressemblera à la précédente.
De toutes façons, le dicton "Connais-toi toi-même" n'est pas bien dit. Il eût été plus juste de dire : "Connais autrui."
Au mal une fois fait il n'est pas de remède.
La vie est une maladie sexuellement transmissible.
Le plus solide et le plus durable trait d'union entre les êtres, c'est la barrière.
Toutes les guerres sont civiles, car c'est toujours l'homme contre l'homme qui répand son propre sang.
Le puritanisme est la crainte épouvantable que quelqu'un puisse être heureux quelque part.
Qui est mécontent des autres est toujours mécontent de soi.
La morale est comme les régimes : elle interdit tout ce qui est bon.
En fait d'amour, vois-tu, trop n'est pas même assez.
La laideur, elle est étale, promise à durer.
Le rêve des esprits avancés est de partir de zéro. Quand ils ne peuvent pas, ils y retournent.
Dans la lutte de la vie comme à la guerre, fuir, c'est trahir ; l'affaissement, c'est la défaite.
Est-il donc vrai que dans tout amour, il y a une souffrance en éclosion ? Pourquoi devons-nous toujours payer d'une incertitude, d'un doute, d'une angoisse même, nos plus petits bonheurs ?
Quêter l'amour des autres, quand on n'a rien à lui offrir en retour, n'est-ce pas une malhonnêteté ?
La faculté de s'aveugler et de se décevoir est la base de tout bonheur, sinon de toute vie.
Quand une pièce fait une chute, c'est le rideau qui ne se relève pas.
La peur est le plus grand de tous les maux dont l'humanité est affligée. Sans la peur, il n'y aurait pas de guerres...
Un philosophe est donc quelqu'un qui reconnaît comprendre fort peu de chose et qui en souffre.
La mort est un roman.
Un des charmes du mariage est de causer des déceptions aux deux.
Le metteur en scène, c'est le comble du traducteur.
L'éternité est la serre où Dieu se fane depuis les commencements, et l'homme, de temps en temps, par la pensée.
Pour nous, un poète est un monsieur qui s'efforce de saisir l'eau par poignées. C'est seulement quand il y parvient que le monsieur est un poète.
La fait du véritable artiste n'est pas de se complaire en ce qu'il fit, mais de le comparer tristement à ce qu'il avait voulu faire.
La vie est une avenue à deux voies.
Quel est l'homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?
Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y réinsuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
La télé réalité est un sac à merde qui a le mérite de contenir un échantillonnage de tout ce qu'on trouve sur le marché.
J'écris de moins en moins mon chagrin mais en un sens il est plus fort, passé au rang de l'éternel, depuis que je ne l'écris plus.
La guerre est l'affaire des barbares.
N'avez-vous pas remarqué? Ces abrutis avec des masques sont entrés et ont enlevé les lits des personnes décédées. Faites une erreur et votre lit est le suivant.
Mourir n'est pas un problème, c'est à la portée du premier venu.