La poursuite chimérique de la perfection est toujours liée à quelque manque sensible, souvent à l'impuissance d'aimer.
Une femme ne doit pas trop aimer Dieu, se dit-il, car si elle l'aime plus que son mari, elle s'érige en conscience de l'homme, et le harcèle.
Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Quiconque se marie en août, souvent n'amasse rien du tout.
L'argent ne se souvient de rien. Il faut le prendre quand il est là et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c'est de le garder dans ses poches, il finit toujours par sentir mauvais.
L'échec est si important. Nous parlons de succès tout le temps. C'est la capacité de résister à une défaillance ou à un échec d'utilisation qui mène souvent à un plus grand succès. J'ai rencontré des gens qui ne veulent pas essayer par crainte d'échouer.
L'armée m'avait forgé pour toujours. C'est là que j'ai appris à aimer l'ordre et la discipline, à respecter les chefs.
J'ai souvent vu des techniciens avoir des avis contraires, je n'en ai jamais vu avoir tort.
On ne saurait être sage quand on aime, ni aimer quand on est sage.
Qui est toujours son propre conseiller aura souvent un sot pour client.
La volonté profonde de tout homme, de tout peuple, de toute communauté quelle qu'elle soit, c'est d'être libre, de sentir son génie éclabousser son lieu et l'inscrire dans le monde.
Le coeur, il en faut beaucoup pour aimer un peu.
On est plus souvent dupé par la défiance que par la confiance.
La conscience errante, vagabonde, se disperse comme du pollen par une journée de printemps ; ce qui la dissémine la sauve. Mais à côté de cette conscience brisée de l'univers, une question fait le voyage de la vie et nous demande : quelle est la raison la plu profonde pour aimer ?
Le malheur est un grand maître, qui ploie le plus souvent sous son bras d'acier les caractères les plus intraitables.
Les maux tournent en biens aux personnes vertueuses, et les vicieuses souvent changent les biens en maux.
Si le principal parti, que ce soit le peuple, ou l'armée, ou la noblesse, que vous jugez le plus utile et le plus important pour vous pour la conservation de votre dignité, est corrompu, vous devez suivre leur humeur et les satisfaire, et dans ce cas l'honnêteté et la vertu sont pernicieuses.
L'histoire se répète, mais pas aussi souvent que les vieux films.
Il n'est vertu que pauvreté ne gâte.
Il est plus sûr que le vice rend malheureux, qu'il ne l'est que la vertu donne le bonheur.
Nous pouvions presque tout mettre en commun parce que nous n'avions rien au départ. Il suffisait que je consente à vivre ce que je vivais, à aimer plus que tout ton regard, ta voix, ton odeur, tes doigts fuselés, ta façon d'habiter ton corps pour que tout l'avenir s'offre à nous.
Faire des sottises au lieu d'en dire, voilà trop souvent ce qui distingue l'homme d'esprit du sot.
L'amour est un signe de notre misère. Dieu ne peut aimer que soi. Nous ne pouvons aimer qu'autre chose.
La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire.
L'absence grandit l'être aimé, le pare de qualités que souvent il n'a pas, estompe les défauts qu'il a.
Le récit est présent dans tous les temps, dans tous les lieux, dans toutes les sociétés ; le récit commence avec l'histoire même de l'humanité ; il n'y a pas, il n'y a jamais eu nulle part aucun peuple sans [...] ► Lire la suite
La perfection ne peut être que sereine. Elle exclut l'émotion, le drame et, bien entendu, l'humour.
On peut compter sur la constance des femmes, quand on n'en exige pas même l'apparence de la fidélité.
J'aime sentir qu'il n'y a pas de limites dans l'invention d'un rôle.
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
Le monde trouvera sa vérité quand l'homme saura aimer - jusque-là, nous vivons en pensant que nous connaissons l'amour, mais sans avoir le courage de l'affronter tel qu'il est.