L'obéissance est un métier bien rude.
Barbe. Poils qui sont habituellement coupés par ceux qui estiment à juste titre que la coutume chinoise de se raser la tête est absurde.
C'est la politique de Satan de plaider en faveur d'une tolérance infinie et sans bornes.
Une connaissance est quelqu'un que nous connaissons assez pour lui emprunter de l'argent, mais pas assez pour lui en prêter.
Ce qui m'oblige d'écrire, j'imagine, est la crainte de devenir fou.
Il est impossible de faire concevoir à un homme naturellement aveugle qu'il ne voit pas.
Démontrer qu'une chose est rationnelle ne prouve pas toujours qu'elle soit raisonnable.
On peut dire tout le mal qu'on veut d'une vie dans le péché, elle est pourtant propice à la culture générale.
Un nom n'est que bruit et fumée.
Regretter ce que l'on a pas, c'est gâcher ce que l'on a.
La longue défense est le seul mérite qui reste à celles qui ne résistent pas toujours.
L'histoire n'est pas une science. Elle dépend trop des témoignages humains.
Le péché, c'est ce qui obscurcit l'âme, c'est ce qui s'oppose à la joie.
Le paradoxe de la haine c'est d'être comme l'amour : une limite extrême des sentiments humains à partir de laquelle il n'y a plus de mots pour en décrire la force.
La prétendue impuissance d'aimer n'est souvent que l'impuissance d'être aimé.
L'un des aspects le plus humain de l'art dramatique est justement celui de rapprocher les uns des autres les hommes de tout rang et de toute condition.
On est seulement ce que l'on peut, on est rarement ce que l'on croit.
La mémoire est l'une des facultés les plus bizarres de notre intelligence. On ne peut vraiment pas s'y fier.
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
C'est à Paris que la providence est plus grande qu'ailleurs.
Personne ne sait vraiment si je suis né par césarienne, mais ce qui est troublant, c'est que, chaque fois que je sors de chez moi, j'éprouve le besoin de passer par la fenêtre.
Ah songer est indigne, puisque c'est pure perte !
La musique est un excellent moyen de conjuguer des idées.
Quand les taureaux se battent, c'est l'herbe qui souffre le plus.
L'homme désarmé n'est pas seulement sans défense, il est aussi méprisable.
C'est la passion qui fait vivre l'homme ; la sagesse ne le fait que durer.
Tout ce que je savais, c'est que je n'ai JAMAIS voulu être MOYEN.
J'ai l'impression que mon tour de magie secret qui me sépare de beaucoup de mes pairs est la bravoure d'être vulnérable, véridique et honnête.
Je ne peux pas lire de fiction sans visualiser chaque scène. Le résultat est que cela devient une série d'images plutôt qu'un livre.
L'amour signifie avoir à dire qu'on est désolé toutes les quinze minutes.
Le temps est une énigme étonnante dans laquelle les graines plantées peuvent devenir un jardin vibrant si elles sont correctement taillées.
Si écrire est une raison de vivre alors j'écrirais toute ma vie.
L'amour est un terrifiant privilège.
Quel est le ciment de votre relation ? L'amour et le respect.
Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.
Quand la viande est en rigolade, la conscience ne se pose pas de problème.
Le masculin est mêlé de féminité, le féminin est pur.
Le meilleur moment pour tenir votre langue, c'est quand vous sentez que vous si vous ne dites rien, vous allez exploser.
Le style simple est semblable à la clarté blanche. Il est complexe, mais il n'y paraît pas.
La mesure d'une erreur est en même temps la mesure de la vérité correspondante.
C'est parfois sur le plus faible que soi qu'on doit prendre appui pour aller plus loin.
La liberté n'est pas à craindre tant qu'elle n'a pas à craindre pour elle-même.
Chaque fois qu'il y a un type qui meurt, ce n'est jamais le même.
Tout ce qui vit vraiment est destructeur. On vit toujours aux dépens de quelqu'un d'autre.
Ce qu'on appelle aujourd'hui un chef, c'est un ambitieux doublé d'un fanatique.
On assassine des gens, et la police ne se montre que quand tout est fini. Si c'est cela la civilisation, je vous demande un peu ce qu'est la barbarie.
Il n'est qu'une réalité : vivre. Mais il est mille façons de vivre.
La torture des autres est peu auprès de celle qu'on subit soi-même.
La civilisation est une multiplication indéfinie de besoins dont on n'a pas besoin.
Ecrire du théâtre, c'est aussi, sans doute, faire circuler subrepticement les images du désir.