La naissance est un acte sonore, une action qui engendre le bruit : chaque naissance est un cri qui se déroule, se répercute à travers la vie.
Si les hommes font tant de peine aux femmes, c'est sans doute qu'elles sont tellement plus belles quand elles pleurent.
Le monde est irréel, sauf quand il est chiant.
N'est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
Un philosophe est une personne qui toute sa vie cherche le but de son existence. Quand il l'a trouvé, c'est qu'il est mort.
Le monde est une comédie pour ceux qui réfléchissent et un tragédie pour ceux qui sentent.
La télévision est aux hommes politiques ce que la scène est aux acteurs de théâtre.
L'Etat est plus fort s'il fait moins de choses mais mieux.
La langue laissée au panthéon des écritures et des politiques est une langue morte.
L'orgueil est en en nous comme la forteresse du mal.
L'un des principes du journalisme moderne, c'est de ne heurter personne pour conquérir le maximum de lecteurs.
Il est plus facile d'être un voyageur ou un savant que d'être un ami, un amant. Plus aisé d'aimer les hommes vaguement que d'aimer à la perfection un seul être imparfait.
Le syndrome de l'émigrant est une maladie juive héréditaire.
Cette unité africaine est tellement chère à nos coeurs que, dans la constitution républicaine que nous avons proposée, une disposition précise et concrète a été inscrite à ce sujet : que ce soit en tout ou en partie, la souveraineté du Ghana se veut subordonnée à la réalisation de ce grand objectif
L'important c'est de se sentir heureux, d'extérieure, la vie devient intérieure, son intensité reste la même et vous savez, c'est bizarre où le bonheur de vivre va parfois se nicher.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
La mode a toujours été une répétition d'idées, mais ce qui la rend nouvelle, c'est la façon dont vous l'assemblez.
L'intelligence est un accident de l'évolution, et pas nécessairement un avantage.
La vengeance et le châtiment demandent beaucoup de temps ; c'est la règle.
Jailli du néant, le monde, plongé dans le temps, est, dès son origine, un retour au néant.
Je ne pense pas beaucoup à un homme qui n'est pas plus sage aujourd'hui qu'il ne l'était hier.
L'expérience est simplement le nom que nous donnons à nos erreurs.
Je pense que nous, dans notre famille, n'avons pas besoin de bombes et d'armes à feu, de détruire pour ramener la paix - il suffit de se réunir, de s'aimer, d'apporter cette paix, cette joie, cette force de présence mutuelle à la maison. Et nous pourrons vaincre tout le mal qui est dans le monde.
Ma vie est remplie de rencontres. Je ne veux pas parler que de moi, ça ne m'intéresse pas.
Je suis Charlie Hebdo depuis plusieurs années. C'est un journal certes irrévérencieux, mais qui fait du bien à la démocratie et qui véhicule des valeurs tellement saines.
Je sais que mon succès n'est pas dû à moi, à qui je suis réellement, mais à la façon dont on me perçoit.
Je vous demande maintenant si elle est bien juste, la loi qui ordonne à celui qui n'a rien de respecter celui qui a tout.
La femme est une promesse non tenue.
Le sens commun nous apprend que la Terre est fixe, que le soleil tourne autour et que les hommes qui vivent aux antipodes marchent la tête en bas.
Si tout est incertain, pourquoi craindre quelque chose ?
Parce que la tortue a le pied sûr, est-ce une raison pour couper les ailes de l'aigle ?
Le centre est immobile : la roue avance, son centre ne bouge pas.
Empêcher les autres de parler, c'est ce qu'on appelle l'éloquence.
Un spéculateur, c'est un homme qui observe le futur et agit avant qu'il n'arrive.
Il est difficile d'avoir tort quand on a fait soi-même les questions et les réponses.
L'ivrogne sage est un fou sobre.
Dans le métier de philosophe il est essentiel de ne pas comprendre.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
L'expérience de la mort n'est pas une expérience solitaire.
Il faut parfois que l'être qui nous est le plus cher nous trahisse et s'enfuie pour que nous réalisions tout ce qui nous attachait à lui.
L'air, c'est pas toute la chanson.
Tout posséder, parfois, c'est ne rien posséder.
Le succès est là pour ceux qui n'ont pas peur de le cueillir.
L'amour est sublime et misérable, héroïque et stupide. Juste, jamais. Ce n'est pas l'amour qui relève du registre de la justice, c'est l'amitié.
Comme l'or, le bien ne se rencontre jamais à l'état pur dans la nature : il est donc normal de ne pas le trouver impressionnant. Il a la fâcheuse habitude de ne rien faire ; il préfère se donner en spectacle.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
L'Académie française, c'est comme la prostate : elle fait rire quand on en parle. Personne n'a jamais été fichu de savoir à quoi elle servait exactement, mais sur le tard, elle finit toujours par devenir pour tous les hommes un besoin pressant.
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.
Une citation sans références est à peu près aussi utile qu'une horloge sans aiguilles.