L'imitation de la nature, dans le domaine artistique, est le symptôme d'une déchéance irrémédiable.
Qu'est-ce que l'impossible ? C'est le foetus du possible. La nature fait la gestation, les génies font l'accouchement.
Echapper à sa propre chronologie est une joie que donnent les rêves.
Travailler contre le voeu de la nature est peine perdue.
La nature se rit des souffrances humaines ; Ne contemplant jamais que sa propre grandeur, Elle dispense à tous ses forces souveraines Et garde pour sa part le calme et la splendeur.
Il n'y a réellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur : il n'y a qu'une seule beauté, celle de la vérité qui se révèle.
Un homme cesse d'avoir peur lorsqu'il a pris son parti de la mort et de sa propre damnation
L'être humain qui crée sa solitude a besoin qu'on lui dise:Oui je t'aime malheureux.
Ces philosophes qui croient à l'absolue logique de la vérité n'ont jamais eu à discuter serré avec une femme.
Quand tu crois questionner la nature, c'est la nature qui questionne Dieu, ou Dieu qui se questionne sur Lui-même.
Si l'homme se dit être un animal qui a évolué, il repose hélas son affirmation sur sa propre conception de l'évolution.
La lâcheté, c'est un peu une seconde nature universelle. Plus nos sociétés s'organisent, plus on a peur de faire des choix. Alors on a éliminé le choix. Il nous reste le mot...
Le propre de la charité c'est de toujours regarder devant elle, car le nombre de ses bienfaits passés reste tout petit, malgré tout, à côté des misères présentes comme envers celles du futur.
Le mensonge qui fait du bien vaut mieux que la vérité qui fait du mal.
J'aimerais que l'on se souvienne de moi comme d'une personne qui a accompli des actes utiles et qui était une personne aimable et aimante. J'aimerais laisser le souvenir d'un être humain avec une attitude correcte et qui a fait de son mieux pour aider les autres.
Disons donc ainsi, qu'à l'homme toutes choses lui sont comme naturelles, à quoi il se nourrit et accoutume ; mais cela seulement lui est naïf, à quoi la nature simple et non altérée l'appelle : ainsi la première raison de la servitude volontaire, c'est la coutume.
Je ne suis pas un animal ! Je suis un être humain ! Je suis... un homme !
Après un bon dîner on n'en veut plus à personne, même pas à sa propre famille.
Ce qui est important pour moi n'est pas la vérité en dehors de moi, mais la vérité en moi-même.
Sortant de certaines bouches, la vérité elle-même a mauvaise odeur.
La vérité est comme le soleil, elle ne peut pas rétrograder.
La nature paraît se servir des hommes pour ses desseins, sans se soucier des instruments qu'elle emploie ; à peu près comme les tyrans qui se défont de ceux dont ils se sont servis.
Je n'ai jamais eu beaucoup confiance en mon propre travail, et même maintenant que je suis assuré (toujours à ma grande surprise) qu'il a de la valeur pour les autres, je me sens timide, réticent pour ainsi dire à exposer mon monde imaginaire à d'éventuelles des yeux et des oreilles méprisants.
Ceux qui, sans aucune connaissance préalable de nous, pensent mal de nous, ne nous font aucun mal ; ils ne s'attaquent pas à nous, mais au fantôme de leur propre imagination.
Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort.
Qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout.
Comme si ça pouvait m'porter malheur de croire à mon propre bonheur.
La partie garde toujours en elle quelque chose de la nature du tout.
En vieillissant, l'être humain voit moins bien mais il voit plus de choses.
La recherche de la vérité divine est semblable au lavage du minerai d'or : pas une parcelle n'a la moindre valeur tant que la plus grande partie n'a pas été emportée par l'eau courante.
Une fausse erreur n'est pas forcément une vérité vrai.