Il y a deux moments de sa vie où tout homme est respectable : son enfance et son agonie.
J'ai appris que le bonheur c'est de savoir que le bonheur n'existe pas.
Déclarer la guerre n'est pas tout, il faut savoir la faire.
Celui qui a mauvaise réputation est à moitié pendu.
Pantalon. Habillement inférieur du mâle adulte civilisé. Le vêtement est tubulaire et dépourvu de charnières aux points de flexion. Il fut inventé, probablement, par un humoriste.
Rien n'est plus fatigant que la paresse.
Avoir beaucoup vu et ne rien avoir, c'est avoir les yeux riches et les mains pauvres.
Ne rien livrer au hasard, c'est économiser du travail.
Moins est visible le Dieu que nous prions, plus il ressemble au Dieu que nous verrons un jour.
Le Dieu réel, c'est notre Dieu. Le Dieu des autres est un dieu doctrinal.
C'est encore dans la marine qu'il y a le plus de marins.
Ce n'est pas le gouffre qui sépare, mais la différence de niveau.
Le monde est irrémédiablement divisé en deux : ceux qui sont en haut, et ceux qui sont en bas.
La mémoire tue et ce n'est que dans l'amour que tout redevient présent...
A propos de l'univers toutes les idées se valent. Elles sont toutes fausses. Même la science est un tissu de mensonges et d'illusions.
Il y a toutes sortes de suicides. Se laisser mourir est sans doute le plus commun de tous. Se laisser vivre revient peut-être au même. Ça dépend du tempérament. Les gens actifs se tuent, les autres sont trop paresseux.
Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être.
On constate que les longs règnes sont toujours déplorables. Dieu est éternel. Jugez vous-mêmes !
Nous naissons, nous vivons, nous mourons dans les pleurs : c'est à ce prix qu'est l'existence.
C'est assez curieux, cette façon qu'on a de se livrer au dentiste, abandonné et réticent.
Tout absolu - personnel ou abstrait - est une façon d'escamoter les problèmes.
La langue est un instrument dont il ne faut pas faire crier les ressorts.
L'histoire est condamnée, par un vice de nature, au mensonge.
La République ne transige pas quand l'âme même du peuple français est en question.
Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs.
Il est généreux de se ranger du côté des affligés.
Si un con comprenait qu'il est con, je crois bien qu'il continuerait quand même à l'être.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
L'esprit de l'homme est tel qu'un diamant précieux qui sans être taillé ne brille pas aux yeux.
La ligne qui sépare la santé parfaite de la maladie est extrêmement ténue ; car la maladie, sa voisine immédiate fond sur elle...
La première règle et la plus fondamentale est de considérer les faits sociaux comme des choses.
Tous les États-nations naissent et se fondent dans la violence. Je crois cette vérité irrécusable. Sans même exhiber à ce sujet des spectacles atroces, il suffit de souligner une loi de structure : le moment de fondation, le moment instituteur [...] ► Lire la suite
Les gens ne savent pas qu'en tuant et en martyrisant les bêtes c'est une part d'eux-mêmes qu'ils assassinent.
Chacun est le fils de son temps.
Laissez-nous tranquilles, les gars, a dit l'une des vieilles, la figure toute cartographiée à force d'être centenaire. On n'est que de pauvres vieilles.
C'est le choix et la liberté qui distinguent l'être humain de l'animal. Tous les bons auteurs, Rousseau, Kant, Hegel, l'ont affirmé. La première liberté d'un individu, c'est de dire non !
La vie empêche la vie. La formule de Pasteur est belle dans sa nudité.
La politesse et la franchise marchent de front, là où l'une est déplacée l'autre l'est également. Alors, il ne reste que le silence, cette frêle cloison entre la chose mal cachée et la chose mal dite, entre le mensonge maladroit et le mensonge nécessaire.
Le ragtime est la musique sur laquelle Dieu danse quand personne ne le regarde.
Générosité : vivre dans la rectitude, assistance à ses proches, actes sans blâme. Voilà quelle est la plus haute protection.
On s'engage souvent par manque de courage intellectuel. Prendre un parti, c'est démissionner du sien.
C'est l'un ou l'autre ? Bon bah je vais prendre l'un, et avec un peu l'autre.
L'avenir de l'esclave est sous le talon du maître.
L'enfant est comme une liane de calebassier, si on ne la remet pas dans la bonne direction, elle rampe où il ne faut pas.
Je suis belge et je reconnais que l'on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze
Cela me fait mal au coeur de savoir comment notre peuple est torturé, comment les droits de l'image de Dieu sont bafoués.
L'homme qui n'a pas de musique en lui-même, ni n'est ému par la concorde des sons doux, est apte aux trahisons, aux stratagèmes et au butin.
La seule façon de faire passer un message sérieux est la comédie.
Ce que vous recherchez est déjà en vous... Vous êtes déjà tout ce que vous recherchez.
Le risque est un élément essentiel de tout art. Si vous ne prenez pas de risque, comment allez-vous faire quelque chose de vraiment beau, qui n'a jamais été vu auparavant ?