La vérité est un moyen. Il n'est pas le seul.
Accepter les dépendances que nous impose la nature, c'est la sagesse ; les aimer, c'est le bonheur.
Le bonheur dans la vie C'est gagner l'estime des autres.
La seule utilité réelle de la cravate, c'est qu'on la retire, sitôt rentré chez soi, pour se donner l'impression d'être libéré de quelque chose, mais on ne sait pas de quoi.
L'instant qui vient peut être celui de votre mort, vous le savez et vous pouvez sourire : n'est-ce pas admirable ? Dans la plus insignifiante de vos actions, il y a une immensité d'héroïsme.
Notre destin n'est vraiment qu'un assemblage d'images folles auquel nous sommes parfois forcés, aussi fous qu'elles, de donner corps.
On ne meurt jamais, on ne fait que changer de nature comme on change de culottes et la fin d'un être est toujours le commencement d'une nouvelle forme de vie.
On ne recommence jamais. Recommencer, ce n'est que croire au quotidien des choses, aussi bien dire à l'établissement définitif de soi-même dans sa propre médiocrité.
On est toujours un peu étranger dans la vie et très seul.
La vie, qui crée le désespoir, est plus forte que le désespoir.
La confirmation de la tristesse est une consolation.
Le personnage est d'abord un texte.
Le politicien est un acteur contrarié, toujours en quête de bravos ; le poète est un spectateur implacable toujours prêt à siffler.
C'est un terrible avantage d'être laid. Il ne faudrait cependant pas en abuser.
La pudeur des femmes n'est que leur politique ; tout ce qu'elles cachent ou déguisent n'est caché ou déguisé que pour en augmenter le prix quand elles le révèlent.
Le monde est de taille moyenne.
Un philosophe parler d'amour ? On ne peut rien fonder sur l'amour. L'amour n'appartient pas à la juridiction philosophique. L'amour n'est en rien un concept qui se trouve par le raisonnement ou l'analyse.
Ecrire, c'est se jeter dans le vide en se disant je serai rattrapé ; par le sens évidemment.
Le genre humain est comme un fleuve qui coule du nord au midi ; rien ne peut le faire rebrousser contre sa source.
Les moments heureux coulent plus vite que les autres (mon Dieu, comme la vie est mal arrangée !)
C'est une absurdité de croire que la divinité ait des passions humaines, et l'une des plus basses des passions humaines, un incessant appétit d'applaudissements.
Pour tout homme, la gloire qui découle de sa vertu est plus grande que la gloire de sa lignée.
Le cinéma est pour moi un art tridimensionnel. Avec ma caméra, j'ai le sentiment de sculpter l'espace.
Se défaire des habitudes quotidiennes du corps, c'est se donner la chance d'un autre rapport à la pensée.
Elle est tellement belle que même maquillée, elle n'arrive pas à être plus belle.
La sénilité, c'est l'aboutissement d'une certaine maturité.
Tous ceux qui luttent aujourd'hui contre l'intégrisme seront demain les artisans de la démocratie, parce que celle-ci est la seule véritable alternative au programme islamiste.
Aimer, ce n'est pas s'installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C'est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l'habitude ne s'insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie.
C'est toujours terrifiant de rester seul en scène devant un public sans rien dire, tout en s'efforçant d'être tout simplement.
Accabler par tous les moyens possibles n'est pour le traître qu'un moyen d'assurer la perte de l'innocent condamné.
Le romantisme est un état d'âme ; le classicisme, un état d'esprit.
L'amour de Dieu est trop grand pour être confiné à une seule partie d'un conflit ou à une seule religion.
Celui qui voit un besoin et attend qu'on lui demande de l'aide est aussi méchant que s'il l'avait refusée.
La politique n'est pas une science exacte. C'est pourquoi, à l'école, j'adorais les mathématiques. Tout en mathématiques était clair pour moi.
Le mouvement #metoo a permis de libérer la parole et c'est très bien. Mais il y a aussi des « follasses » qui racontent des conneries et engagent l'honneur d'un mec qui ne peut pas se défendre car il est déjà crucifié sur les réseaux sociaux.
Il ne doit pas y avoir de départ en vacances. Il y aura des contrôles et des sanctions. La règle est là pour nous protéger tous ensemble.
Je pense que quand on a atteint un certain âge et une carrière professionnelle, c'est le rêve de tout cuisinier que de transmettre son savoir.
C'est incroyable, je peux aujourd'hui faire l'amour pendant des heures. Je suis capable de me contrôler et je ne pense plus qu'à une chose : satisfaire Trudie, ma femme.
Donc, si nous avons quelque chose d'original à offrir, c'est de parler de notre propre vie et de la société dans laquelle nous vivons.
La vérité est que la seule fois où je suis heureuse, c'est quand je ne fais absolument rien.
L'international est une aberration, car "inter" signifie "entre" et entre les nations il n'y a aucune culture commune.
- Vous êtes une grande artiste ! - C'est parce que j'ai mis des talons.
C'est que le présent, d'ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu'il nous afflige et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper.
Diriger, c'est se dévouer à une idée, à un rêve, à une vision de ce qui peut advenir.
La Suisse, ça n'est pas si formidable : ôtez les montagnes, qu'est-ce qui reste ?
Il faut vivre puis il faut mourir, le reste est à notre choix.
Il n'est rien de si amer qu'une noix verte, et toutefois à force de sucre on en fait une confiture fort délicate.
Le cerveau de l'imbécile n'est pas un cerveau vide, c'est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s'assimiler, comme les résidus alimentaires dans un colon envahi par les toxines.
C'est le propre de l'amour d'être forcé de croître, sous peine de diminuer.
Il faut que l'homme soit fort, audacieux, entreprenant ; que la femme soit faible, timide, dissimulée. Telle est la loi de la nature.