Un boomerang, c'est un bâton qui a le mal du pays.
Chaque homme est sa propre île déserte.
Le mouvement est facile à affoler. L'équilibre est facile à détruire.
L'honneur d'une femme est gravé dans son corps.
Moi je ris doucement comme on rit aux enterrements, en me disant qu'au fond mourir, c'est ne plus s'arrêter de rire.
Quelqu'un est assis à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un a planté un arbre il y a longtemps.
Il est vrai que Karl Marx a fait l'analyse du capitalisme mondialisé la plus intelligente qui ait jamais été écrite.
Agir sans penser, c'est tirer sans viser.
Si un homme traite la vie de façon artistique, son cerveau est son coeur.
Le pessimisme est d'humeur ; l'optimisme de volonté.
L'imagination est plus importante que la connaissance. L'imagination est le langage de l'âme. Faites attention à votre imagination et vous découvrirez tout ce dont vous avez besoin pour être épanoui.
Je trouve que de ne pas être romantique, c'est ne pas vouloir embellir son quotidien de petits détails qui font toute la différence.
La quantité de venin que ce reptile peut inoculer par une seule morsure peut être gargantuesque. C'est un mot que j'adore « gargantuesque », on a rarement l'occasion de le placer dans une conversation...
- Qu'est ce qu'il faisait Claude François tout les matins ? - Euh... Il déjeunait ? - Il faisait son (y)jogging bande de buses !
Vivre, c'est vieillir, rien de plus.
L'euthanasie n'est qu'une mesure d'économie pour éviter d'avoir à construire de nouveaux hospices.
C'est d'ordinaire une besogne épineuse : on néglige ce qui précède et ce qui suit l'endroit qu'on cite, et on s'expose à mille querelles.
La pensée est l'esclave de la vie, et la vie est le fou du temps...
Ceux qui répriment leur désir sont ceux dont le désir est assez faible pour être réprimé.
S'excuser, c'est un peu comme essayer de redonner de l'allure à un manteau élimé avec une brosse usée.
C'est plus agréable d'être amoureux d'une femme qu'indifférent à cinq.
Sauf la souffrance physique, tout est imaginaire.
Il en est plus d'un qui, à vouloir se hisser sous les feux des projecteurs, s'est retrouvé pendu à la lanterne.
La détresse humaine nous consacre dans cette communauté humaine. Il est impossible de nous isoler des hommes.
Le souvenir, c'est presque vivre où l'on promène son rêve.
Un secret n'est qu'un feu sous la cendre ; il suffit d'un souffle pour qu'il jaillisse et aille répandre partout sa lumière dangereuse et brûlante.
Boire est humain, donc buvons.
Qu'est-ce que le bourgeois ? C'est un cochon qui voudrait mourir de vieillesse.
La terre est lourde d'enseignement. Elle apprend la modestie.
Plus on approche de Dieu, plus on est seul. C'est l'infini de la solitude.
En protestant quand il est encore temps On peut finir par obtenir des ménagements.
Le meilleur arrosage pour la terre, c'est d'abord la sueur de l'homme.
Le mariage est une vaste et double aventure dont bien peu ont sondé les profondeurs.
Personne n'est si jeune qu'il ne puisse mourir demain.
Un baisemain, c'est très bien, mais un diadème en diamant, ça dure toute la vie...
Le sport, c'est comme le rock'n'roll. Les deux sont des forces culturelles dominantes, parlent tous deux une langue internationale et sont tous deux des émotions.
Gilles Deleuze disait 'Être de droite, c'est ouvrir sa porte et regarder son palier, son petit palier. Être de gauche, c'est ouvrir sa porte et voir le monde'. Mais moi je n'ai pas cette supériorité intellectuelle. Je m'occupe de mon pallier modestement parce que je veux croquer les humains.
L'oubli est la mère d'une conscience tranquille.
L'un des paradoxes de la mondialisation est que, dans les pays en développement, nous avons assisté à des réductions massives de propriétés.
Le devoir de chaque Compagnon, c'est de transmettre.
Je suis terrorisé par le cancer. Je trouve que c'est un truc qui rode dans la société.
L'important n'est pas ce qu'on regarde, mais d'où on regarde.
Un homme devient sage à force de se rendre compte de ce qui lui arrive quand il ne l'est pas.
La mort est une victoire et quand on a bien vécu, le cercueil est un char de triomphe.
C'est parce qu'il y a un vrai danger, de vrais échecs, une vraie damnation terrestre, que les mots de victoire, de sagesse ou de joie ont un sens.
Tous les hommes aiment à s'approprier le bien d'autrui. C'est un sentiment général. La manière seule de le faire en est différente.
Pour lutter contre le mal de mer, sucez une noix de muscade (sans l'avaler, c'est toxique). Si vous n'avez pas de noix de muscade, allez-y en bicyclette.
Le courage nourrit les guerres, mais c'est la peur qui les fait naître.
Regardez Jésus, il prenait des mots simples, et quand ça se compliquait, il faisait des paraboles. C'est ça, un bon animateur télé.
Le gros-qui-tache est au mouton-rothschild ce que la brebis galeuse est à l'agneau pascal.