Dieu, c'est le jour sans borne et sans fin qui dit : j'aime.
J'avoue ne pas trop comprendre les mauvaises critiques. J'ai passé un très bon moment avec ce livre et bien aimé le style.
L'homme aime rire. Des autres.
Le meilleur compliment qu'on puisse faire à une femme qu'on aime c'est de l'épouser.
Prier Dieu ?... Mais le ciel me retourne invariablement mes missives avec la mention : N'habite plus à l'adresse indiquée.
J'ai tant aimé la vie que j'accepte la mort comme son accomplissement.
Il vaut mieux avoir aimé et perdu, que de ne jamais avoir aimé du tout.
Lèvres ! Lèvres ! Baiser qui meurt, baiser qui mord. Lèvres, lit de l'amour profond comme la mort !
Non, l'avenir n'est à personne ! Sire, l'avenir est à Dieu ! A chaque fois que l'heure sonne, Tout ici-bas nous dit adieu.
A la fin le renard sera moine.
L'idée que Dieu est amour, dans le sens qu'il est toujours le même, est si abstraite qu'au fond elle équivaut au scepticisme.
Il vaut mieux aimer qu'être aimé ; d'abord, on choisit.
Ne dit-on pas que l'on aime davantage ce pour quoi on se bat ?
La vie étant un éternel recommencement, seule l'acceptation de la défaite signifie la fin de tout. Tant et aussi longtemps que l'on sait recommencer, rien n'est totalement perdu.
N'aimer personne c'est, à mon avis, n'être aimé par personne.
L'instant où Dieu créa le premier homme, et l'instant où le dernier doit disparaître, et l'instant où je parle, sont égaux en Dieu et ne sont qu'un instant.
Il est dans la nature des femmes de dédaigner qui les aime et d'aimer qui les dédaigne.
Ce n'est pas Dieu qui est silencieux, c'est nous qui sommes sourds.
Que Dieu existe ou non, quelle importance puisque j'ai besoin de lui pour vivre !
Un baiser est un secret qui prend les lèvres pour l'oreille.
Si Dieu était une femme ? J'essaierai d'éviter de la séduire !
Il faut que tu saches qu'en croyant à la corporéité ou en attribuant à Dieu une des conditions du corps, tu le rends jaloux, tu l'irrites, tu allumes le feu de sa colère, tu es adversaire, ennemi hostile.
Seule l'éducation qui est une fin en elle-même est véritablement libérale ou gratuite.
Peut-on être innocent, lorsqu'on aime un coupable ?
L'idée de Dieu aura fait de l'usage ! On ne voit pas par quoi la remplacer. Pourquoi alors l'homme ne ferait-il pas tout pour la garder, pour s'y cramponner ? De toute façon il ne trouvera pas mieux.
L'homme s'agite, mais Dieu le mène.
Perdre quelqu'un qu'on a aimé est terrible, mais le pire serait de ne pas l'avoir rencontré.
Avec cette façon universelle de se farder, toutes les femmes qui ne sont pas trop laides se ressemblent, en fin de compte.
Un grossissement de plus, et ces visages se décomposeraient en mouvements d'atomes, aussi indifférents à ce baiser que nous pouvons l'être aux amours démesurées des astres.
Des larmes au baiser il n'y a qu'un frisson !
Croire en Dieu équivaut à se tuer. La foi n'est qu'un mode de suicide.