Tout lecteur est soit un voyageur qui fait une pause ou quelqu'un qui rentre chez lui.
Le papier est patient, mais le lecteur ne l'est pas.
Le paysan prie qu'il pleuve, le voyageur qu'il fasse beau, et les dieux hésitent.
L'amitié entre femmes n'est jamais que la suspension des hostilités.
Un livre meurt quand le lecteur n'a pas à l'inventer à mesure qu'il le lit.
Une foule d'objections se sont sans doute présentées à l'esprit du lecteur avant qu'il en soit arrivé à cette partie de mon ouvrage. Les unes sont si graves, qu'aujourd'hui encore je ne peux y réfléchir sans me sentir quelque peu ébranlé.
Le danger des errata est de révéler des fautes que le lecteur n'auraient peut-être pas vues !
Le livre d'un grand homme est un compromis entre le lecteur et lui.
Le vrai voyageur n'a pas de plan établi et n'a pas l'intention d'arriver.
Une station de métro c'est un endroit où les métros s'arrêtent, une station de taxis, c'est un endroit où les taxis s'arrêtent ; sur mon bureau j'ai une station de travail...
Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent.
La fonction essentielle d'une bibliothèque est de favoriser la découverte de livres dont le lecteur ne soupçonnait par l'existence et qui s'avèrent d'une importance capitale pour lui.
Deux ans à parcourir le globe. Sans téléphone, sans compagnie, sans animaux, sans cigarettes. La liberté suprême. Un extrémiste, un voyageur esthète, dont le seul domicile est la route. Et maintenant, après deux années chaotiques, c'est le moment de l'aventure [...] â–º Lire la suite
L'autre jour à la pause j'entends une ouvrière dire à un de ses collègues Tu te rends compte aujourd'hui c'est tellement speed que j'ai même pas le temps de chanter.
Le lecteur aime se faire peur.
La conscience de n'être jamais qu'un voyageur vous lave les yeux.
Le bonheur, c'est une station sur la route entre le pas assez et le trop.
La première chose qui frappe l'odorat du voyageur arrivant à Venise, c'est l'absence totale de parfum de crottin de cheval.
Le roman est ennemi de la vitesse, la lecture doit être lente et le lecteur doit rester sous le charme d'une page, d'un paragraphe, d'une phrase même.
Je suis un partisan des frontières, à condition de pouvoir les franchir sans tracasseries inutiles. Mais j'aimerais qu'on fasse passer chaque voyageur devant un détecteur qui refoulerait impitoyablement les imbéciles et les vulgaires, le petit nombre étant seul admis à jouir des différences et s'en abreuver.
Ce n'est pas la peine d'avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième.
Le manga travaille sur la vitesse de lecture, la bande-dessinée demande au lecteur de s'arrêter sur les détails de chaque case.
Chaque fois que vous vous trouvez du côté de la majorité, il est temps de faire une pause et de réfléchir.
Qu'est-ce en général qu'un voyageur ? C'est un homme qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde.
Le lecteur peut être considéré comme le personnage principal du roman, à égalité avec l'auteur, sans lui, rien ne se fait.
Un bon livre se retrouve toujours entre les mains d'un lecteur libre. Sinon il n'y reste pas longtemps, car le mauvais lecteur cherche à se débarrasser de tout ce qui ne ressemble pas à ce qu'il a déjà lu. Un livre-pute n'est jamais loin de devenir un livre-culte.
Le style de Kant est si lourd que, après sa pure raison, le lecteur aspire à la déraison.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
J'ai surtout été un voyageur immobile, ce qui a permis à mon imagination de se développer.
Un écrivain n'est jamais le lecteur de son oeuvre, même cinquante ans après l'avoir écrite ; s'il ouvre l'un de ses livres, dès la première ligne, il se remet à l'écrire.
De nos jours vous pouvez aller dans une station service et trouver la caisse ouverte et les toilettes fermées. Ils doivent penser que le papier toilette vaut plus que les billets.