Car la foule est toujours impressionnée par les apparences et par les résultats, et le monde est composé de la foule.
La faiblesse humaine est de vouloir savoir ce qu'on ne veut pas savoir.
Ce qu'ils souhaitent, c'est s'habiller comme ils veulent et parfois, à mes yeux, n'importe comment. Mais c'est leur liberté et je suis un inconditionnel de la liberté.
Il y a un rebelle au plus profond de mon âme. Chaque fois que quelqu'un me dit que la tendance est telle ou telle, je vais dans la direction opposée. Je déteste l'idée des tendances. Je déteste l'imitation; J'ai une vénération pour l'individualité.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n'est pas si important que ça.
Être lésé n'est rien à moins que vous continuiez à vous en souvenir.
Je pense que c'est un grand honneur de gagner un Oscar, mais je pense que si vous visez à être récompensé dans votre vie, vous n'irez nulle part. Je pense que la plus grande récompense est le travail lui-même et ce que vous en retirez et les liens que vous établissez avec d'autres personnes.
L'énergie qui est en vous est plus forte que jamais pour être retenue, comprimée et refusée.
Quand ils disent que je suis un grand acteur, je ferme les oreilles parce que ce n'est pas bon pour moi de penser ainsi.
Le mariage est cette grande folie, et je pense que si les gens savaient cela, ils le prendraient peut-être plus au sérieux.
Voir le jour se lever est plus utile que d'entendre la Symphonie Pastorale.
J'ai lu personnellement le message du Coran, dans la mesure où il peut être traduit. Et le Dieu du Coran est miséricordieux, bon et pacifique.
C'est folie !
Une oeuvre d'art n'est jamais immorale. L'obscénité commence où l'art finit.
C'est la seule chance que j'ai à mon niveau : la possibilité de pouvoir exprimer des idées qui peuvent par la suite aider des gens à se sentir moins seuls.
Le passé n'est jamais tout à fait révolu quand il a duré ; c'est le présent qui parfois se dissipe sous nos yeux, faute de prises.
Afin de se maintenir, l'économie est en permanence obligée de créer et de répandre davantage de technologie. C'est comme si l'enfant à naître dévorait sa mère dans le ventre de celle-ci.
Mourir est le seul verbe qui se conjugue au passé décomposé.
L'argent est plus éloquent que douze membres du Parlement.
Il est trois choses que l'homme peut appeler siennes : le corps, l'âme et le temps.
Le temps est aussi pollué que l'espace. Je viens de passer un sale quart d'heure qui m'a convaincu.
L'esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu'il voit au-delà.
La plus grande audace est fille de la plus grande peur.
A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
Voici mon opinion sur la poésie : les vers sont de petites prisons cellulaires où la pensée est coffrée.
Il n'est de bons moralistes que ceux qui ne s'occupent que de la morale d'autrui.
Le fisc est assurément le plus grand des guérisseurs. Il pratique largement "l'imposition" des deux mains.
Le succès flatteur est de conquérir et non de conserver.
C'est la pensée toute vivante qui dicte le style immortel. Dès qu'elle a trouvé ce qu'elle cherche, elle n'est plus.
Ce n'est pas pour l'avoir, mais pour l'ôter à une autre, qu'une femme prend un amant.
Une femme qui se donne n'est pas toujours une femme qui se perd.
Il ne se passe rien, et quand il se passe quelque chose, c'est la mort.
Comme les ennemis sont mortels, il n'est somme toute que d'attendre.
Humidité et sécheresse sont les deux mamelles du paysan. Une fois sur deux il se plaint soit de l'un soit de l'autre. De par sa naissance même, le paysan est classé zone sinistrée.
Plus les individus sont détruits, plus grand est leur désir de se rattacher à une collectivité.
C'est l'une des mythiques lois de la nature que les trois choses que nous recherchons le plus - le bonheur, la liberté et la paix de l'esprit - soient atteintes en les procurant à un autre.
Le plaisir, ce n'est pas la vie. Comme c'est vide, quand l'amour n'est pas là à qui servir de cadre.
L'enfer existe. Il est la part du plus grand nombre.
C'est utile, une révolution. Ça met des freins au gouvernement, ça le force à agir, à pencher d'un certain côté. Mais pas plus. L'état demeure.
Le renoncement est admirable, encore faut-il connaître ce à quoi on renonce.
Il faut courber le rameau quand il est jeune.
Le théâtre, c'est le temps que chacun s'octroie pour se mesurer à l'aune de l'autre.
Quand on chasse le crotale, généralement on ne le trouve pas... et il n'est pas rare qu'il ait mordu avant qu'on l'ait vu.
A partir du moment où quelqu'un devient conscient de soi, il a un souvenir du monde et de l'histoire de son temps dont il doit se méfier. Car, ce n'est pas un souvenir exact, c'est même la pire et la plus dangereuse des sources.
L'opposition systématique entre l'inné et l'acquis est devenue absurde.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
L'été, pour l'aveugle, c'est peut-être seulement quand bourdonnent les mouches.
La mort n'est que la dernière nuance de la vie.
L'homme n'est qu'un supplément négligeable dans cet Eden dont il aspire à sortir.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.