La politique est l'art de se servir des gens.
Le plus heureux des hommes est celui qui désire le moins le changement de son état.
Le mariage des esprits est plus grand que celui des corps.
Rien n'est plus fatigant que la paresse.
Le grand malheur des passions n'est pas dans le tourment qu'elles causent, mais dans les fautes qu'elles font commettre. Les passions font vivre l'homme, la sagesse le fait seulement durer.
L'ennui est l'expression suprême de l'indifférence.
La patrie n'est qu'un campement dans le désert.
Rien ne renforce plus l'amitié entre deux hommes que lorsque chacun des deux considère qu'il est supérieur à l'autre.
La beauté est une. Seule la laideur est multiple.
Ce n'est pas seulement le monde qu'il s'agit de changer ; mais l'homme.
Un avare est un imbécile qui se laisse mourir de faim pour garder de quoi vivre.
Le plus étrange, c'est que les choses dont nous parlons le moins sont celles auxquelles nous pensons le plus.
Dieu ne peut pas mourir. La seule chose qu'il ne peut pas faire. Si l'homme est créé à l'image de Dieu, l'homme ne mourra pas. Dieu ne laissera pas s'éteindre son image.
Toute vie est un échec puisque aussi la mort la termine.
L'habitude est plus forte que l'homme, et réussit toujours à l'asservir.
Savoir se rendre antipathique, c'est bien ; savoir se rendre odieux, c'est mieux.
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
La poésie, c'est de la pensée en train de naître.
C'est à travers les fonctions corporelles que les hommes parviennent à la conscience et à l'intelligence du monde.
Le brigand qu'on persécute, l'homme exalté qui injurie, le peuple trompé qui assassine, suivent leur instinct et font leur métier. Mais, l'homme en place qui les tolère, sous quelque prétexte que ce soit, est à jamais déshonoré.
On peut comparer le monde à un bloc de cristal aux facettes innombrables. Selon sa structure et sa position, chacun de nous voit certaines facettes. Tout ce qui peut nous passionner, c'est de découvrir un nouveau tranchant, un nouvel espace.
N'est pas gourmand qui veut.
Le drame quand on est président, c'est que si on entreprend de résoudre les problèmes, on n'a plus le temps de gouverner.
Les mythes naissent toujours parce que quelque chose ne fonctionne pas. Parce qu'une marge est trop étroite, qu'un fleuve est trop large, qu'un doigt est trop fin, qu'une porte est fermée, que...
La première découverte que l'on fait quand on voyage, c'est que l'on n'existe pas.
Le rêve est une vie à part entière.
Mon paradoxe est de prier lorsque je n'ai plus foi en rien.
L'artiste est un malade qui essaie de se soigner en créant, mais plus il se soigne, plus il est malade. Et plus il est malade, plus il est content, vu qu'il n'a aucune envie de guérir.
Bientôt, la seule chose qu'on pourra bouffer dans la vache, c'est la clochette, parce qu'il y a du fer dedans !
S'il est glorieux de faire des conquêtes, il ne l'est pas moins de les garder : l'un est souvent l'ouvrage du hasard, l'autre est un effet de l'art.
Si on veut se mettre en couple, l'important c'est d'être réaliste. Une fille mettable, qui fait à bouffer, qui n'a aucune habitude dégoûtante et te supporte tel que tu es, sans chercher à te mettre au pas et te faire aimer les légumes verts, on ne peut pas en demander beaucoup plus à l'amour.
La mentalité coloniale existe. L'Europe s'est persuadée qu'elle apportait un bienfait aux Africains.
La technique classique de la diffamation est l'amalgame ou système des "vases communicants". C'est un mécanisme d'identification idéologique. Il consiste à faire détester quelque chose en l'assimilant à quelque chose de déjà détesté.
C'est une chose étrange que l'absence. Elle contient tout autant d'infini que la présence. J'ai appris cela dans l'attente, j'ai appris à aimer les heures creuses, les heures vides : c'est si beau d'attendre celle que l'on aime.
Et on dit que, si la femme allume les bougies du Chabat, c'est pour apporter la lumière dans le coeur de L'histoire.
La blessure du verbe est pire que la blessure de l'épée.
Le seuil est la plus haute des montagnes.
Le gouvernement est au mieux un serviteur pétulant et au pire un maître tyrannique.
En tant que pilote, votre objectif est toujours d'être avec l'équipe la plus compétitive possible.
C'est bien qu'en démocratie chacun veuille jouer sa partition.
L'important c'est de dormir, quand on dort on n'est pas malheureux.
Le destin est plein de trous, et la mort doit se trouver dans l'un de ces trous.
Cette époque est lourde, aussi lourde, que le poids qu'portent mes paupières.
Ce que je sais dans mon coeur, c'est que les femmes et les filles sur le terrain sont puissantes et qu'elles sont des leaders.
- Évidemment, c'est pas des chaussures pour la marche que vous avez là. - Puisque vous me le proposez si gentiment, j'accepte. - Quoi ? - Que vous me prêtiez vos souliers. - Bah, vous chaussez du combien ? - C'est du comme vous.
L'amour est l'éveil chaque fois réinventé, chaque fois une première fois.
L'ennui est la grande maladie de la vie ; on ne cesse de maudire sa brièveté, et toujours elle est trop longue, puisqu'on n'en sait que faire.
Nous devons nous libérer de toute transcendance. La transcendance est la corruption de l'imagination.
Toute douleur qui n'aide personne est absurde.
L'assoiffé qui ne rencontre nulle source est assurément fort aise de trouver une flaque d'eau.