Quand on est mort, c'est pour longtemps.
Quand Satan me dit que je suis un pécheur, il me console infiniment, puisque le Christ est mort pour les pécheurs.
Il y a un instant où la mort a toutes les cartes et où elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table.
On a longtemps cherché s'il y avait une langue naturelle et commune à tous les hommes ; sans doute, il y en a une ; et c'est celle que les enfants parlent avant de savoir parler.
La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s'abime dans le sein de Dieu.
L'abîme de l'éternité nous hante. Ainsi, s'interroge-t-on : nos actes retentiront-ils à travers les siècles ? Des inconnus entendront-ils notre nom bien après notre mort et se demanderont-ils qui l'on était, si l'on bataillait avec bravoure, et si l'on aimait avec fougue ?
La nuit dure longtemps mais le jour finit par arriver.
La mort est la maladie des bien portants et des malades. Quand on n'est pas malade, on est encore quelqu'un qui doit mourir.
Par le téléphone ne passe que l'anodin ou le tragique, le bavardage indéfini ou la mort abrupte. Entre les deux, rien.
En amour, il n'y a pas de plus affreux désastre que la mort de l'imagination.
Est-ce qu'on peut arriver au Paradis une demi-heure avant que le diable sache qu'on est mort ?
Celui qui est mort est encore fort pour la vengeance, car la justice divine surveille tout et rendant à chacun suivant ses oeuvres tient pour tous la balance égale.
Je n'ai jamais considéré que mes rêves gaspillaient de l'énergie; elles étaient invariablement liées à une certaine forme d'action. Quand j'ai rêvé d'avoir un stand de limonade, par exemple, il n'a pas fallu longtemps avant que j'installe un stand de limonade.
La vie est comme une ombre qui passe. La mort aussi. Seule, la douleur demeure. Elle n'en finit pas. Jamais.
Je ne sais pas si, aux yeux du monde, une mort brillante n'est pas préférée à une vie obscure de rectitude. On se souvient de la plupart des hommes comme ils sont morts et non comme ils ont vécu. Nous [...] â–º Lire la suite
- Ça fait vraiment du bien de chier un coup ! Vous croyez en Dieu ? il faut pas se demander si on croit en Dieu mais si Dieu croit en nous. J'avais un ami qui s'appelait Gonvalski, on était déportés ensemble [...] â–º Lire la suite
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
La mort ne donne pas de rendez-vous.
La mort rend tout d'un intérêt énorme, donne sa valeur à tout, ajoute une dimension à tout.
On contient sa mort comme le fruit son noyau.
Je me rappelle un jour où nous allions vite en voiture. Je renversai une jeune et jolie cycliste, dont le cou fut presque arraché par les roues. Nous l'avons longtemps regardée morte. L'horreur et le désespoir qui se dégageaient de [...] â–º Lire la suite
Essayez de rester un enfant aussi longtemps que vous le pouvez. Ne forcez pas à l'âge adulte.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
Etre d'avant-garde, c'est savoir ce qui est mort ; être d'arrière-garde, c'est l'aimer encore.
Je n'ai jamais été honnête. Mon père est mort et je ne lui avais jamais dit : « Je suis gay ». Je savais ce que je l'étais, mais j'ai dû faire semblant de ne pas l'être pour éviter les coups.
La mort ne vous concerne ni mort ni vif : vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n'êtes plus.
L'amour c'est comme le Tour de France : on l'attend longtemps et il passe vite.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d'âme.
Dans les moments de grande tension, l'esprit se fixe sur un détail sans importance dont on se souvient parfaitement bien longtemps après, comme si l'anxiété nous l'avait à jamais gravé dans le cerveau.
Là où la vie n'avait aucune valeur, la mort avait parfois son prix. C'est pourquoi les tueurs de primes sont apparus.
La mort d'un enfant est la plus grande raison de douter de l'existence de Dieu.