Chaque nouvelle lecture d'un poème ancien fait un poème nouveau.
Chaque poème à lire ou à relire est un poème à refaire.
L'image du livre de cuisine ne correspond jamais au résultat final.
Dire qu'un livre est moral ou immoral n'a pas de sens, un livre est bien ou mal écrit c'est tout.
On ne peut lire si on ne connaît les lettres, seulement les lettres sont effacées par le sens.
Rien ne surpasse l'écrit dans son commentaire sur l'écrit, mais toute maladroite, toute superficielle qu'elle est, la parole ne constitue-t-elle pas l'accès le plus commode et le plus efficace au texte ?
La véritable éducation consiste à tirer le meilleur de soi-même. Quel meilleur livre peut-il exister que le livre de l'humanité ?
Je veux passer ma vie à lire des poèmes en attendant que le grand Poète me cueille.
Le livre est plus complexe qu'un ordinateur et aussi simple à ouvrir qu'un ciel d'été.
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.