L'amour est un acte simple et primitif. C'est la lutte, c'est la haine. La violence y est nécessaire. L'amour par consentement mutuel n'est qu'une fastidieuse corvée.
L'art, c'est la façon humaine de disposer le sensible ou l'intelligible à des fins esthétiques.
Nous croyons regarder la nature et c'est la nature qui nous regarde et nous imprègne.
La vie sociale c'est l'envers ; l'endroit, c'est la vie intérieure.
Le stalinisme, c'est la voie la plus longue pour aller du capitalisme... au capitalisme.
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
T'accepter d'abord, c'est la première sincérité ; aimer, c'est la première loi ; apprendre à être simple, c'est la première science...
Le sacré est ce qui donne la vie et ce qui la ravit, c'est la source d'où elle coule, l'estuaire d'où elle se perd.
La pensée doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c'est la pensée du néant.
C'est la nature qui, à intervalle régulier, nous rappelle par son silence, qu'il faut nous purifier.
L'argot, c'est la langue des ténébreux.
Amour et danger, c'est la même chose : un champ de bataille. Se regarder dans les yeux, c'est comme s'envoyer un missile.
La télé : c'est la vision carrée d'un monde qui ne tourne pas rond.
Le grand thème de la vie, c'est la lutte et la souffrance.
Le bonheur ce n'est ni l'amour, ni la richesse, ni le pouvoir. Le bonheur, c'est la poursuite d'objectifs réalisables : un régime, qu'est-ce d'autre ?
Je ne peux pas imaginer mon monde sans musique. C'est la langue universelle ; ce que je fais vient de mon coeur.
Le compromis, ça n'est pas la compromission, c'est l'envers du fanatisme. La compromission c'est la lâcheté. Le compromis, c'est le courage.
Humour : pudeur, jeu d'esprit. C'est la propreté morale et quotidienne de l'esprit.
Le seul capital qui ne coûte rien et qui rapporte beaucoup, c'est la flatterie.
L'obligation au bonheur est totalitaire, et c'est la tyrannie de l'époque.
L'être (au sens d'existence quotidienne, comme on dit) ne détermine pas la conscience, c'est la conscience - qui détermine l'être.
- Qu'est-ce que vous regardez ? C'est la carte routière ? - Non ! C'est la carte des vins. C'est pour éviter les bouchons !
Nous ne devons pas tenter de sauver le monde, mais de subsister ; c'est la seule véritable aventure qui s'offre encore à nous, en cette heure tardive de l'histoire.
Ce qui comble, ce n'est pas la passion sensuelle ; c'est la rencontre, c'est l'intimité.
Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.
J'ai un tempérament affreux, affreux. Quand j'entends : 'c'est la règle' ou 'l'ordinateur dit', je deviens folle. Des gens tentent de m'arrêter tous les jours.
La première qualité du style, c'est la clarté.
Enfant, toute ma vie n'était que livres. Ils étaient mon fantasme. C'est là que je pourrais aller. C'est souvent ce qui m'a sauvé.
La tolérance, c'est la civilisation par excellence.
C'est une chose triste quand les hommes n'ont ni assez d'intelligence pour bien parler, ni assez de bon sens pour se taire ; c'est la racine de toute impertinence.
Les chiens aboient, les chats miaulent, c'est leur nature, moi, je philosophe, c'est la mienne, cela est tout aussi spontané et involontaire et n'a pas plus d'importance.
La crise morale française porte un nom : c'est la crise du travail.
L'honnêteté est la plus grande de toutes les malices, parce que c'est la seule que les malins ne prévoient pas.
Aujourd'hui, il y a une armée d'occupation : c'est la jeunesse.
Le foot, c'est la guerre sans morts.
Le propre de l'amour, c'est la suppression de toutes les barrières, distances, distinctions, catégories introduites par l'usage, le langage et la convenance dans la conception de l'individu.
C'est la saint trou-du-cul ?
L'art, c'est la plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre.
L'inverse de l'humour, ce n'est pas le sérieux, c'est la soumission.
L'adjectif, c'est la graisse du style.
C'est la profonde ignorance qui inspire le ton dogmatique.
La cocaïne, c'est la façon qu'a Dieu de nous montrer qu'on a trop d'argent.
Le travail est une chose fondamentalement désagréable par rapport aux autres choix possibles, et c'est la raison pour laquelle il faut le rémunérer.
Quand la nudité rend au corps un culte pur, c'est la chair qui est humiliée.
Ce qu'il y a de pire chez le fanatique, c'est la sincérité.
L'église, c'est la mer qui se met à chanter pour toujours dans le coquillage du monde.
Ce qui indique avec le plus de vérité le caractère d'un homme, c'est la santé de sa femme.
Le goût, c'est la mort de l'art.
Il faut donc commencer par faire de la femme un être non travaillant, mais purement esthétique. C'est là le plus sûr élément de progrès.
Les haines sont si longues et si opiniâtrées, que le plus grand signe de mort dans un homme malade, c'est la réconciliation.