Nous croyons regarder la nature et c'est la nature qui nous regarde et nous imprègne.
Le seul don du destin aux hommes, c'est la mort.
C'est la confrontation avec les autres qui vous permet de dévoiler toutes vos facettes.
L'argot, c'est la langue des ténébreux.
Le sacré est ce qui donne la vie et ce qui la ravit, c'est la source d'où elle coule, l'estuaire d'où elle se perd.
La pensée doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c'est la pensée du néant.
L'art, c'est la façon humaine de disposer le sensible ou l'intelligible à des fins esthétiques.
La vie est courte ; c'est la consolation des misérables et la douleur des gens heureux ; et tout viendra au même but.
Ce n'est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons ; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour ; c'est la vie qui dissout l'amour.
L'être (au sens d'existence quotidienne, comme on dit) ne détermine pas la conscience, c'est la conscience - qui détermine l'être.
Le jour, c'est la vie des êtres, mais la nuit, c'est la vie des choses.
Aujourd'hui, il y a une armée d'occupation : c'est la jeunesse.
Amour et danger, c'est la même chose : un champ de bataille. Se regarder dans les yeux, c'est comme s'envoyer un missile.
T'accepter d'abord, c'est la première sincérité ; aimer, c'est la première loi ; apprendre à être simple, c'est la première science...
Enfant, toute ma vie n'était que livres. Ils étaient mon fantasme. C'est là que je pourrais aller. C'est souvent ce qui m'a sauvé.
Modernité et tradition, c'est la France.
C'est la nature qui, à intervalle régulier, nous rappelle par son silence, qu'il faut nous purifier.
Le grand thème de la vie, c'est la lutte et la souffrance.
La télé : c'est la vision carrée d'un monde qui ne tourne pas rond.
Le seul capital qui ne coûte rien et qui rapporte beaucoup, c'est la flatterie.
Le bonheur ce n'est ni l'amour, ni la richesse, ni le pouvoir. Le bonheur, c'est la poursuite d'objectifs réalisables : un régime, qu'est-ce d'autre ?
C'est une chose triste quand les hommes n'ont ni assez d'intelligence pour bien parler, ni assez de bon sens pour se taire ; c'est la racine de toute impertinence.
Le compromis, ça n'est pas la compromission, c'est l'envers du fanatisme. La compromission c'est la lâcheté. Le compromis, c'est le courage.
Je ne peux pas imaginer mon monde sans musique. C'est la langue universelle ; ce que je fais vient de mon coeur.
Ce qui indique avec le plus de vérité le caractère d'un homme, c'est la santé de sa femme.
J'ai un tempérament affreux, affreux. Quand j'entends : 'c'est la règle' ou 'l'ordinateur dit', je deviens folle. Des gens tentent de m'arrêter tous les jours.
Humour : pudeur, jeu d'esprit. C'est la propreté morale et quotidienne de l'esprit.
La première qualité du style, c'est la clarté.
Nous ne devons pas tenter de sauver le monde, mais de subsister ; c'est la seule véritable aventure qui s'offre encore à nous, en cette heure tardive de l'histoire.
Le foot, c'est la guerre sans morts.
Le travail est une chose fondamentalement désagréable par rapport aux autres choix possibles, et c'est la raison pour laquelle il faut le rémunérer.
C'est la saint trou-du-cul ?
L'adjectif, c'est la graisse du style.
Ce qui comble, ce n'est pas la passion sensuelle ; c'est la rencontre, c'est l'intimité.
Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.
- Qu'est-ce que vous regardez ? C'est la carte routière ? - Non ! C'est la carte des vins. C'est pour éviter les bouchons !
L'art, c'est la plus sublime mission de l'homme, puisque c'est l'exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre.
La crise morale française porte un nom : c'est la crise du travail.
Les chiens aboient, les chats miaulent, c'est leur nature, moi, je philosophe, c'est la mienne, cela est tout aussi spontané et involontaire et n'a pas plus d'importance.
La jeunesse, c'est la capacité de changer ses habitudes.
L'honnêteté est la plus grande de toutes les malices, parce que c'est la seule que les malins ne prévoient pas.
La cocaïne, c'est la façon qu'a Dieu de nous montrer qu'on a trop d'argent.
L'église, c'est la mer qui se met à chanter pour toujours dans le coquillage du monde.
Écrire, c'est la manière la plus ostentatoire de garder silence - c'est caresser l'espoir qu'un chapelet de mots puisse déboucher sur une parole vraie.
Le propre de l'amour, c'est la suppression de toutes les barrières, distances, distinctions, catégories introduites par l'usage, le langage et la convenance dans la conception de l'individu.
Ce qu'il y a de pire chez le fanatique, c'est la sincérité.
L'inverse de l'humour, ce n'est pas le sérieux, c'est la soumission.
Entre le riche et le pauvre, le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la loi qui protège.
Quand la nudité rend au corps un culte pur, c'est la chair qui est humiliée.
Le goût, c'est la mort de l'art.