Celui qui ne tend pas toujours à un plus haut degré de perfection ne connaît pas ce que c'est la perfection. La recherche de la perfection est la poursuite de la mort.
Écrire une chose c'est la posséder - illusion à laquelle est encline une part non insignifiante de l'humanité.
Lorsque les chats sont partis, c'est la fête des souris.
Les hommes ne se donnent licence que pour le mal. C'est la seule passion à laquelle ils ne mettent point de limites.
L'élite, c'est la canaille.
C'est là, ça vous ensommeille au creux des reins, le mal de vivre qu'il faut bien vivre vaille que vivre.
L'objet, c'est la poétique.
Patron et employé... C'est la qualité d'esclave que je trouve très séduisante.
Partout où je vois de la souffrance, c'est là ou je veux être; c'est là ou je veux être, pour faire ce que je peux.
La nouveauté, c'est la sensibilité de l'artiste.
Le mariage c'est la robe. Après, évidemment, on a le mari !
Théâtre. Ces espèces de pièces où c'est la façon dont ce n'est pas dit qui est drôle.
Lorsque vous mettez vraiment votre coeur dans le travail, vous ne pensez pas à votre apparence. Et je pense que c'est la beauté de celui-ci.
C'est la politique de Satan de plaider en faveur d'une tolérance infinie et sans bornes.
Rien de tel que le tabac : c'est la passion des braves gens, et celui qui vit sans tabac ne mérite pas de vivre.
La plus grande victoire, c'est la victoire sur soi.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
Etre écrivain, c'est la façon exemplaire, proclamée, de ne pas devenir un adulte.
La mort, c'est la fin d'un monologue.
La crise actuelle de l'euro, c'est la faute aux Etats membres, pas à Bruxelles !
Les asperges ressemblent aux épigrammes en ce sens que c'est la pointe qui en fait le mérite.
Ils avaient des goûts communs et des métiers différents : c'est la recette même de l'amitié.
Voir quelqu'un ne pas voir, c'est la meilleure façon de voir intensément ce qu'il ne voit pas.
L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté.
L'opinion publique, c'est la sottise en action.
Il y a dans l'homme quelque chose de supérieur à la langue, c'est la volonté.
Avant que le blé ne monte en épis, dans la terre il faut qu'il fermente. C'est la loi.
Mettre la dernière main à son oeuvre, c'est la brûler.
Se souvenir qu'un journal est une unité de surface : c'est la superficie qu'un ouvrier agricole peut labourer en une journée.
Tu me demandes un conseil ; je te le donne, mais surtout ne le suis que si toi tu le désires, parce que ce conseil n'a de valeur que d'échange parlé ; c'est la réaction de quelqu'un d'une autre génération à ce qui te questionne.
Albert Cohen s'est trompé : ce ne sont pas les bruits de chasse d'eau qui tuent l'amour. C'est la crainte de l'ennui qui mue nos rêves flamboyants en cauchemars climatisés.
Ma statue, c'est la synthèse de la femme, l'Eternel féminin de Goethe, réduit à son essence. Cinq ans, j'ai travaillé, j'ai fait dire à la matière l'inexprimable. Et je crois, enfin vainqueur, avoir dépassé la matière.
La mégalomanie c'est la silicone des artistes.
C'est en faisant la musique que tu la ressens, finalement c'est la musique qui te donne un sens, plus que toi qui donne un sens à la musique.
En parlant des amoureux :Leur plus grand désir serait de voir le temps se figer, et c'est pourquoi ils n'ont rien de plus pressé que d'agripper leur appareil photo et de photographier leur bonheur. C'est la seule façon fiable de faire durer la passion.
De toutes les vertus, celle qui, dans le monde, m'a toujours paru réussir le moins à celui qui la pratique, c'est la modestie.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.
C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
Quand tu te laves les dents, il faut aussi frotter la langue, c'est là que les bactéries elles discutent.
Il est évident que la concurrence, c'est la liberté. Détruire la liberté d'agir, c'est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer ; c'est tuer l'intelligence, c'est tuer la pensée, c'est tuer l'homme.
Faire d'avance et penser ensuite, c'est la maxime des fous.
Si vous ne le sentez pas, ne le faites pas. C'est la leçon et cette leçon seule vous évitera beaucoup de chagrin.
Maladie terrible qui se saisit surtout des âmes jeunes, ardentes et toutes neuves à la vie. Ce mal, c'est la haine de la vie et l'amour de la mort ; c'est l'obstiné suicide.
L'intelligence, c'est la tentation vaine de se passer du temps.
Ce qui nous trahit aujourd'hui, c'est la petite phrase sortie de son contexte.
C'est la présence qui fait le silence d'une chambre.
Ce n'est pas facile que tout ce que vous faites, tout le monde doit venir et le critiquer et donner son avis. Parfois, cela m'aide et parfois cela me blesse en tant que personne. C'est la vie. j'ai des sentiments.
La parole, c'est comme les galettes de mil. Il faut les prendre les unes après les autres jusqu'à la dernière sur laquelle sont posées toutes les autres, Et la dernière, c'est la vérité.
Pourquoi ce nom d'Académie Française ? C'est la question que tout le monde se pose sauf les académiciens français qui s'en foutent du moment qu'ils n'ont pas froid aux genoux...
Le gain de la recherche, c'est la recherche elle-même.