Écrire une chose c'est la posséder - illusion à laquelle est encline une part non insignifiante de l'humanité.
C'est là, ça vous ensommeille au creux des reins, le mal de vivre qu'il faut bien vivre vaille que vivre.
La nouveauté, c'est la sensibilité de l'artiste.
Un ami, c'est un être qui ne doute jamais de vous, qui ne vous demande rien et qui est prêt à tout vous donner... C'est un coeur large qui oublie et pardonne... Un ami, c'est la perle au fond des mers.
Théâtre. Ces espèces de pièces où c'est la façon dont ce n'est pas dit qui est drôle.
Les hommes ne se donnent licence que pour le mal. C'est la seule passion à laquelle ils ne mettent point de limites.
La mort, c'est la fin d'un monologue.
Aimer une autre personne, c'est la voir telle que Dieu l'a voulue.
Attention à l'écart - c'est la distance entre la vie que vous rêvez et la vie telle qu'elle est.
Torture : nom commun féminin, mais ce n'est pas de ma faute. Bien plus que le costume trois pièces ou la pince à vélo, c'est la pratique de la torture qui permet de distinguer à coup sûr l'homme de la bête.
C'est la politique de Satan de plaider en faveur d'une tolérance infinie et sans bornes.
Les asperges ressemblent aux épigrammes en ce sens que c'est la pointe qui en fait le mérite.
C'est toujours trop tard, ou trop peu, ou les deux. Et c'est la voie du désastre.
L'objet, c'est la poétique.
Rien de tel que le tabac : c'est la passion des braves gens, et celui qui vit sans tabac ne mérite pas de vivre.
L'opinion publique, c'est la sottise en action.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
Ils avaient des goûts communs et des métiers différents : c'est la recette même de l'amitié.
Il y a dans l'homme quelque chose de supérieur à la langue, c'est la volonté.
Se souvenir qu'un journal est une unité de surface : c'est la superficie qu'un ouvrier agricole peut labourer en une journée.
Mettre la dernière main à son oeuvre, c'est la brûler.
Le mariage c'est la robe. Après, évidemment, on a le mari !
Lorsque vous mettez vraiment votre coeur dans le travail, vous ne pensez pas à votre apparence. Et je pense que c'est la beauté de celui-ci.
Voir quelqu'un ne pas voir, c'est la meilleure façon de voir intensément ce qu'il ne voit pas.
Tu me demandes un conseil ; je te le donne, mais surtout ne le suis que si toi tu le désires, parce que ce conseil n'a de valeur que d'échange parlé ; c'est la réaction de quelqu'un d'une autre génération à ce qui te questionne.
En parlant des amoureux :Leur plus grand désir serait de voir le temps se figer, et c'est pourquoi ils n'ont rien de plus pressé que d'agripper leur appareil photo et de photographier leur bonheur. C'est la seule façon fiable de faire durer la passion.
La mégalomanie c'est la silicone des artistes.
La crise actuelle de l'euro, c'est la faute aux Etats membres, pas à Bruxelles !
De toutes les vertus, celle qui, dans le monde, m'a toujours paru réussir le moins à celui qui la pratique, c'est la modestie.
L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté.
C'est en faisant la musique que tu la ressens, finalement c'est la musique qui te donne un sens, plus que toi qui donne un sens à la musique.
Etre écrivain, c'est la façon exemplaire, proclamée, de ne pas devenir un adulte.
Le gain de la recherche, c'est la recherche elle-même.
C'est la présence qui fait le silence d'une chambre.
Faire d'avance et penser ensuite, c'est la maxime des fous.
Ce qui nous trahit aujourd'hui, c'est la petite phrase sortie de son contexte.
Sait-on jamais pourquoi on aime les gens ? Non. Eh bien ! Pour les objets, c'est la même chose.
La foi, c'est la volupté d'être.
C'est là un livre dont on dit : « Lisons-le tout de suite pour n'avoir pas à le lire plus tard».
La plus grande victoire, c'est la victoire sur soi.
L'important dans l'humour, c'est la transgression !
Maladie terrible qui se saisit surtout des âmes jeunes, ardentes et toutes neuves à la vie. Ce mal, c'est la haine de la vie et l'amour de la mort ; c'est l'obstiné suicide.
Si vous ne le sentez pas, ne le faites pas. C'est la leçon et cette leçon seule vous évitera beaucoup de chagrin.
L'intelligence, c'est la tentation vaine de se passer du temps.
Quand tu te laves les dents, il faut aussi frotter la langue, c'est là que les bactéries elles discutent.
Il est évident que la concurrence, c'est la liberté. Détruire la liberté d'agir, c'est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer ; c'est tuer l'intelligence, c'est tuer la pensée, c'est tuer l'homme.
Tout commence dès l'école. L'école nous apprend à participer à la compétition sociale, et on n'apprend pas ce qui se passe en nous. Or vous vivez toute une vie avec un parcours intérieur. L'alphabétisation ne va pas de pair avec la créativité, à l'école. C'est un drame, c'est la faute de Jules Ferry, ce bâtard.
Je n'avais jamais pensé que je serais une actrice - j'étais censé être une avocate. Mais la motivation est la même: lorsque vous agissez, vous défendez un rôle; Vous devez être convaincant. C'est la même carrière.
La parole, c'est comme les galettes de mil. Il faut les prendre les unes après les autres jusqu'à la dernière sur laquelle sont posées toutes les autres, Et la dernière, c'est la vérité.
Albert Cohen s'est trompé : ce ne sont pas les bruits de chasse d'eau qui tuent l'amour. C'est la crainte de l'ennui qui mue nos rêves flamboyants en cauchemars climatisés.