L'amour, c'est le physique, c'est l'attrait charnel, c'est le plaisir reçu et donné, c'est la jouissance réciproque, c'est la réunion de deux êtres faits l'un pour l'autre.
La passion, et la neurasthénie, c'est l'instabilité. Et l'instabilité, c'est la fin de la civilisation.
Il n'y a vraiment qu'un seul bien que l'Etat ne taxe pas, c'est la richesse intérieure.
La loi nous donne le rapport numérique de l'effet à sa cause, et c'est là le but auquel s'arrête la science.
C'est une étrange berceuse, mais c'est ainsi ; c'est la mienne. Il est un silence où il n'y a jamais eu de bruit. Il est un silence où aucun bruit ne peut être. Dans la froide tombe sous la mer profonde... profonde.
C'est là ce qui est si beau et si dur dans la vérité, elle est éternelle mais ce n'est qu'un éclair.
Etre amoureux, c'est être étonné. Quand l'étonnement disparaît, c'est la fin.
C'est la société qui institue des différences monstrueuses entre les personnes. Et ensuite, elle se permet de châtier les uns et pas les autres.
Le père Hervé Tarrain : Putain t'étais moins coincé quand t'étais môme!! Quand tu jouais au docteur avec la petite Magalie... La 'conscience' du père Tarrain : Je n'ai jamais joué au docteur avec la petite Magalie ! Chauffeur de taxi [...] ► Lire la suite
Ce qui rend un ami sûr de l'autre, c'est la connaissance de son intégrité. Il en a pour garants son bon naturel, sa fidélité, sa constance.
C'est la moindre des choses d'essayer de montrer à quelqu'un de perdu dans le brouillard la direction de la lumière.
La mémoire de l'amour est la plus trompeuse qui soit, c'est la seule qui ne sait pas se rappeler.
Le luxe, c'est la liberté.
La danse est le plus sublime, le plus émouvant, le plus beau de tous les arts, parce qu'elle n'est pas une simple traduction ou abstraction de la vie ; c'est la vie elle-même.
Le poète n'est pas un jeteur de sorts, c'est une fée qui veut que son Pinocchio devienne chair. Mais en attendant c'est la fée qui meurt, qui trouve une tombe dans un mauvais cimetière, qui respire l'air de la terre [...] ► Lire la suite
Lire pour se cultiver, c'est l'horreur. Lire pour rassembler son âme dans la perspective d'un nouvel élan, c'est la merveille.
Je me demande toujours : " Qu'est-ce qu'il me restera quand j'aurai 80 ans ? " C'est la profondeur qui restera.
Le néologisme, c'est la langue qui fait ses besoins.
Il n'y a rien de mal à avoir peur. Ce n'est pas l'absence de peur, c'est la surmonter. Parfois, vous devez passer à travers et avoir la foi.
La vie, c'est la fleur et le couteau, c'est de voir rouge un jour et bleu le lendemain.
Quand tu crois questionner la nature, c'est la nature qui questionne Dieu, ou Dieu qui se questionne sur Lui-même.
C'est la superstition qui a fait immoler des victimes humaines, c'est la nécessité qui les a fait manger.
Chandeleur à ta porte, c'est la fin des feuilles mortes.
L'originalité, c'est la vision nouvelle d'un thème éternel.
La culpabilité se hâte toujours vers son double complémentaire, le châtiment : c'est là seulement qu'elle trouve l'apaisement.
Qu'est-ce que l'humour ? C'est la faculté de rire des nigauds dans un pays où le nigaud est légion.
C'est la prose qui donne l'empire à une langue, parce qu'elle est tout usuelle : la poésie n'est qu'un objet de luxe.
La bourgeoise c'est la plus frustrée de toute les femmes mariées.
Le talent c'est la lutte contre l'oubli.
L'instant n'a de place qu'étroite entre l'espoir et le regret et c'est la place de la vie.
Ce qu'il y a d'irritant pour un mari lorsque sa femme n'a rien à dire, c'est la façon dont elle ne le dit pas.
C'est l'extrême sensibilité qui fait les médiocres acteurs ; c'est la sensibilité médiocre qui fait la multitude des mauvais acteurs ; et c'est le manque absolu de sensibilité qui prépare les acteurs sublimes.
Décrire la jouissance qu'on a éprouvée, c'est la moitié de la jouissance.
Quelle est la différence entre les yeux qui ont un regard et les yeux qui n'en ont pas ? Cette différence a un nom : c'est la vie.
C'est la puissance de la vie et l'action qui peuvent seules résoudre, sinon entièrement du moins en partie, les problèmes que se pose la pensée abstraite.
Le calme, c'est la tenaille du bourreau.
Tu ne sais pas ce que c'est la ville. C'est cruel ! C'est pas humain ! Ça n'a pas d'âme !
Ce qui m'intéresse, c'est la vie des hommes qui ont échoué car c'est le signe qu'ils ont essayé de se surpasser.
Le travail, marié à la douleur, c'est la loi universelle. Qu'espérer contre cette loi, même en changeant de milieu ?
La Fête de la musique, c'est la fête des gens qui ne foutent rien le lendemain !
C'est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c'est pourquoi l'on aime souffrir, et faire souffrir.
J'ai été dragué autant par la droite que par la gauche, mais je me suis toujours situé des trois côtés de la barrière, le troisième, c'est la vision de haut
Le temps, c'est la toile dont je suis à la fois l'araignée et la mouche.
Un journal, c'est la conscience d'une nation.
Je m'intéresse à l'avenir parce que c'est là que je vais passer le reste de ma vie.
L'hérésie est la vie de la religion. C'est la foi qui fait les hérétiques. Dans une religion morte, il n'y a plus d'hérésies.
Dieu a voulu que le temps qui coule dans la mémoire des hommes use lentement les souvenirs ; et c'est la raison pour laquelle les hommes perdent la mémoire.
Il n'est qu'un remède au doute, c'est la prière. Or, la prière du militant, c'est l'action politique.
L'obéissance, c'est la mort. Chaque instant dans lequel l'homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
Injurier n'est pas nuire. Voilà ce que les ennemis ignorent. Ils ne peuvent pas ne point insulter, et c'est là leur utilité.