Il n'est qu'une seule chose qui excite les animaux plus que le plaisir, et c'est la douleur.
Depuis l'accident, je pense souvent à la mort, parce que c'est la fin, et que je redoute la fin.
C'est la demande la plus raisonnable qui soit au monde que ne point vous blâmer pour ce qui n'est point de votre faute.
Les choses en elles-mêmes ne sont ni grandes ni petites, et quand nous trouvons que l'univers est vaste, c'est là une idée toute humaine.
Tout s'use. L'ennemi, c'est la lésion.
Une nation, c'est la possession en commun d'un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.
Je suis très honoré pour toutes les distinctions, mais ce qui me tient le plus à coeur, c'est la clientèle et le fait que je sois satisfait de ma nourriture et de mes restaurants.
Nous ne verrons peut-être jamais les résultats finaux, mais c'est la différence entre le maître d'oeuvre et le travailleur.
Je m'intéresse au langage parce qu'il me blesse ou me séduit. C'est là, peut-être, une érotique de classe ? Mais quelle classe ?
J'ai un petit faible pour le JT de Claire Chazal, et là, c'est la téléspectatrice qui vous parle. Sa chaleur, son regard et sa présence me séduisent.
La mort c'est la noblesse du con.
- Tu as peur pour ta peau ? - Qu'est-ce que tu veux, c'est la seule que j'aie...
Interdisez-vous de haïr et vous mépriserez, chassez le mépris, et c'est la terrible indifférence. En vérité, il n'y a pas d'autre choix qu'aimer.
Or la révolution actuelle, telle qu'elle est voulue, décidée à divers échelons, est une révolution mondialiste. C'est la construction d'un gouvernement mondial. Et conséquemment, comme l'a dit Rockefeller, c'est la fin des nations. Les nations c'est l'ennemi. C'est une des raisons pour lesquelles je suis, si vous le voulez, farouchement nationaliste.
C'est la marque des âmes fortes : chagrins et bonheurs n'y sont que des parenthèses sur la route du devoir.
L'homme est fait pour vivre, la femme pour être vécue ; c'est là le secret des grandes amours et des petites.
Notre unique bien c'est la terre.
Quand le gouvernement passe, par exception, à la multitude, c'est la richesse qui prend, contre sa nature, une sorte de moralité.
Le principal organe de la vision, c'est la pensée. On voit avec nos idées.
La chasteté est le lis des vertus et, dès cette vie, elle nous rend presque semblables aux anges. Rien n'est beau que par la pureté et la pureté des hommes c'est la chasteté.
Tout ce que je veux, c'est la même chose que vous voulez. Avoir une nation avec un gouvernement aussi bon, honnête, décent, compétent, compatissant et rempli d'amour que le peuple américain.
La sainteté, c'est la grâce de faire les plus humbles choses sous le signe de l'éternité.
La connaissance, au fond, ne fait pas partie de la nature humaine. C'est la lutte, le combat, le résultat du combat, et c'est par conséquent le risque et le hasard qui vont donner lieu à la connaissance. La connaissance n'est pas instinctive, elle est contre-instinctive ; de même qu'elle n'est pas naturelle, elle est contre-naturelle.
Il s'est passé une chose importante dans l'histoire de l'écriture, c'est la disparition de la machine à écrire
La politique, c'est la pratique du compromis.
Notre dieu est grand et l'argent est son prophète. Pour ses sacrifices, nous dévastons la nature entière. Nous nous vantons d'avoir conquis la matière et nous oublions que c'est la matière qui a fait de nous ses esclaves.
La peste a pris la relève de la lèpre comme modèle de contrôle politique, et c'est là l'une des grandes inventions du XVIIIe siècle, ou en tout cas de l'âge classique et de la monarchie administrative.
Il y a des métiers où s'impliquer intimement dans les situations auxquelles on est mêlé, c'est la meilleure façon de courir à sa perte. L'objectivité est la règle d'or.
La marque la plus infaillible de l'ignorance, c'est la superstition.
Il y a un silence du corps et de l'âme : c'est la condition du bien-être.
Ce n'est pas l' "impression" de liberté qui est illusoire, c'est la liberté elle-même.
Ce n'est pas l'âge qui a raréfié les appels, c'est la société qui a changé et ne s'intéresse plus aux artistes.
J'encourage vraiment les personnes à regarder dans leur obscurité et de se pencher sur les endroits où ils n'auraient normalement jamais cherché, pour trouver leur unicité et leur particularité. Car c'est là que les diamants sont cachés.
L'oubli, c'est la vie.
Les êtres humains font les choses pour une raison, même si parfois c'est la mauvaise raison.
On dit souvent bien du mal de la bureaucratie, et moi tout le premier, mais ce jour-là j'ai dû reconnaître son mérite. Si l'on se met à manger le papier, c'est la bureaucratie qui nous fera vivre, car c'est elle la plus grande productrice de papier du monde !
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Nous croyons être affligés de la mort d'une personne, quand c'est la mort seule qui fait impression sur nous.
Le français est une lame étincelante et, comme toute lame, c'est là où elle se fait fine qu'elle tranche.
Ce qui m'intéresse, c'est la fêlure. L'envers des évidences. Moi, je ne craque pas pour Rambo. Il se démerde tout seul dans sa jungle, il n'a besoin de personne et surtout pas de moi.
Il faut rigoureusement prohiber aux jeunes gens et aux jeunes filles les bains de mer. Ceux-ci ne peuvent être que prétexte à concupiscence et à débauche. L'eau de mer, c'est la salive du diable.
Il y a pire que la modestie. C'est la peur de l'orgueil.
C'est la force de notre cinéma où il est possible d'être le meilleur sans être forcément le premier, contrairement au cinéma américain, où seul le box-office vous donne raison.
Un siècle ou un jour ? C'est la même chose. Atteindre le but, voilà ce qui compte !
Quand il y a une crise, c'est là que certains sont intéressés à sortir et c'est là que nous sommes intéressés à entrer.
C'est la moralité qui garde les humains humains.
Quand le franc s'enfièvre, c'est la France qui est malade.
La plupart des jours ne sont pas très réussis dans votre vie. Et ce qui marque vraiment si vous voulez réussir, c'est la façon dont vous gérez les mauvais jours, pas la façon dont vous gérez les bons.
L'action, c'est la vie de l'âme aussi bien que celle du corps.
- C'est la campagne qui donne l'oxygène des villes.- Mais non, c'est bien trop loin.