Tant que nous vivons, il n'y a jamais assez de chant.
Nous n'avons pas besoin de plus de force ou de plus d'opportunités, ce dont nous avons besoin, c'est d'utiliser celles que nous avons déjà.
Nous sommes si aveugles que nous ne savons quand nous devons nous affliger ou nous réjouir : nous n'avons presque jamais que de fausses tristesses ou de fausses joies.
C'était un million de petites choses minuscules que, quand vous les avez ajoutées, elles signifiaient que nous étions censés être ensemble... et je le savais.
Nous sommes tous étrangers à nous-mêmes, et si nous avons le moindre sens de qui nous sommes, c'est seulement parce que nous vivons à l'intérieur du regard d'autrui.
Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
L'orgueil se rapporte à l'opinion que nous avons de nous, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous.
Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
Nous cherchons plus à durer que nous n'essayons de vivre.
Ce que nous apprenons à travers l'échec devient une partie précieuse de nous, nous renforçant dans tout ce que nous faisons. Alors laissez les choses difficiles vous rendre plus dur.
Le bien que nous avons fait la veille est celui qui nous apporte le bonheur le matin.
Ce qu'est un ordinateur pour moi, c'est l'outil le plus remarquable que nous ayons jamais conçu. C'est l'équivalent d'un vélo pour notre esprit.
Un rêve est la réponse à une question que nous n'avons pas encore appris à poser.
La facilité que nous possédons de nous abuser sur notre propre compte ne peut se corriger que par le dépit, la peine que nous éprouvons à chacune de nos déceptions.
Le désir qu'on a des autres se mesure autant à l'admiration qu'ils nous montrent qu'à celle que nous leur vouons.
Nous avons si peu l'habitude de la bonté que nous la confondons, en général, avec l'idiotie.
Je le dis tout le temps à mes filles : ce voyage que nous entreprenons est une opportunité unique dans une vie.
Écrire consiste à rêver avec une intensité telle que nous parvenons à arracher au monde un morceau.
Nous pensons nous-mêmes que ce que nous faisons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais l'océan le serait moins à cause de cette goutte manquante.
Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels.
La qualité de la vie passe par ce que nous partageons avec une réelle réciprocité dans l'échange.
Ce n'est point le perfectionnement des machines qui est la vraie calamité ; c'est le partage injuste que nous faisons de leur produit.
Nous n'existons que parce que nous sommes reliés aux autres par la parole.
J'ai de grandes ambitions, mais je pense que nous en avons tous. Je veux juste continuer à travailler dur et être heureuse.
Il est grand temps que nous appréhendions l'égalité comme un spectre, au lieu d'y voir deux idéaux distincts et opposés.
C'est ce que nous sommes tous, des amateurs, on ne vit jamais assez longtemps pour être autre chose.
Soyons humains au moins tant que la science n'aura pas découvert que nous sommes autre chose.
La puissance est le signe que nous donne la vie pour nous prévenir que l'on est en train de vieillir.
Bien que nous puissions croire le contraire, l'amour universel et le bien-être de l'espèce dans son ensemble sont des concepts qui n'ont tout simplement pas de sens évolutif.
La guerre n'est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
Accepter les dépendances que nous impose la nature, c'est la sagesse ; les aimer, c'est le bonheur.
Quelque intégrité que nous ayons, on peut toujours nous classer dans une catégorie de voleurs.
Les Chinois ne pourront jamais avoir la bombe H, parce qu'ils n'ont pas le même alphabet que nous...
L'extrême plaisir que nous prenons à parler de nous-mêmes nous doit faire craindre de n'en donner guère à ceux qui nous écoutent.
Nous restons bien davantage le produit de notre éducation ou de notre milieu que nous ne devenons l'être de nos désirs...
La nécessité est l'écran mis entre Dieu et nous pour que nous puissions être. C'est à nous de percer l'écran pour cesser d'être.
Ce n'est pas en acceptant les bons offices d'autrui que nous nous faisons des amis, mais en offrant les nôtres.
Le seul futur qui nous appartienne jamais est le présent que nous sommes en train de vivre.
La vie comporte de nombreux défis. Ceux qui ne devraient pas nous effrayer sont ceux que nous pouvons prendre le contrôle.
Nous apprenons à connaître la culture des autres de la même manière que nous apprenons à connaître le sexe : dans la rue.
Lorsqu'arrive ce que nous ne voulons pas, alors arrive ce qu'il y a de meilleur pour nous.
Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire.
Ce que nous appelons nos bonheurs, mis bout à bout, à la fin, ne feront peut-être pas une heure de notre vie.
Les psychiatres seraient bien moins à la mode s'ils n'avaient la malice de nous parler de choses que nous connaissons avec des mots que nous ne connaissons pas.
Nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et rien d'autre.
Le bonheur n'est pas quelque chose qui nous arrive, mais une compétence que nous développons.
La peur est une attitude négative, qui appauvrit notre perception. Quelle sque soit la chose que nous puissions craindre, toute forme de peur est maléfique.
Le fossé des générations existe, pas tellement parce que nous voulons qu'il en soit ainsi mais parce que nous savons rarement le combler.
Qu'importe que nous empruntions des itinéraires différents pourvu que nous arrivions au même but.
Les âmes se pèsent dans le silence, comme l'or et l'argent se pèsent dans l'eau pure, et les paroles que nous prononçons n'ont de sens que grâce au silence où elles baignent.