Nous nous développons dans la sympathie, mais c'est en nous opposant que nous apprenons à nous connaître.
On a donc raison de dire que ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes ; mais il faut ajouter que nous sommes, dans une certaine mesure, ce que nous faisons, et que nous nous créons continuellement nous-mêmes.
Ce que nous gagnons en connaissances, nous le perdons en sentiments.
Il y a très peu de choses que nous puissions connaître par les cinq sens à la fois.
Ce que nous appelons mouvements du coeur n'est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
De toutes nos vertus, il n'est que la patience que nous perdons pour rien.
Les dettes que nous avons contractées envers nous-mêmes sont les plus difficiles à payer.
Il me semble que nous regardons tous trop la Nature et vivons trop peu avec elle.
Chaque fois que nous entendrons dire : de deux choses l'une, empressons-nous de penser que, de deux choses, c'est vraisemblablement une troisième.
Dieu seul a le privilège de nous abandonner. Les hommes ne peuvent que nous lâcher.
Moins est visible le Dieu que nous prions, plus il ressemble au Dieu que nous verrons un jour.
Nous sommes ainsi faits que nous ne possédons d'autres facteurs de continuité et de cohérence que les instincts de notre personnalité.
Ne nous épuisons pas à contrarier nos instincts, ils sont plus forts que nous.
Aimer c'est, finalement, faire don de nos préférences à ceux que nous préférons.
Nous accordons à autrui des louanges que nous ne croyons pas, afin qu'en échange il nous en accorde que nous croirons.
Nous nous réfugions dans l'orgueil, parce que nous avons peur de nous dire la vérité à nous-mêmes.
Sapiens sapiens, cet homme développé que nous sommes, est une forme extrême du processus d'individuation.
C'est encore devant la mort que nous nous sentons le plus livresques.
Ce que nous perdons le temps ne le refait pas, l'éternité le garde pour la gloire et aussi pour le feu.
Dieu tient-il tellement à ce que nous parlions de lui ? Ne préfère-t-il pas être un secret à une divulgation ?
Les moyens que nous utilisons doivent être aussi purs que les fins que nous recherchons.
Nous voir nous-mêmes comme les autres nous voient confirmerait sans aucun doute la mauvaise opinion que nous avons d'eux.
Vieillesse : période de notre existence pendant laquelle nous composons avec les vices que nous chérissons encore, en vitupérant ceux que nous n'avons plus la hardiesse de pratiquer.
Tout ce que nous pouvons faire pour accroître l'épargne personnelle est tout à fait dans l'intérêt de ce pays.
Nous devons regarder en nous-mêmes, devenir responsables et proposer de nouvelles solutions si jamais nous voulons faire plus que nous plaindre ou trouver des excuses.
Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
Notre repentir, ce n'est pas tellement pour le mal que nous avons fait, mais pour la peur de ses conséquences.
Que nous devons mourir, nous le savons. Ce n'est que de l'époque et du soin d'en retarder le jour que s'inquiètent les hommes.
N'est-il pas temps que nous arrêtions de perdre autant de temps sur ce qu'une personne préfère ?
Mettre le cap sur le temps qui nous reste à vivre avec l'assurance que celui que nous avons vécu jusque-là ne compte pour ainsi dire pas.
Il n'y a plus d'anthropophages dans le pays depuis que nous avons mangé le dernier.
Je ne pense pas que nous ayons un «droit» au bonheur. Si le bonheur arrive, dites merci.
Le bonheur ne nous arrive pas parce que nous nous plaignons des malheurs de la vie.
Je suis attristé par la façon dont les gens se traitent les uns les autres et par la façon dont nous sommes si isolés les uns des autres et par la façon dont nous nous jugeons les uns les autres, [...] ► Lire la suite
Il y a de l'espoir pour l'avenir parce que Dieu a le sens de l'humour et que nous sommes drôles envers Dieu
Aujourd'hui nous recherchons ce que nous fuirons demain; aujourd'hui nous désirons ce qui demain nous fera peur.
Tout le monde sait qu'il n'y a pas de chose normale. Il n'y a pas de définition en noir et blanc de la normale. La normale est subjective. Il n'y a qu'une version désordonnée, incohérente, stupide et pleine d'espoir de ce que nous nous sentons le plus à l'aise dans nos vies.
Notre opinion, c'est la moyenne entre ce que nous disons à l'auteur et ce que nous disons à ses amis.
La raison est bien simple qui fait qu'un être que nous aimons sans en être aimé nous fuit, mais elle est si cruelle que nous nous épuisons à en inventer d'autres, plus consolantes.
Le monde, tel que nous le connaissons, est ce lieu où les grands affrontent les petits, sans que les uns ou les autres soient jamais sûrs de leurs tailles respectives, et d'ailleurs tous se trompent.
L'arrogance vient vraiment de l'insécurité, et en fin de compte notre sentiment que nous sommes plus grands que les autres est vraiment le revers de notre sentiment que nous sommes plus petits que les autres.
De quatre choses nous avons plus que nous croyons : des péchés, des dettes, des ennemis et des années.
Le mari est seul dans le mariage, le père est seul dans la vieillesse, l'ami est seul dans l'amitié, car il est bien rare que nous soyons élus par ceux que nous avons choisis.
Il est possible que nous portions en nous, occultes, enterrées, certaines métaphores primordiales, et que toute quête verbale n'ait d'autre but que de déchiffrer ces images antérieures.
Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles. Etendez vos ailes et envolez-vous ! Et ne vous contentez jamais des grains que l'on vous jette.
J'ai toujours cru que le service aux autres est un loyer que nous payons pour notre temps sur cette planète.
Nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes mais nous devons régler ceux que nous pouvons.
Ce que nous sommes, c' est ce que nous faisons, et ce que nous faisons c'est ce que le milieu nous fait faire.
Si la vérité nous fait parfois défaut, c'est parce que nous avons commencé à lui manquer, en prétendant la régenter et la connaître.
Nous sommes tous distraits, parce que nous avons nos rêves ; seul, le perpétuel recommencement des mêmes choses finit par nous imprégner d'elles.