Tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités.
Ce que nous considérons parfois comme une pierre d'achoppement est plutôt un rocher sur lequel nous pouvons marcher.
Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes.
Le premier obstacle est l'idée préconçue. Nous ne savons souvent voir que ce que nous sommes prêts à voir.
L'ironie nous enseigne à nous moquer des savants et des sots, que nous pourrions, sans elle, avoir la faiblesse de haïr.
Ma famille n' a jamais été là pour moi. Ils attendent des choses de moi parce que nous sommes du même sang.
Nécessairement, le hasard a beaucoup de pouvoir sur nous, puisque c'est par hasard que nous vivons.
Il y a en chacun de nous des calculs que nous nommons espérance.
Les choses que nous aimons vraiment restent toujours avec nous, enfermées dans nos coeurs aussi longtemps que la vie reste.
Ce malaise devant l'inhumanité de l'homme même, cette incalculable chute devant l'image de ce que nous sommes, cette nausée comme l'appelle un auteur de nos jours, c'est aussi l'absurde.
La responsabilité est la conséquence intime de la liberté. Aussi le monde est ce que nous le faisons.
Il faut laisser vivre l'enfant qui dort, court et joue dans notre coeur. Il est le lien le plus authentique avec l'essentiel de la vie que nous oublions trop souvent.
Un ami, c'est à la fois nous-mêmes et l'autre, l'autre en qui nous cherchons le meilleur de nous-mêmes, mais également ce qui est meilleur que nous.
Nous devons admettre que la préservation des libertés individuelles ne peut pas correspondre pleinement à l'image que nous avons de la justice.
Ce qu'est un ordinateur pour moi, c'est l'outil le plus remarquable que nous ayons jamais conçu. C'est l'équivalent d'un vélo pour notre esprit.
Nous nous tourmentons moins pour devenir heureux que pour faire croire que nous le sommes.
Sergey et moi avons fondé Google parce que nous sommes extrêmement optimistes quant au potentiel de la technologie pour améliorer le monde.
Pour justifier tout ce que nous avons perdu, nous devons risquer de tout perdre.
Nous réussirons, parce que nous sommes pleinement engagés, parce que, où que nous vivions, qui que nous soyons, nous partageons tous la même responsabilité: Rendre notre planète encore plus grande.
Pour être heureux jusqu'à un certain point, il faut que nous ayons souffert jusqu'au même point.
Il y a certaine volupté à s'accuser soi-même. Dès que nous nous blâmons, il nous semble que personne d'autre n'a plus le droit de le faire.
Autant dire que nous ne savons plus notre langue et qu'à force d'apprendre celle des autres peuples, nous avons laissé la nôtre vieillir et se dessécher.
Je rêve que nous sommes des papillons ayant à vivre que trois jours d'été, avec vous ces trois jours seraient plus plaisants que cinquante années d'une vie ordinaire.
Il y a deux faces de l'argent, une médiocre et triste qui est celle que nous avons connue, et une épanouie et brillante que nous ignorons.
Les peines qu'éprouvent nos amis nous affectent davantage que celles que nous éprouvons.
La sagesse est unique car elle possède la forme que nous lui donnons. Elle est secrète. Elle est sacrée car elle est le divin qui sourit en chacun de nous.
Je ne vois que la photographie qui puisse, autant que le baiser, faire surgir de ce que nous croyons une chose à aspect défini les cent autres choses qu'elle est tout aussi bien, puisque chacune est relative à une perspective non moins légitime.
Tout ce que l'homme a ajouté à l'homme, c'est que nous appelons en bloc la civilisation.
La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville.
Ce que nous nommons "émancipation" c'est le libre choix d'une âme entre différentes limitations.
La morale est simplement l'attitude que nous adoptons envers les personnes que nous n'aimons pas personnellement.
Être bon et faire le bien, c'est tout ce que nous avons à faire.
C'est à celui qui domine sur les esprits par la force de la vérité, non à ceux qui font les esclaves par la violence, que nous devons nos respects.
Parfois, nous regardons tellement longtemps une porte qui ferme que nous voyons trop tard celle qui est ouverte.
Nous ne connaissons jamais que les passions des autres, et que ce que nous arrivons à savoir des nôtres, ce n'est que d'eux que nous avons pu l'apprendre.
Tant que nous sommes parmi les hommes, pratiquons l'humanité.
Ce que nous appelons "une oeuvre d'art" est le résultat d'une action dont le but fini est de provoquer chez quelqu'un des développements infinis.
Ce que nous appelons hasard, c'est peut-être la logique de Dieu.
Le silence devient une rareté et une dimension que nous risquons de perdre.
Je veux bien croire que nous avons tous un ange gardien, si vous m'accordez que chacun de nous possède aussi son démon familier.
La bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-mêmes et le peu de bien que nous pensons des autres.
Mystère. Mot dont nous nous servons pour tromper les autres, pour leur faire croire que nous sommes plus profonds qu'eux.
Ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité.
Comme il serait préférable que nous comprenions que nous sommes solitude.
Il y a dans la vie exactement autant d'occasions spéciales que nous choisissons d'en célébrer.
Il est temps d'outrepasser nos différences et réaliser qu'il est dans notre intérêt de voir que nous avons les mêmes problèmes.
J'ai peine à croire qu'on parvienne un jour à démontrer que nous sommes l'oeuvre d'un être suprême et non pas, comme il semble, celle d'un être fort imparfait qui nous a fabriqués en guise de passe-temps.
La propriété est un piège : ce que nous croyons posséder nous possède.
Le tiers de ce que nous mangeons suffirait à nous faire vivre ; les deux autres tiers servent à faire vivre les médecins.
Avoir du courage ne veut pas dire que nous n'avons pas peur. Avoir du courage et faire preuve de courage signifie que nous affrontons nos peurs. Nous pouvons dire : Je suis tombée, mais je vais me relever.