J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Ma langue dit ce que mon coeur pense.
Ma grand-mère m'a appris qu'on n'a pas besoin d'avoir beaucoup d'argent pour avoir du style.
Ma machine à laver me submerge de ses options et de sa sophistication.
Au cours de ma vie, j'ai fait des rêves qui me restèrent longtemps, et changèrent mes idées. Ils me traversèrent de part en part, comme le vin versé dans l'eau, et altérèrent la couleur de mon esprit.
Ma mère était vraiment mon partenaire dans tous les projets que j'avais.
Le temps où j'ai brûlé ma guitare c'était comme un sacrifice. Vous sacrifiez les choses que vous aimez. J'aime ma guitare.
Ma patrie, à moi, est partout où j'admire.
Je n'ai jamais réussi à trouver quelqu'un d'assez riche pour me faire renoncer à ma liberté de penser. Jamais.
Comment parler à nouveau une langue baignée de sang juif ? Ce dilemme, avec toute sa gravité, n'entama pas le sentiment que mon allemand n'était pas la langue des Allemands mais celle de ma mère. C'était clair : lorsque je [...] ► Lire la suite
Ma vie a été une série d'urgences.
Il n'y a plus que le fisc et les flics qui connaissent ma véritable identité.
Je suis très axée sur la carrière, et je pense que ma personnalité est plus adaptée à l'Amérique. Je suis une maman qui travaille.
J'ai accepté ma vie pour ce qu'elle m'offrait au lieu de la détester pour ce qu'elle n'avait pas voulu me donner.
Ma chanson française, c'était Renaud quand j'avais 14 ans. Ou alors Higelin ou Dick Annegarn.
J'ai mal dans ma peau, je me sens nulle, zéro, inutile sur cette planète, je me fais honte au fond de moi. Je repousse toute idée d'indépendance, la vie me fait peur. C'est comme si cette peau n'était plus la mienne.
Je ne cessai d'adorer ma mère et de la vénérer comme une sainte. Cette vénération, j'admettais que je n'avais plus de raison de l'avoir, mais jamais je ne pus m'en défendre. Ainsi vivais-je en un tourment que rien ne pouvais apaiser, dont seul me sortiraient la mort et le malheur définitif.
Si quelqu'un voulait photographier ma vie, il s'ennuierait en un jour.
- Hey Vinz' me rate pas hein, me rate pas ! Sur la tête de ma mère j'ai besoin de niquer Vinz', me rate pas ! - Bon hey, j'm'appelle pas Paul Bocuse, j'fais c'que j'peux !
Le passé et l'avenir sont à prendre en compte évidemment, mais il n'empêche que le seul moment où je peux changer quelque chose à ma vie se situe dans l'instant, l'instant que je suis en train de vivre.
J'ai écrit tous ces livres, et on se souviendra de ma cravate tricot.
Je te demande pardon, de t'avoir fait souffrir. Je sais que je ne peux pas l'effacer, mais je ferais tout pour me rattraper. Je suis même prêt à y passer ma vie.
Adieu, ma douce fille, je repars dans quelques instants pour des contrées éloignées d'où je ne reviendrai probablement jamais, à cause de mon très grand âge...
Ma parole a été celle d'un homme libre, ma parole sera celle du ministre de ce gouvernement.
Je savais que je voulais chanter quand j'étais très petit garçon. Quand j'avais probablement 4 ans. Ma mère jouait de la guitare et je restais assis avec elle et elle chantait et j'ai appris à chanter avec elle.
Je ne veux pas, comme la plupart des gens, avoir vécu pour rien. Je veux être utile ou agréable aux gens qui vivent autour de moi et qui ne me connaissent pourtant pas, je veux continuer à vivre, même après ma mort.
Je n'étais pas athée, mais Dieu ne faisait pas partie de ma vie qui avait basculé dans la musique.
Ma carrière m'a toujours emmené loin de chez moi, j'étais toujours loin de chez moi et je voulais juste être à la maison.
J'ai tout réussi sauf ma vie.
J'embrasse les gens avec mon âme. Je ne les embrasse pas avec ma bouche.
Si je perdais ma bibliothèque, j'aurais toujours le métro et l'autobus. Un billet le matin, un billet le soir et je lirais les visages.
Ma mère m'a appris les bonnes manières. Et elle m'a toujours dit que vous pouvez être ou faire n'importe quoi dans la vie, tant que vous ne blessez personne et que vous êtes heureux. Ma maman est géniale; Je l'adore.
La musique c'est ma vie.
Mais si on m'avait donné des sous avant, j'aurais débuté plus tôt! Je n'avais pas le choix. Avant, j'empruntais la caméra Super 8 de ma tata. L'armée m'a permis d'obtenir des moyens et a fait basculer ma vie. J'aimais ce [...] ► Lire la suite
J'ai réalisé qu'être une star ne m'apporterait rien et je préfère être votre amie. Si je vous laisse tomber au moment où vous avez besoin de moi, je m'en voudrai toute ma vie.
Ma pire expérience capillaire a été lorsque j'essayais de détendre mes cheveux et que ma grand-mère l'a fait. Tout est allé tout droit et j'avais l'air d'un Bee Gee noir.
Je suis très heureuse d'émouvoir les hommes par ma beauté, mais j'aimerais aussi qu'ils s'intéressent à autre chose...
- Allo Maman? Oui je suis avec une amie là, hein qu'est ce qu'on va faire ? Euh j'sais pas... Effy on va faire quoi ? - Approvisionnements. - En quoi ? demande ma mère... - Drogues. - Salade !
Je ne sais rien faire de mes bras... je ne paie pas ma place au soleil de la vie.
Et ce soir-là, je ne sais,Ma douce, à quoi tu pensais,Toute triste,Et voilée en ta pâleur,Au bord de l'étang couleurD'améthyste.
J'ai rempli toute ma vie à essayer de préserver la mémoire de la vie, dans la lutte contre la mort. Peut-être que la seule chose que j'ai faite, puisqu'il est impossible d'arrêter la mort, c'est de montrer ce combat. Le combat en lui-même ne nous satisfait pas non plus.
Tu veux savoir comment je me sens ? J'me sens mal à en crever. Ma copine me regarde plus, je suis tout le temps au bord des larmes, j'me sens merdique et tout ce que j'arrive à faire... c'est le ressentir.
Tu t'rappelles quand t'étais gamine, les livres de coloriages ? Moi j'les aimais pas. C'est vrais quoi, si j'ai envie de dessiner une maison, j'veux pas qu'un abruti décide à ma place à quoi elle doit ressembler !
Ma manière de m'en tirer, à cette époque, c'était de concevoir l'histoire de la philosophie comme une sorte d'endulage ou ce qui revient au même, d'immaculée conception. Je m'imagine arriver dans le dos d'un auteur, et lui faire un enfant, qui serait le sien et qui serait pourtant monstrueux.
Selon les ordres de monsieur le marquis, commença le piqueux, je viens frapper à ma brisée de onze heures. Le cerf est lancé aussitôt.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
Je t'envoyais des fleurs séchées, de la lavande et des pensées,Il n'y a pas d'amour heureux, disait Aragon amoureux,J'écrivais tout et sans pudeur, je me déshabillais le coeur,Je t'écris une dernière fois, c'est ma dernière chanson pour toi...
Du reste, ce fragment de ma vie que je passe sous silence, le lecteur ne perdra rien à ne pas le connaître.
Quand je suis sorti de ma cure c'était le meilleur sommeil que ma mère a eu pendant 15 ans.
Oh ! que si l'âne alors, à bon droit misanthrope,Pouvait trouver la voix qu'il eut au temps d'Esope ;De tous côtés, docteur, voyant les hommes fous,Qu'il dirait de bon coeur, sans en être jaloux,Content de ses chardons, et secouant la tête :Ma foi, non plus que nous, l'homme n'est qu'une bête !