Tenter le mariage n'est pas grave en soi. Il y a de plus en plus de mariages à l'essai. Ce qui est plus grave, c'est qu'il n'existe pas encore de formule pour les "enfants à l'essai".
Quand quelqu'un devient insolent, ne regarde pas la forme mais le fond du message qu'il veut faire passer.
Peut-être ce mot famille évoque-t-il pour vous la chaleur tiède et mélancolique d'un passé, ou bien la force du nombre des moyens d'action et de relations dont vous lui êtes redevable, une espérance, peut-être aussi un regret. Peut-être ce mot est-il pour vous synonyme d'étouffement, de charges écrasantes, de chape de plomb sur le coeur.
Dans ce monde de misère le bonheur est vite enterré.
La mauvaise volonté est le plus grand des maux.
Une mauvaise nature, déterminée à mal faire, quand elle ne peut pas se couvrir d'un beau masque, fait le mal à visage découvert.
Les catholiques ont le monopole des pervers hypocrites, rien n'est aussi universel que le vice qui se donne les allures de la vertu.
Difficile de donner un âge à celui que l'alcool a attaqué. C'est le prototype du Français qui aime trop le vin, nez déformé, la fraise, visage bouffi, voix d'outre-tombe, les dents jaunes et avariées.
La Littérature est comme le phosphore : elle brille le plus au moment où elle tente de mourir.
Ni le désaveu de l'histoire, ni l'impatience des citoyens n'entament le sentiment d'infaillibilité qui imprègne l'administration : cette conviction vertigineuse que les hommes qui se trouvent au sommet de la hiérarchie savent seuls ce qui est bon pour les hommes qui peuplent les degrés inférieurs.
C'est le train des choses, les obsessions du dieu Boulot. On ne comprend rien au monde moderne tant qu'on ne s'est pas appliqué un peu de métro quotidien sur la viande.
S'investir pour atténuer ou prévenir les effets négatifs de nos actions sur le long terme n'est un réflexe spontanément ni pour les gouvernements ni pour les citoyens.
Le sage, quoique appauvri, reste fort ; l'homme vulgaire, s'il est appauvri, aussitôt devient vicieux.
Les hommes qui ont changé le monde n'ont jamais réussi en ralliant à eux les principaux citoyens, mais toujours en remuant les masses.
J'ai toujours cru que le service aux autres est un loyer que nous payons pour notre temps sur cette planète.
Avant, les gens se disaient : Kylian c'est le buteur de l'équipe, il va tirer. C'est la maturité, ça aussi. J'ai grandi et j'ai compris que faire des passes ne va pas m'empêcher de marquer des buts.
Le boeuf ne se vente pas de sa force devant l'éléphant.
Faites savoir aux gens la vérité et le pays est en sécurité.
Le matin, je me dis : tiens je suis encore en vie et qu'est-ce que je vais faire ? Mon problème c'est : quel est mon programme ? Ce n'est pas : Ah hier, c'était formidable, la nostalgie...
Tout le monde sait qu'il n'y a pas de chose normale. Il n'y a pas de définition en noir et blanc de la normale. La normale est subjective. Il n'y a qu'une version désordonnée, incohérente, stupide et pleine d'espoir de ce que nous nous sentons le plus à l'aise dans nos vies.
Quand j'arrive à un sommet, je le quitte avec beaucoup de réticence, à moins que ce soit pour en atteindre un autre, plus haut.
Je ne pense pas que je sois très cool en tant que personne. Je suis juste mieux que quiconque pour jouer le rôle du cool.
Le tennis est le sport le plus solitaire.
Je n'aime pas savoir de quoi est fait le lendemain.
L'amour voyagera aussi loin que vous le laisserez. Il n'a pas de limites.
L'union du hip hop et du commercial était difficile à imaginer. Le hip hop avait toujours été quelque chose de local et de personnel qui n'appartenait qu'à moi, depuis Fab Five Freddy et Umtv Raps, tout ceux qui avait une [...] ► Lire la suite
Le grand argument du fascisme se résume à «tout le monde tait la vérité, mais nous, nous la disons, au risque de choquer».
Le téléphone ? Un instrument qui vous sonne comme on sonne les domestiques.
Le ciel est pour tout le monde. Les hommes traversent le même brouillard.
Le talent se dénonce par cela même qu'il dissimules ses perfections.
La plupart d'entre nous, nous sommes pour la liberté de parole, mais seulement quand nous n'avons , sur le sujet traité, aucune réelle conviction.
Il n'est, je le vois bien, si poltron sur la terre, Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi.
Le bonheur que l'on attend est plus beau que celui dont on jouit...
Le coût fait perdre le goût.
La difficulté ou l'obscurité d'un sujet n'est pas une raison suffisante pour le négliger.
Ce que nous gagnons en connaissances, nous le perdons en sentiments.
Les peintres ne doivent pas oublier qu'en règle générale l'oeil est un brave organe, sans malice, crédule, toujours prêt à ajouter foi à ce qu'on lui dit, si on le lui dit avec assez d'assurance.
Si l'on pose d'un côté ce qu'un hold-up rapporte en argent et de l'autre ce qu'il rapporte en années de prison, on s'aperçoit que le truand est bien le salarié le plus misérable du monde.
L'éternel n'est que l'infini de l'instant. Dieu se rejoint dans le quotidien ; sa présence ne saurait se trouver ailleurs. Et même si c'était absurde, il faudrait être humain.
Le goût mûrit aux dépens du bonheur.
La lutte pour le pouvoir se mène contre lui.
La bonté des humains n'est qu'apparences. Derrière elles, on découvre le même vide que l'on sent en soi. Le froid d'une demeure vide. Où l'on ne peut vivre.
Le monde, quelle riche école buissonnière quand on sait comment l'appréhender !
Dans la résistance gît le plaisir.
Trahir les puissants est le devoir des pauvres, s'ils veulent vivre dignement.
Le plus difficile dans la chanson ? Arriver à se faire payer.
Quand le guignon est à nos trousses, on se noie dans un crachat.
En notre siècle de peu de foi, "sans doute" a le même sens que "peut-être".
L'argent, c'est la puissance matériellement projetée sur le monde.
Les morts ont forcément le dernier mot, ils ne lâchent jamais prise, ils sont en vous désormais.