Les sondages me font penser aux cours d'eau : ils sont le reflet de notre société.
Quand je m'ennuie, j'aime bien prendre ma voiture, aller en ville et me garer. Je reste alors assis au volant et je compte le nombre de personnes qui me demandent si je m'en vais.
Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires.
Parfois le mensonge explique mieux que la vérité ce qui se passe dans l'âme.
Le poète a toujours raison,Qui voit plus haut que l'horizon,Et le futur est son royaume,Face à notre génération,Je déclare avec Aragon,La femme est l'avenir de l'homme.
L'homme est le seul animal dont l'action soit mal assurée, qui hésite et tâtonne, qui forme des projets avec l'espoir de réussir et la crainte d'échouer.
Celui qui, selon nous, ne vaut pas une chandelle, le voici devenu indispensable à notre vie collective.
Tout le devoir de l'homme se résume dans l'obéissance à la volonté de Dieu.
Est-ce que vous savez pourquoi il y a un coq au dessus du clocher? C'est pour montrer qu'avec le vent, n'est ce pas, c'est la queue qui fait tourner la tête.
Si nous ne parvenons pas à trouver non seulement un compromis mais un accord de paix durable, nous savons parfaitement quel sera le scénario. Il a un nom, il s'appelle guerre.
Il n'y a rien de cliniquement mauvais avec moi, seulement un déséquilibre émotionnel - je passe trop vite de l'enthousiasme le plus fou au désespoir le plus noir.
Le soleil est désormais mon compagnon sur la grande route de ma vie.
L'avantage de l'instabilité pour un gouvernement, c'est qu'elle ne lui laisse pas le temps de se désavouer.
Où la joie a le plus de rires, la douleur a le plus de larmes.
Le passé, c'est le trésor des vieux. Ils y trouvent leurs souvenirs, le film de leurs luttes et de leurs erreurs.
On ne prend pas une femme par le raisonnement. On ne la prend pas par la prière. On la prend.
Le sel est âcre quand on le goûte à part ; mais c'est le parfait assaisonnement qui donne aux mets toute leur saveur. Ainsi les difficultés sont-elles le sel de la vie.
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
Avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous : c'est ça, le succès.
La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
Dans le monde, on épouse une femme, on vit avec une autre, et l'on n'aime que soi.
Où donc est-il, le temps charmant Où le mot m'arrivait si vite ? Le mot venait d'abord et la pensée ensuite. J'étais un poète vraiment.
C'est dans le mépris du lecteur qu'on fait des oeuvres qui le respectent.
Ce qui sauve les Anglais, c'est le flegme avec lequel ils savent appréhender n'importe quelle situation.
Le désespoir, lui-même, pour peu qu'il se prolonge, devient une sorte d'asile dans lequel on peut s'asseoir et reposer.
Comme tout irait mieux si on donnait le pouvoir à ceux qui ont la flemme de le prendre.
Lorsqu'il n'y aura plus d'amants heureux, le ciel perdra sa couleur.
C'est le lot de l'âge et de la sagesse que de ramener les désirs à un niveau de satisfaction possible.
La contradiction aiguise le désir et précipite l'action.
Tout être humain a son prix et il est souvent ridiculement bas. L'important est de savoir en quoi il consiste alors que le principal intéressé l'ignore.
Le plaisir, telle la vengeance, peut-être un plat qui se mange froid.
Rien ne reflète mieux l'âme des gens que le cadre dans lequel ils vivent.
Celui qui nomme un lieu se l'approprie, il le possède pour toujours ou pour aussi longtemps que le nom reste.
Les larmes sont un beau spectacle. Il ne faut le jouer que pour les vivants.
Pour le révolutionnaire, c'est toujours le même éternel conflit entre la morale individuelle et la morale collective.
Le péché porte sa punition. L'épreuve est dans la vertu.
Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c'est de là que vient le progrès.
L'homme n'est pas ancien comme le monde : il ne porte que son avenir.
Les femmes dont on sollicite les faveurs sont comme les énigmes dont on cherche le mot : dès qu'on les a devinées, on les oublie.
Le renard en sait long, mais celui qui le prend en sait un peu plus.
L'amour le plus honnête ouvre l'âme aux petites passions. Le mariage ouvre votre âme aux petites passions de votre femme, à l'ambition, à la vanité...
La voix humaine est le plus beau de tous les instruments, le plus émouvant...
L'amour est une flamme qui dure ou qui ne dure pas, peu importe, car toute sa réalité est dans son présent, mais c'est une flamme qui se consume. Elle éclaire le monde d'une lumière étrange et magique qui change les reliefs et métamorphose les perspectives. Sa vérité se suffit à elle-même.
La défonce est un sport de jeune. Tout est dans la récupération. C'est pour ça que les jeunes peuvent se permettre de prendre ce qu'ils veulent. Ils se refont dans la nuit et sont créatifs dès le lendemain. À notre âge, il faut un intervalle plus long.
Le maternalisme tant prôné n'a pour l'heure engendré ni matriarcat, ni égalité des sexes, mais plutôt une régression de la condition des femmes.
Aucun pays ne peut vraiment se développer si ses citoyens ne sont pas éduqués. Toute nation progressiste est dirigée par des gens qui ont eu le privilège d'étudier.
Nous en savons moins sur les routes et le but d'une vie d'homme que sur ses migrations l'oiseau.
L'esprit de la pièce (...), c'est que rien n'est plus grotesque que le tragique.
Aujourd'hui, le rugby tamponne beaucoup, on voit surtout des collisions entre des grands costauds, alors que le jeu d'antan avait ses ogres et ses lutins.
La liberté ne peut pas être une institution. La liberté n'existe que dans le mouvement de conquête de la liberté.