La crainte de nourrir le nationalisme ne doit pas faire de l'enseignement de l'histoire une guerre contre l'idée de nation.
Le Brésil était un pays jeune et l'on n'était guère regardant sur les origines des fortunes qui s'y amassaient ou s'y évaporaient, du jour au lendemain.
Le monde est bien plus passionnant quand on ne voit pas seulement de lui ce qu'il daigne nous montrer, mais aussi ce qu'il nous cache.
J'ai pitié pour le pouvoir même si j'aime les gens courageux comme Sarkozy et Royal. Mais ils sont obligés de mentir pour draguer des voix
Les films appartiennent plus aux acteurs qu'on ne le croit.
Je ne me lasserai pas de le redire, le problème est posé, il faut le résoudre ; qui porte sa part du fardeau doit avoir sa part du droit ; une moitié de l'espèce humaine est hors de l'égalité, il faut l'y faire rentrer.
Novembre. Le onze douzième d'une lassitude.
Chat. Automate doux et indestructible fourni par la Nature pour prendre des coups de pied quand quelque chose ne va pas dans le cercle familial.
Ne criez pas que vous voulez tous mourir. C'est inutile. Vous n'avez même pas besoin de le vouloir. La vie s'en charge à chaque instant.
Sais-tu où vont les larmes des peuples, quand le vent les emporte ?
Nous troublons la vie par le soin de la mort ; l'une nous ennuie, l'autre nous effraye.
Les méchants assurent qu'il n'existe que deux espèces de socialistes : ceux qui sont trop malins et ceux qui ne le sont pas assez.
Il y a un art d'écrire, celui de ne pas le suivre.
C'est le mal qui va le plus vite.
L'homme vient au monde dans les pleurs et les cris, il le quitte dans le vacarme.
La crainte cherche le mal pour s'en affliger avant qu'il ne soit arrivé ; elle ne s'entretient que d'illusions et de fantômes.
L'enfant veut apprendre à vivre, il a besoin de connaître et d'agir ; c'est pour cela qu'il observe et qu'il compare ; ses facultés tendent naturellement à se fortifier et à s'étendre : plus on le laissera s'en servir, plus [...] ► Lire la suite
Avoir une foi claire, selon le credo de l'Église est souvent qualifié aujourd'hui de fondamentalisme. Tandis que le relativisme, qui consiste à se laisser balloter et « emporter à tout vent de doctrine », semble la seule attitude acceptable selon les critères d'aujourd'hui.
Mais si le diable parle parfois, dieu se tait, toujours. Il faut trouver les réponses seul.
À Tours, le temps dure longtemps.
Le temps passé doit revenir.
C'est dans un baiser toute l'âme qu'on frôle, et rien ne sait le poids d'un front comme une épaule !
Le passé doit être respecté et reconnu, mais pas adoré. C'est notre avenir dans lequel nous trouverons notre grandeur.
Le bonheur n'est pas une chose tangible, c'est un sous-produit ; un sous-produit de la réussite.
Tout plaisir dans le monde est un rêve passager.
Le désir déconnecte de la raison.
Vous n'achetez pas le luxe pour entrer dans une communauté, mais pour vous démarquer des autres.
Le satellite est à l'image et au diapason de mon imagination, et mon ressort est ma création. L'inertie est ma fin.
Ceux qui veulent être écrivain lisent les critiques, ceux qui veulent écrire n'ont pas le temps de lire les critiques.
Le seul domaine où le divin soit visible est l'art, quelque nom qu'on lui donne.
Le satire peut bien critiquer mes paroles ce sont mes actions qu'elle honorera.
Nous vivons dans une époque qui place le courage moral au dessus du courage physique.
Évite le monde : il n'a que colère pour les grands sentiments, et il ne pardonne pas à ceux qui s'égarent.
Aimer un être, c'est le rendre transparent.
Au commencement était le verbe : c'était déjà mal parti.
L'erreur, comme le rire, est le propre de l'homme. Mais infiniment plus créatrice.
Il a été donné à la volonté de modifier le monde, comme il a appartenu à la PAROLE de le créer.
Quant on a le coeur encore agité par les restes d'une passion, on est plus près d'en prendre une nouvelle que quand on est entièrement guéri.
Il y a deux sortes de journalistes : ceux qui s'intéressent à ce qui intéresse le public ; et ceux qui intéressent le public à ce qui les intéresse - et ce sont les grands.
L'histoire est le récit, presque toujours faux, d'événements presque toujours sans importance, occasionnés par des chefs d'états qui sont presque tous des coquins et des soldats qui sont presque tous des imbéciles.
Le fard blanchit les rides, mais ne les cache pas.
Le bonheur, c'est comme un chat, si vous essayez de le cajoler, il vous fuit, si vous ne vous occupez pas de lui, il vient se frotter contre vos jambes et saute sur vos genoux.
Un saint est quelqu'un qui ne trouve pas Dieu. Ne le trouvant pas, il le cherche. Le cherchant, il finit par trouver Dieu mieux que s'il ne l'avait pas cherché.
Dix ans d'amour, cela n'est plus très exaltant. On ne se promène plus souvent sur les sommets. Il nous arrive à tous d'avoir envie de souffrir, une fois encore, le délire du commencement d'un amour.
Le bon sens réunit tout d'abord la majorité... mais contre lui.
Ce qui préserve le présent de la plupart des hommes, c'est l'oubli du passé.
L'Allemand n'arrive pas à comprendre ce que Napoléon plus intelligent pourtant, saisissait à peine : à savoir que la victoire, très amusante pour le vainqueur, l'est infiniment moins pour le vaincu.
Les phrases définitives sont quelquefois celles sur lesquelles on revient le plus vite.
L'or est le souverain des souverains.
Le propre d'un réformateur, c'est qu'il réussit ses réformes.