Rien ne reflète mieux l'âme des gens que le cadre dans lequel ils vivent.
La maladie rend mystique, tous les fiévreux vous le confirmeront.
Le bien et le mal attendent l'homme au sortir de l'enfance : celui qui choisit le mal est en fuite de l'homme et celui qui choisit le bien est sur le chemin de sa libération !
Le père n'existe pas : c'est l'homme qui dépend de son enfant mais jamais le contraire.
Le théâtre imagine pour le spectateur, et lui fait vivre les produits de cette imagination.
Le théâtre est simplement fait pour essayer d'être un tout petit peu plus intelligent, d'aimer, de comprendre mieux le monde.
L'homme fier a toujours un regard condescendant sur les choses et les gens : et bien sur, aussi longtemps que vous regardez vers le bas, vous ne pouvez voir au dessus de vous.
Le roman est un support inégalé pour représenter la conscience subjective, mais il ne rend pas correctement compte de l'expérience d'écouter de la musique.
Le cérémonial est la fumée de l'amitié.
Quand un train passe sur une plaque tournante, les wagons ont l'air d'avoir le hoquet.
Les amours clandestines sont plutôt rassurantes. Le peu qu'on s'offre, on a eu si peur de le perdre, qu'on est exact aux rendez-vous.
Ecrire c'est passer tout de suite aux choses sérieuses, l'enfer direct, le gril continu, avec parfois des joies sous les décharges de mille volts.
Parfois l'amour et le désir dorment ensemble. Et ces nuits-là on voit la lune et le soleil.
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n'est que la réunion de la Femme et de l'Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Le beaujolais nouveau est arrivé en camion, il va repartir à pied.
Le chemin le plus long finit toujours par tourner.
Être conscient de son ignorance est le premier pas vers la connaissance.
Celui qui possède un vieux chêne à gros glands possède bien plus qu'un arbre : une bibliothèque historique et un fauteuil d'orchestré réservé dans le théâtre de l'évolution.
Ce que nous faisons aux forêts du monde n'est que le reflet de ce que nous faisons à nous-mêmes et les uns aux autres.
O Jésus donnez-moi, je vous prie le pain de l'humilité, le pain de Charité.
Si le hibou était un oiseau chassable, il n'aurait pas été épargné par les chasseurs !
Quel que soit le sport et même quel que soit l'effort, le don de soi suscite toujours l'admiration.
Je suis devenu le 9 que je voulais être. (....) Je vis un rêve. Je kiffe.
Pour mieux regarder le réel, pour être contemporain de toutes les malversations possibles, pour tenir le coup, être comédien m'a paru comme une distraction totale.
Quand je travaillais dans mon premier travail d'ingénieur en construction, ce que j'aimais le plus était de travailler avec des architectes et de faire des bâtiments qui avaient ce côté créatif venant de l'architecte et qui en faisaient un grand succès.
La liberté naturelle consiste dans le droit de faire tout ce qui ne nuit pas au droit d'autrui.
Vous n'ouvrez jamais la bouche jusqu'à ce que vous sachiez quel est le tir.
C'est dans notre nature de garder des secrets sur notre vie. Nous le faisons tous.
Accolade : C'est le baiser sans lèvres des hommes politiques qui ne s'aiment pas.
La drogue est le nomadisme de l'exclu.
Partout est l'argent, partout est le monde ruiné par l'argent.
L'argent est le baromètre des vertus d'une société.
Sexe : le plaisir est de courte durée, la position ridicule et la dépense absurde.
Vous êtes tous les mêmes. Vous avez soif d'éternité et dès le premier baiser vous êtes verts d'épouvante parce que vous sentez obscurément que cela ne pourra pas durer.
Si un homme atteint le coeur de sa propre religion, il atteint également le coeur des autres religions.
Ma patrie est le monde.
Fanatique - Héros qui, pour le triomphe de ses préjugés, est prêt à faire le sacrifice de votre vie.
Le tout est de commencer.
Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
Nous voulons tous de quelqu'un qu'il nous aime comme nous souhaitons l'être et non comme il le croît.
Le tango, je me demande pourquoi ça se danse debout !
Il y a trois hameçons auxquels se prend la femme : le torse, le sentiment, le métal.
L'homme a dans le corps un habit d'arlequin : son âme.
Si la fournée de pain est manquée, c'est une semaine perdue ; si la moisson est mauvaise, c'est une année de perdue ; si le mariage est funeste, c'est une vie de perdue.
Je mets Dieu au pluriel, pour m'assurer de sa fragmentation. Je le mets aussi en mots. Il est ce qui en moi ne saurait se contenter du peu que je suis.
Les haillons de la misère couvrent la vertu, le manteau de la fortune cache le vice.
Le style n'est que le mouvement de l'âme.
La tragédie russe a ceci de spécifique que d'abord elle suscite le rire, ensuite l'horreur, et enfin une indifférence obtuse.
Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.
Il y a quelque chose de poignant à ce qu'une partie de son bonheur soit déjà dans le passé.