C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.
Quand le trèfle se couche, le pique-nique.
Car c'est être poète que regarder la vie et la mort en face, et réveiller les étoiles dans le néant des coeurs.
Le destin futur d'un enfant est toujours l'oeuvre de sa mère.
Le jour où j'arrête de rêver est le jour de ma mort.
- Point n'avez occis le dragon ?! - Si si, ça vient, j'occis aussi. Aller on se dépêche !
C'est le monde à l'envers quoi. Vous, vous pouvez éventuellement savoir ce que vous allez faire, mais jamais ce que vous venez de faire.
L'optimiste ne doit donc pas avoir des oeillères. Il doit prendre en considération le pessimisme et décider le camp de l'espoir.
La déclaration d'amour est le passage du hasard au destin, et c'est pourquoi elle est si périlleuse.
La bouderie en amour est comme le sel ; il n'en faut pas trop.
Il faut quelquefois se promener au fond de l'abîme. Même si je descends jusqu'en enfer, le bras de Dieu est assez long pour m'en retirer.
Je ne suis le porte-drapeau de personne, Ecrire est une entreprise tellement solitaire...
J'ai commencé à comprendre les Anglais le jour où j'ai enfin réalisé qu'ils disent exactement le contraire de ce qu'ils pensent.
L'amitié est indispensable à l'homme pour le bon fonctionnement de sa mémoire. Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi.
Le cynisme de l'extrême solitude est un calvaire qu'atténue l'insolence.
Le scandale n'est pas de dire la vérité, c'est de ne pas la dire tout entière, d'y introduire un mensonge par omission qui la laisse intacte au dehors, mais lui ronge, ainsi qu'un cancer, le coeur et les entrailles.
Le vrai héros est celui qui livre bataille avec l'esprit ouvert et sans partialité et qui pourtant mène une vie de paix et de liberté.
Un geste, un événement dans le petit monde colorié des hommes n'est jamais absurde que relativement : par rapport aux circonstances qui l'accompagnent.
Le charme c'est de la beauté donnée à la laideur.
Le premier baiser qu'on obtient d'une femme est comme le premier cornichon qu'on parvient à extraire du bocal. Le reste vient tout seul.
On peut aimer le caviar et avoir envie d'une blanquette de veau.
Le chagrin est égoïste, et ne peut recevoir de remède de ce qui ne le touche pas.
Le vin doux fait le plus âpre vinaigre.
Le jour est paresseux mais la nuit est active.
La théorie dit qu'être nombreux à avoir tort ne signifie pas avoir raison. La pratique montre le contraire.
Pour tous ceux qui ont peur, qui sont solitaires ou malheureux, le meilleur remède est à coup sûr de sortir, d'aller quelque part où l'on sera entièrement seul, seul avec le ciel, la nature et Dieu. Car alors seulement, et [...] ► Lire la suite
La femme peut être le recours et l'inspiration de l'homme. Elle peut aussi être sa ruine. Elle peut le rabaisser au rang de la bête.
Le tyran tyrannise grâce à une cascade de tyranneaux, tyrannisés sans doute mais tyrannisant à leur tour.
Chaque fois que l'on pose un acte de tendresse, d'affection, d'amour, on modifie un tout petit peu l'avenir de l'humanité dans le bon sens.
Le silence souvent de pure innocence persuade quand la parole échoue.
Je n'avais aucune intention d'être dans le showbiz. Je voulais juste être peintre. Se donner en spectacle et faire sans arrêt son intéressante, me fatigue.
Et le petit prince dit à l'homme : « les grandes personnes elles ne comprennent rien toutes seules. Et c'est très fatiguant pour les enfants de toujours et toujours leur donner des explications ».
Où va le monde ? Je vous le demande.
Quand est-ce que j'aurais droit a un Noël normal moi ? Vous savez, le sapin, la dinde, le feu de cheminée en famille, mais non, on est si bien dans une putain de conduite d'aération !
Il faut prendre le taureau par les cornes.
La jeunesse est le temps qu'on a devant soi.
Le sourire est chez l'homme "l'empreinte de Dieu". La bête ne sourit pas, et quand les hommes deviennent des loups entre eux, ils ne savent plus sourire.
Ce que nous recherchons, c'est le fruit défendu. Sans lui, le Paradis n'est pas pour nous le paradis.
Il n'est point dessein de bourreau qui ne lui soit suggéré par le regard de la victime.
La servante soupire le matin et l'orphelin le soir.
Les résolutions sont comme les anguilles ; on les prend aisément. Le diable est de les tenir.
Fuir le vice est le commencement de la vertu.
Le présent est toujours très bref, même si certains croient posséder un passé où ils ont accumulé des choses, et un avenir où ils accumuleront plus encore.
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
La vie privée est toujours triste , si chacun attend le bonheur comme quelque chose qui lui est dû.
Etre amoureux, c'est souvent l'être "vaguement". Le flou est propice aux états sentimentaux.
Que vous jetiez l'Océan ou un verre d'eau sur le trou d'une aiguille, il n'y passera toujours qu'une goutte d'eau.
Le fouet a cet avantage sur les caresses. Ses tracent durent longtemps.
Le peuple est un enfant capricieux qui veut toujours le contraire de ce qu'il a déjà.
L'adolescence serait toujours cela : le partage de quelques illusions. L'âge adulte, la solitude des déceptions.