La boutique d'un libraire : le cimetière des vivants et des morts.
Le malheur ne peut se consoler qu'avec le malheur des autres.
Le malheur de l'autre est toujours une langue étrangère.
Aucun des deux n'avait la moindre connaissance des choses sexuelles, aussi ne firent-ils rien pendant leur nuit de noces sinon prier Dieu qu'il les conseille. Le résultat ne fut pas concluant.
Dieu, autrefois moins vivant qu'on ne l'a cru, est aujourd'hui moins mort qu'on ne le dit.
Le monde est plein de braves gens qui ne voient partout que des gredins.
Le péché est la place béante de Dieu.
Les Anglais n'ont jamais été un peuple religieux ; aussi ont-ils inventé le cricket pour se donner une notion de l'éternité.
L'artiste qui abdique le privilège de la création délibérée pour favoriser et capter de divines surprises ne parvient qu' à créer de l'accidentel.
Le vrai peuple est compris entre les combinards d'en haut qui le mènent, et les aminches d'en bas qui le desservent.
La mort est le plus égoïste de nos actes.
Le jour du mariage, un mari est toujours un vrai mari...
Le coeur n'aime pas voyager, lui, ça lui fait toujours mal.
Le bon écrivain ne fait pas de littérature.
L'avarice est la marque propre d'un siècle rongé par le nihilisme.
La vie et la matière organique ont été constituées dans le but de créer un empêchement.
Le mot infini, comme les mots Dieu, esprit et quelques autres expressions, dont les équivalents existent dans toutes les langues, est, non pas l'expression d'une idée, mais l'expression d'un effort vers cette idée.
Si vous voulez étudier un homme, ne faites pas attention à la façon dont il se tait, ou dont il parle, ou dont il pleure, ou même dont il est ému par les nobles idées. Regardez-le plutôt quand il rit.
On serait trop malheureux si, auprès des femmes, on se souvenait le moins du monde de ce qu'on sait par coeur.
Les hommes les plus actifs en amour sont ceux qui en parlent le moins.
Il est plus facile de désirer quelque chose que de le posséder.
Le point de démence de quelqu'un c'est la source même de son charme. Si tu ne saisis pas le grain de folie chez quelqu'un, tu ne peux pas l'aimer.
Tristes désirs, vivez donc contents,Si le temps finit chose si dure,Il finira la peine que j'endure.
Maman Pauline dit souvent que lors qu 'on sort il faut penser à mettre des habits propres car les gens critiquent en premier ce que nous portons, le reste on peut bien le cacher, par exemple un caleçon gâté ou des chaussettes trouées.
Le meilleur de tous les médicaments est le repos et le jeûne.
Moi ministre, ça serait le bordel.
Mon père est un grand fan de guitare rock and roll. Je ne le savais même pas jusqu'à récemment.
Le jeu fait partie de la condition humaine. J'ai gagné des fortunes, et je les ai perdu.
Dieu a entendu mes prières, il a entendu nos prières. Et aujourd'hui, 19 chansons, le public le mérite bien.
L'envergure, ça se mérite, ça s'apprend, le talent ne suffit pas.
On ne m'accorde pas souvent le droit d'approfondir, ce qui est étrange.
- [Surexcitée] Jane, Jane ! Vous le saviez ? Le neveu de mon père reste à la maison ! Il arrive de Londres ! Un brillant jeune avocat... Et qui a une réputation ! - [Ironique] Pour ses retards ?
Le bruit, le choc, le sang, le drame vous surprennent toujours. Le crime est devenu d'une banalité routinière.
Le style, pour l'écrivain aussi bien que pour le peintre, est une question non de technique mais de vision.
Quand nous parvenons au but, nous croyons que le chemin a été le bon.
Le mystère reste entier, plus verrouillé que jamais, et nous, la plus rebelle des énigmes, n'auront de cesse d'inventer, entre naître et mourir, de nouvelles raisons de vivre.
Le monde est plein de voix qui perdirent visage Et tournent nuit et jour pour en demander un.
Le sport amuse les masses, leur bouffe l'esprit et les abêtit.
Je conseillerais aux femmes, lorsqu'elles viennent à se demander quel est l'effet des ans sur leur charme, de consulter moins leur miroir que le visage de leurs contemporaines.
Le prisonnier voit la liberté plus belle qu'elle n'est.
Nous ne comprenons guère les ruines que le jour où nous-mêmes le sommes devenus.
Une fois de plus se pose l'éternelle question : est-ce Dieu, est-ce le diable qui gouverne le monde ? Et seule une foi injustifiable permet d'affirmer que finalement le diable est au service de Dieu.
Dans le désert, la tourmente de l'âme se change en ennui. Au contact des êtres susceptibles de les comprendre, les peines s'attisent.
Qu'est-ce que le nationalisme ? C'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse et qui est au patriotisme noble et raisonnable, ce que l'idée fixe est à la conviction normale.
On a mécontenté tout le monde ? Il y a des chances pour que l'on ait dit la vérité.
Le besoin de détruire est également un besoin de créer.
Le plus dangereux ridicule des vieilles personnes qui ont été aimables, c'est d'oublier qu'elles ne le sont plus.
Le don qu'une femme fait de soi-même est aux yeux de celui qui l'aime quelque chose de grave, digne de respect. Quand c'est une autre personne qui en parle, cela paraît tout autre chose.
On ne donne pas ses vingt ans ; on s'en sert pour goûter le plaisir et on les reprend pour effilocher le souvenir.
Le masochisme est une expérience mystique.