Poser le Mal comme le contraire de la Vertu, c'est lui faire trop d'honneur.
Il n'y a qu'un secret pour conserver le bonheur, c'est de le renier, c'est de le méconnaître ; il se plaît quelquefois à rester chez les ingrats.
Nous avions placé trop d'espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu'on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l'Est, c'est la foire du Parti qui la foule au pieds, à [...] â–º Lire la suite
L'argent n'a pas d'odeur, mais à partir d'un million il commence à se faire sentir.
En jugeant les autres un homme oeuvre en vain ; il se trompe souvent et tombe facilement dans le péché ; mais en se jugeant lui-même il oeuvre toujours à bon escient.
Comme il y a des fièvres qui viennent et partent au rythme du voyage, il y a des paroles et des pensées qui jugent et condamnent au rythme de la vie.
Celui qui n'a pas de sang sur son épée quand il crève, je viole son putain decadavre !
Vivre est une maladie dont le sommeil nous soulage toutes les seize heures.
Nous sommes convaincus, jusqu'au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la vieille maison.
Est fanatique celui qui est sûr de posséder la vérité. Il est définitivement enfermé dans cette certitude ; il ne peut donc plus participer aux échanges ; il perd l'essentiel de sa personne. Il n'est plus qu'un objet prêt à être manipulé.
L'oiseau chante, même si la branche sur laquelle il est perché craque, parce qu'il sait qu'il a des ailes.
La vérité doit s'inspirer de la pratique. C'est par la pratique que l'on conçoit la vérité. Il faut corriger la vérité d'après la pratique.
En politique, il faut donner ce qu'on n'a pas, et promettre ce qu'on ne peut pas donner.
Le bonheur ne se cherche pas : on le rencontre. Il n'est que de savoir le reconnaître et de pouvoir l'accueillir.
Celui qui convoite le bien d'autrui mérite bien de perdre le sien.
Reconnaissez et acceptez vos défauts afin que vous puissiez en tirer des leçons. Parfois, il faut un peu de polissage pour vraiment briller.
Tous les deux, trois ans, il y a un film sur l'Holocauste parce qu'ils veulent que vous vous en souveniez et qu'on vous rappelle ce que c'était. À quand remonte la dernière fois que vous avez vu un film sur l'esclavage ?
Quand il n'y a plus d'amour, l'amitié le remplace ; quand il n'y a plus d'amitié, l'habitude en tient lieu.
La vertu fascine mais il y a toujours en nous l'espoir de la corrompre.
Il y a quantité d'hommes heureux en cette vie, mais le bonheur comme le bien ne fait pas de bruit et il est plus difficile de le découvrir.
L'homme évite habituellement d'accorder de l'intelligence à autrui, sauf quand par hasard il s'agit d'un ennemi.
La vertu est la santé, le vice est la maladie.
Si une chanson donne la renommée dans un pays, c'est que la vertu n'en donne guère.
Serf, ce peuple, bâtissait des cathédrales ; émancipé, il ne construit que des horreurs.
Pour prévoir l'avenir, il faut connaître le passé, car les événements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés par les hommes animés des mêmes passions, ces événements doivent nécessairement avoir les mêmes résultats.
On dit communément qu'on s'attache par ses bienfaits. C'est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d'aimer.
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on [...] â–º Lire la suite
Deux ans à parcourir le globe. Sans téléphone, sans compagnie, sans animaux, sans cigarettes. La liberté suprême. Un extrémiste, un voyageur esthète, dont le seul domicile est la route. Et maintenant, après deux années chaotiques, c'est le moment de l'aventure [...] â–º Lire la suite
Un prince est grand et aimable quand il a les vertus d'un roi, et les faiblesses d'un particulier.
Ma chérie, je n'ai pas plus de mérite à t'aimer, que les rivières n'en ont à couler, où le feu à brûler : c'est ma nature, c'est mon essence : Je t'aime parce que je t'aime. Je t'adorerais encore, même [...] â–º Lire la suite
La détérioration de chaque gouvernement commence par la décadence des principes sur lesquels il a été fondé.