On s'instruit en voyant le malheur de son prochain.
La joie est un escargot rampant. Le malheur un coursier sauvage.
Je ne pense pas que nous ayons un «droit» au bonheur. Si le bonheur arrive, dites merci.
Lorsqu'une porte du bonheur se ferme, une autre s'ouvre ; mais parfois on observe si longtemps celle qui est fermée qu'on ne voit pas celle qui vient de s'ouvrir à nous.
Le bonheur est moins absorbant que la plus petite des souffrances.
Le bonheur n'est jamais triste ou gai. Il est le bonheur.
Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu ; le suggérer, voilà le rêve.
Le travail est indispensable au bonheur de l'homme ; il l'élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu'il profite à quelqu'un : faire ce qu'on peut, c'est faire ce qu'on doit.
Le bonheur est à l'écart, fait de huis clos, de volets tirés, d'oubli des autres, de murailles infranchissables.
Ah ! La gloire, triste denrée. Elle se paye cher et ne se garde pas. Ne serait-elle point l'égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots.
Respecter l'autre, c'est le considérer en tant qu'être humain et reconnaître la souffrance qu'on lui inflige.
La femme que Dieu comble de bonheur est celle qui meurt avant son mari.
C'est cela l'amour : donner du bonheur et des souffrances ; tout partager.
Bonheur ou malheur sont l'expression de ce que nous sommes, non le résultat de ce que nous avons.
Ce qui empêche l'homme d'accéder au bonheur ne relève pas de sa nature, mais des artifices de la civilisation.
Le bonheur consiste à avoir beaucoup de passions et beaucoup de moyens de les satisfaire.
S'il a vécu comme personne,Souvenez-vous par charité,Qu'un monstre attend qu'on lui pardonne,L'affreux bonheur d'avoir été.
Il vaut mieux s'unir pour obtenir le bonheur sur la terre que de se disputer sur l'existence d'un paradis dans le ciel.
Le bonheur est une recherche. Il faut y employer l'expérience et son imagination.
Les gens n'aiment pas plus à tenir leur bonheur des mains d'un autre que les anguilles à être écorchées vives !
Pour digérer le bonheur naturel comme l'artificiel, il faut d'abord avoir le courage de l'avaler.
Le bonheur passe donc souvent inaperçu et l'on découvre qu'on le côtoyait une fois qu'il a disparu. On était heureux, et on ne l'a pas remarqué. Combien de fois regarde-t-on en arrière, en considérant avec nostalgie des moments jugés pourtant imparfaits à l'époque ?
Le bonheur ne dépend pas de ce que vous avez ou de qui vous êtes. Il dépend uniquement de ce que vous pensez.
Oui, il entre inévitablement dans la composition de tout bonheur parfait l'idée de l'avoir mérité.
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.
La souffrance enlaidit les êtres. Elle durcit les traits, fige le sourire, donne des rides et un teint gris. Le visage des gens qui souffrent fait mal voir.
Si vous vous mettez facilement en colère, c'est peut-être parce que la graine de colère en vous a été fréquemment arrosée pendant de nombreuses années, et malheureusement vous l'avez autorisée ou même encouragée à l'arroser.
Aucun bonheur n'est aussi parfait qu'on ne le pense, alors qu'un malheur peut être bien pire que ce que l'on imagine.
Et ces terribles problèmes de compréhension que j'avais eus à Moscou (en français, cette fois)... Un matin, je demande à l'hôtel un Coca-Cola aux glaçons. On me regarde avec consternation, on me fait répéter plusieurs fois. J'insiste : Du Coca-Cola aux glaçons. Et que me sert-on ? Malheur ! du caca collé aux caleçons !
Notre instinct nous fait sentir qu'il faut chercher notre bonheur hors de nous.
Le bonheur nous inonde quand on découvre qu'on est capables de quelque chose dont on ne savait pas que nous étions capables.