Le malheur est ainsi que tout peut y conduire.
Si tu ne fais rien pour ton profit qui puisse faire honte à ton coeur, le malheur et l'infortune ne viendront pas d'eux-mêmes t'attaquer.
Nous naissons, pour ainsi dire, en deux fois : l'une pour exister, et l'autre pour vivre ; l'une pour l'espèce et l'autre pour le sexe.
Le vice est une indiscrétion ; c'est de faire passer à l'état d'habitude ce qui mérite seulement d'être souffert comme un accident exceptionnel.
L'homme n'est pas la négation de l'enfant, mais son développement, et malheur à qui veut barrer ce qu'il fut !
La vie est ainsi faite à coups de petites solitudes.
La compassion fait agir alors que la faiblesse rend craintif.
Tous les tableaux devraient être de la même taille et de la même couleur de sorte qu'ils seraient interchangeables et que personne n'aurait le sentiment d'en avoir un bon ou un mauvais.
Même s'il arrive à certains humains de se conduire bestialement, les chiens continuent de demeurer des bêtes.
Le peintre donne une âme à une figure, et le poète prête une figure à un sentiment et à une idée.
La compassion est la voie de l'unité.
La vie est courte et l'espérance est longue, tout le bonheur me fuit et le malheur s'attarde.
Argent : C'est le nerf de la guerre, ainsi que des amours.
Si on ne change pas, on ne grandit pas. Si on ne grandit pas, on ne vit pas vraiment. Grandir exige un abandon provisoire de tout sentiment de sécurité.
Les êtres vivants sont ainsi faits que leurs accouplements sont rarement esthétiques.
Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve La pleine lune s'étalait, Et la solennité de la nuit, comme un fleuve Sur Paris dormant ruisselait.
Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l'excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l'âme naufragée qui n'ose plus croire.
C'est notre amour-propre que l'amour nous séduit ; hé ! comment résister à un sentiment qui embellit à nos yeux ce que nous avons, nous rend ce que nous avons perdu et nous donne ce que nous n'avons pas ?
Bébé. Créature difforme à l'âge, au sexe et à la condition indéterminés, hautement remarquable par la violence des sympathies et des antipathies qu'elle provoque chez les autres, sans exprimer elle-même de sentiment ni d'émotion.
N'est-ce pas toujours ainsi que cela commence ? D'abord l'envie, puis le besoin d'écrire et, finalement, l'oeuvre littéraire qui apparaît à mesure qu'on se raconte.
Les gens déjà chargés de leur propre misère sont ceux qui entrent davantage par la compassion dans celle d'autrui.
Les calamités sont de deux ordres : le malheur qui nous atteint et le coup de chance qui arrive aux autres.
L'homme vrai n'a pas de sexe car il doit être son sexe. Dès que le sexe devient organe, il me devient étranger, il m'abandonne d'acquérir ainsi l'autonomie arrogante d'un objet enflé et plein de soi. Cette enflure du sexe devenu objet séparé est une sorte de castration.
Si le Duce mourrait, ce serait un grand malheur pour l'Italie. Quand on circule avec lui dans la villa Borghèse et qu'on le compare avec les bustes romains, on pense immédiatement : c'est un César ! Il a certainement en lui l'héritage d'un des grands hommes de cette époque.
Je n'ai pas le sentiment d'avoir fait une carrière, mais des rencontres.
La concupiscence nous est devenue naturelle et a fait notre seconde nature. Ainsi il y a deux natures en nous : l'une bonne, l'autre mauvaise. Où est Dieu ? Où vous n'êtes pas.
La stérilité de sentiment nourrit la paresse.
Faites le malheur du monde, et vous y trouverez le vôtre.
Il n'y aurait pas de bonheur si le malheur n'y avait pas aidé.
Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le bonheur.
Notre véritable sentiment n'est pas celui dans lequel nous n'avons jamais vacillé, mais celui auquel nous sommes le plus habituellement revenus.