Les hommes grandissent et s'entre-tuent pour savoir qui est le plus grand.
Le fractionnement du pouvoir est la plus sûre manière d'en empêcher l'abus.
Chez l'homme civilisé, la crainte de ses morts n'a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
Le corps a ses grâces, l'esprit ses talents, le coeur n'aurait-il que des vices ?
Les héros doivent mourir jeunes, les grandes passions aussi, sinon le temps les corrompt, comme il corrompt tout ce qu'il touche. Paradoxalement, c'est par la mort qu'ils atteignent l'immortalité.
C'est le mal seul à dire vrai qui exige un effort, puisqu'il est contre la réalité.
Il n'y a pas de stimulant d'action plus efficace ni de guide plus précis et plus docilement obéi que le plaisir.
Il y en a qui sont écrivains sans pouvoir écrire et d'autres qui écrivent sans être écrivains. Il y a la nature et il y a le talent. Il y a aussi l'absence de l'un comme de l'autre.
Parmi ceux qui lisent, il y en a vingt qui lisent des romans, contre un qui étudie la philosophie. Le nombre de ceux qui pensent est excessivement petit, et ceux-là ne s'avisent pas de troubler le monde.
Le socialisme ! Quelle lubie ! La nature s'est chargée de régler son cas en prodiguant partout des inégalités.
Les parapluies sont des veufs qui portent le deuil des ombrelles disparues.
Les pertes qui sont votre faute sont celles qui font le plus mal, le plus longtemps.
Converser pendant le sexe, c'est comme parler à un étranger ; les mots sont souvent répétés, les verbes abandonnés au profit d'une charade de gestes, et une feinte compréhension s'exprime dans un sourire.
Mon beau printemps et mon étéOnt fait le saut par la fenêtre.Amour, tu as été mon maître : Je t'ai servi sur tous les dieux. O si je pouvais deux fois naître, Comme je te servirais mieux !
- Le terrorisme vise à paralyser une société par la peur.- Les terroristes amateurs font exploser des voitures. Les professionnels font grimper les chiffres du chômage.
L'opium du peuple dans le monde actuel n'est peut-être pas tant la religion que l'ennemi accepté... Un tel monde est à la merci, il faut le savoir, de ceux qui fournissent un semblant d'issue à l'ennui. La vie humaine aspire aux passions et retrouve ses exigences.
Il n'y a qu'un Dieu ; l'humanité est une ; les fondements de la religion sont un. Adorons-le et rendons grâce pour tous ces grands prophètes et messagers qui ont manifesté son éclat et sa gloire.
Je n'aime pas choquer le public, j'avance petit à petit.
Les qualités que j'admire le plus chez les femmes sont la confiance et la gentillesse.
Le temps le mieux employé est celui qui est donné à la sanctification du prochain.
J'ai passé 30 minutes chaque matin à me frotter le corps avec un demi-citron pour éclaircir ma peau.
J'étais la seule personne noire sur le plateau. C'était inhabituel pour moi d'être dans une situation dans laquelle chaque mouvement que je faisais équivalait à la représentation de 18 millions de personnes.
L'huile et la vérité tiennent le dessus.
Ce qui m'intéresse dans Brice, ce n'est pas « Je t'ai cassé » ou « Salut, ça farte ? » que la presse a retenus, c'est ce personnage en attente sur sa planche sur une mer d'huile qui dit : « Le surf, c'est pas un sport, c'est un rêve. »
J'ai un respect profond pour le public.
Le problème est que tout le monde traite les adolescents comme s'ils étaient stupides.
Je suis peut-être un peu plus calme mais Christian Audigier est toujours le même. Comme on dit en France, nul n'est prophète en son pays et j'ai essuyé trop de critiques. A force, c'est gonflant de se faire appeler le [...] ► Lire la suite
Si nous ne changeons pas les perspectives, nous manquerons le train.
Quand je traînerai mon frère du point de non-retour et que je le ramènerai à toi, je veux que tu te souviennes des choses que tu as ressenti quand il n'était pas là.
Deux siècles de déprédations et de brigandages ont creusé le gouffre où le royaume est prêt à s'engloutir.
Celui qui a reçu le terrible pouvoir de brûler avec des mots n'a pas le droit d'en user avec légèreté .
Ce n'est pas un métier de femme. C'est un univers rude, dur, où on est tout le temps sur les mers.
J'ai appris à aimer certains hommes par le mal que j'en avais entendu dire par d'autres hommes que je n'aimais pas.
Le chat ne pense pas ; pourtant il a l'air aussi profond que s'il pensait.
Dans un frigo, ce dont vous avez besoin tous les jours migre systématiquement vers le fond.
Le langage est l'équivalent pour la bouche vide du rêve pour les yeux fermés.
La raison est une arme plus pénétrante que le fer.
Il est malaisé de composer avec le monde sans se laisser décomposer par le monde.
C'est en public que les femmes se déshabillent le plus volontiers.
Riche et pauvre, l'argent m'a fait goûter l'ennui rare et le frais désir.
L'argent n'a pas d'odeur mais il ferait puer tout le reste.
Si les applaudissements sont le pain des acteurs, les rappels en sont le beurre.
Le monde n'a sans doute pas été fait pour les hommes, mais les hommes doivent quand même y vivre.
Le comble de l'obséquiosité : Enterrer les balles mortes.
Chaque fois qu'on a voulu changer le monde, il y a eu plus de problèmes qu'avant.
L'homme est toujours le même : les systèmes qu'il crée sont toujours imparfaits, et d'autant plus imparfaits qu'il est sûr de lui.
Si nous ne réussissons pas, nous courons le risque d'échouer.
Si le ministère de la Culture a une responsabilité à l'égard de la beauté, ce n'est certainement pas pour la normaliser, la rendre acceptable, la contraindre, mais au contraire pour permettre qu'elle soit vivante, diverse, vibrante voire insolente.
Le lecteur aime se faire peur.
Le mal social ne réside pas d'abord dans l'inégalité, mais dans les atteintes que les injustices portent à la dignité humaine.