Les vieux sont le miroir de l'âge.
Le savoir scientifique n'est pas absolu, mais socialement, culturellement, technologiquement et historiquement marqué, donc provisoire.
Abolir le délit, c'est abolir la loi.
Les chansons, c'est comme les prières. Ça ne sert qu'à endormir le peuple.
Le principe démocratique a contribué à l'affaissement de la civilisation en empêchant le développement de l'élite.
Dans les sociétés moribondes, l'ambition satisfaite a le goût amer de l'échec.
Évite le monde : il n'a que colère pour les grands sentiments, et il ne pardonne pas à ceux qui s'égarent.
Le début de l'absence est comme la fin de la vie.
On dit communément des rois qu'ils ont le bras long ; je voudrais bien qu'on en pût dire autant de leurs oreilles.
Les russes sont pour le désarmement - celui de l'adversaire.
Un saint est quelqu'un qui ne trouve pas Dieu. Ne le trouvant pas, il le cherche. Le cherchant, il finit par trouver Dieu mieux que s'il ne l'avait pas cherché.
Certains esprits avancés le sont tellement qu'ils sont tombés dans le vide depuis longtemps.
L'auteur écrit une pièce, les acteurs en jouent une autre et le public en comprend une troisième.
Les allégories ont un avantage sur les hommes. On ne peut pas leur tordre le cou.
Tout ce que l'on donne à satiété lasse celui qui le reçoit.
Pourquoi un miracle n'en serait pas un seulement parce qu'un autre ne le voit pas ?
Précision : une Parisienne qui se respecte sur le boulevard Saint-Germain ne traverse jamais sur les lignes blanches quand le feu est rouge. Une Parisienne qui se respecte guette le flot des voitures et s'élance tout en sachant qu'elle prend un risque.
Pour le voyageur, le trot du cheval est plus doux que le pas d'une femme.
Le pouvoir corrompt rapidement ceux qui s'en saisissent sans y être poussés, avant tout, par le souci du bien public.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
Ainsi tourne le monde : manège, que domine le temps et l'histoire. Pourtant, des rênes fragiles - celles de la liberté - demeurent entre nos mains ; guidant hors des pistes nos provisoires montures vers notre propre destin.
Le conte de fées envisage ce qu'un homme saint d'esprit ferait dans un monde de fous.
Le politicien opportuniste ressemble à un homme qui abandonnerait le billard parce qu'il a été battu au billard, ou le golf parce qu'il a été battu au golf.
J'aime plus le boulot qu'une fille dans mon plumard.
Dans le fatal instant que, d'une égale audace,Le prélat et sa troupe, à pas tumultueux,Descendaient du palais l'escalier tortueux,L'un et l'autre rival s'arrétant au passage,Se mesure des yeux, s'observe, s'envisage,;Une égale fureur anime leurs esprits.
C'est l'histoire d'un homme leurré par le vent, oublié par le temps et nargué par la mort.
L'oeil par ou je vois Dieu est le même oeil par ou il me voit.
Le commencement de la sagesse est dans la découverte qu'il existe des contradictions dont il faut vivre la tension permanente et qu'il ne faut surtout pas chercher à résoudre.
Notre hypothèse est que le ressort du développement réside en définitive dans la confiance accordée à l'initiative personnelle, à la liberté exploratrice et inventive - à une liberté qui connaît ses contreparties, ses devoirs, ses limites, bref sa responsabilité, c'est-à-dire sa capacité à répondre d'elle-même.
La colère est le hoquet de l'humeur.
Le jardin est au jardinier, le bain à l'intendant, la barque au capitaine.
Bien sait le chat quel barbe il lèche.
L'amour pur et le soupçon ne peuvent cohabiter : à la porte où entre le second, le premier fait sa sortie.
Le leadership est tout au sujet des gens. Il ne s'agit pas d'organisations. Il ne s'agit pas de plans. Il ne s'agit pas de stratégies. Il s'agit de motiver les gens à faire le travail. Vous devez être centré sur les personnes.
Ce qui me préoccupe le plus, c'est: suis-je sur la bonne voie, est-ce que je progresse, est-ce que je fais des erreurs dans l'art ?
Le doute est l'ennemi de la créativité.
J'aime le sentiment d'être dominé. Cela me rend réellement convaincu par opposition à un défi.
Je ne suis dans le monde que pour composer.
Les deux peuples ont tant à gagner à s' entendre et tant à perdre à continuer le combat.
Le Christ, une fenêtre que Dieu a ouverte sur Lui.
Le droit est pour le mérite, et le succès pour l'intrigue.
Tout est fécond excepté le bon sens.
Ne criez pas que vous voulez tous mourir. C'est inutile. Vous n'avez même pas besoin de le vouloir. La vie s'en charge à chaque instant.
La femme rend lâche. C'est elle qui conseille au gréviste de rentrer à l'usine, à l'artiste de faire du commerce, au soldat de plier le dos. Parce qu'elle ne pense qu'à la pâtée, qu'elle a un pot-au-feu dans le coeur.
Comprendre, c'est le reflet de créer.
La Carte Orange est le plus grand urbaniste du XXe siècle. Elle favorise à l'infini le mouvement dans la ville devenue mégapole.
Tous ceux à qui j'ai enseigné l'art invincible De bander l'arc et de lancer le trait M'ont finalement pris pour cible.
Le Peintre ne doit pas faire ce qu'il voit, mais ce qui sera vu.
Un satiriste est un homme qui a tellement la chair de poule face aux horribles et incongrus aspects de notre société qu'il ressent le besoin de l'exprimer le plus brutalement et crûment possible afin d'être soulagé.
Le théâtre, lieu objectif et actif.