Beaucoup de personnes cherchent à se représenter l'infini. Imaginez deux glaces ayant les mêmes formes et dimensions, posées en face l'une de l'autre : l'infini est le reflet qu'elles se renvoient.
Le lieu naturel du chagrin, ce sont les lignes du visage, pas la mémoire.
Le beau se situe à l'intérieur de certaines limites tandis que le laid est infini, donc plus complexe, plus varié, plus amusant.
Notons la différence entre besoin et Désir. Dans le besoin, je puis mordre sur le réel et me satisfaire, assimiler l'autre. Dans le Désir, pas de morsure sur l'être, pas de satiété, mais avenir sans jalons devant moi.
Mon chagrin, tout injuste qu'il est : Je le chasse, il revient ; je l'étouffe, il renaît.
Faute de composer avec le monde, il a bien fallu composer avec le mot.
J'y mettrai le temps qu'il faudraMais un dimanche vous la verrezSortir de l'église à mon bras.
Je tiens à préciser que j'ai toujours redouté la constipation plus que le cancer. Si je passe un jour sans chier, impossible de faire quoique ce soit, de sortir. Je suis tellement désespéré que j'essaie de me sucer la queue pour me débloquer le système, pour que ça se remette à circuler.
Pourquoi certains humains sont-ils comme des sauterelles futiles à gratter le sol, antennes frissonnantes, énormes ganglions se nouant, formant des noeuds coulants des noeuds carrés, à l'infini ? ils passent leur vie à alimenter une fournaise, lèvres toujours brûlantes, yeux [...] ► Lire la suite
Mais tout fat me déplaît, et me blesse les yeux ;Je le poursuis partout, comme un chien fait sa proie,Et ne le sens jamais qu'aussitôt je n'aboie.
Le plus souvent ce qu'ils vous veulent, les épistoliers, que vous vous penchiez avec respect sur un livre qu'ils ont écrit, l'histoire de leur existence. Unique, certes, comme toutes les existences ! Leurs pérégrinations sexuelles ! Surtout les dames, ça [...] ► Lire la suite
Heureuse le femme qui peut être connue à fond et se donner tout entière.
Le meilleur avocat du loup, c'est lui-même.
Bien sûr que le club peut payer 94 millions pour moi. Je suis sûr d'en valoir plus.
Je fais bien de ne pas rendre l´accès à mon coeur facile; quand on y est une fois entré, on en sort pas sans le déchirer, c´est une plaie qui ne cautérise jamais bien.
Le vice de l'apartheid, ce n'est pas la violence, mais l'auto-emprisonnement.
Maintenant, je pense que le meilleur médicament est d'aller au gymnase. J'y vais quatre fois par semaine et ça me donne le buzz dont j'ai besoin.
Donald Trump est un danger pour le monde, et je ferai tout pour contrer la peur et la haine qui s'y sont installées.
Arthur Ashe avait été le premier athlète noir à jouer à Johannesburg au moment de l'apartheid.
Tout ce que vous voulez être, vous l'êtes déjà. Vous êtes simplement sur le chemin de le découvrir.
Jung voyait en Freud un mentor, mais il ne voulait jamais être le disciple de personne.
- Le maniaque a répondu par une remarque désobligeante. - Approchez-vous et répétez l'ultimatum sur un ton encore plus ferme. Et ajoutez le mot « sinon ». - Simon Phoenix, couchez-vous face contre terre ! Sinon.
Je jette les dés, et j'écris le livre. Qu'il soit lu par des hommes du présent ou du futur importe peu. Il peut attendre d'être lu pendant cent ans, puisque Dieu a bien attendu six mille ans pour que quelqu'un vienne l'étudier.
La plupart de nous vivons dans notre tête, ressassant soucis, échecs passés et catastrophes futures. Le toucher d'une main bienveillante nous ramène dans le monde présent et nous aide à être de nouveau en phase avec la réalité.
Il ne faut pas oublier que le premier devoir, dans le mariage, est de se faire pardonner d'être là.
Ce qui est dur, c'est le mur. Savoir qu'une chose est vraie et ne pas pouvoir le prouver.
Quand on ne peut plus remplir le coeur d'une femme, il faut encombrer sa vie.
Torture : nom commun féminin, mais ce n'est pas de ma faute. Bien plus que le costume trois pièces ou la pince à vélo, c'est la pratique de la torture qui permet de distinguer à coup sûr l'homme de la bête.
L'éléphant se laisse caresser. Le pou, non.
Quel est le plus grand héros ? Celui qui est maître de ses désirs.
Qui cherche le plaisir ne trouve que des chaînes.
Maudire, c'est prier le diable.
Quand le gouvernement dépense de l'argent, ça créer des emplois ; alors que si cet argent est laissé aux contribuables, Dieu sait ce qu'ils en font... ils le mangent peut-être ! Ils en font n'importe quoi sauf créer des emplois !
Le patriotisme, c'est bon pour les Africains et les Asiatiques. Chez les Russes, c'est déjà suspect ; en France, ça passe pour du gâtisme : les esprits avancés doivent avoir le patriotisme des autres.
On ne dure en France que dans l'opposition et le seul moyen d'échapper au changement, c'est de le réclamer tous les jours.
Les riches conservent peu d'illusions. Ils laissent cela aux autres. C'est peut-être un service qu'ils leurs rendent sans le savoir.
L'expérience de l'un n'est pas nécessairement le malheur de l'autre.
L'âme et le corps de qui l'on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
Quand on accouche d'un serpent, on le noue autour de sa taille.
Celui qui ne fait pas, et n'imagine pas le mal, est porté non pas à nier l'existence du mal, mais à refuser de croire à la fatalité du mal, à se refuser d'admettre que le mal soit inévitable et inguérissable.
La télévision doit pouvoir, à l'occasion, renoncer à ses oripeaux institutionnels pour se frotter d'égal à égal au jaillissement de faits, d'idées et d'opinions qui agitent, secouent, bousculent le corps social.
Le monde se fait rêve ; et rêver devient monde.
C'est l'apathie et non la haine qui est le contraire de l'amour.
Le colonialisme se bat pour renforcer sa domination et l'exploitation humaine et économique. Il se bat aussi pour maintenir identiques l'image qu'il a de l'Algérien et l'image dépréciée que l'Algérien avait de lui-même.
C'est dans l'écroulement général de la question - qu'est-ce que ça veut dire ? - que le désir fait son entrée.
Commémorer la Révolution française est un peu comme célébrer le jour où on a attrapé la scarlatine.
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
La demoiselle qui était futée comme une Bretonne, mit toute sa sollicitude à le servir et lui fournit à crédit et en confiance tout ce qu'il lui fallait.
Telle était la fatigue de son long voyage qu'il s'endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n'y a plus place même pour le rêve.
Mon pain, je le mangeais entre les batailles,Pour dormir je m'étendais parmi les assassins.L'amour, je m'y adonnais sans plus d'égardsEt devant la nature j'étais sans indulgence.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.