Les beaux-arts, c'est ce qui ressemble le plus aux mythes de la création ; à la main du démiurge qui, de la matière, extrait les formes, les anime, recrée la vie.
Il n'y a pas de vrai bonheur sans qu'il s'y mêle un petit peu le sens du malheur...
Seul le mystère fonde l'être.
C'est là le plus beau cadeau que la télévision - une certaine télévision - peut offrir à nos sociétés : permettre à chaque professeur d'enseigner, comme Socrate, de pratiquer, comme lui, la maïeutique avec ses élèves.
Les préliminaires, c'est mettre le corps à l'ouvrage.
On peut fort bien pratiquer des opérations chirurgicales douloureuses sans anesthésier le patient à condition de se mettre du coton dans les oreilles.
Il y a de la lumière dans les frigos pour que les aliments voient en permanence la date avant laquelle ils n'ont pas le droit de pourrir.
La femme seule ne doit qu'à elle-même le compte de ses jours. Elle s'habille pour elle, sort à sa guise, rentre à son gré, dispose comme il lui plaît de son temps, de son coeur et de son téléphone. Elle n'a jamais besoin de mentir, ni d'inventer, et elle
Je ne veux certainement pas paraître comme tout le monde.
Les vrais fous ne se posent jamais le problème. Ils sont persuadés d'être parfaitement sains d'esprit.
Le rêve ne pense ni ne calcule ; d'une manière générale il ne juge pas : il se contente de transformer.
L'homme est le chef de la femme, que la femme a été tirée de l'homme, qu'elle est unie à l'homme et soumise à la puissance de l'homme.
La peinture, c'est facile quand vous ne savez pas comment faire. Quand vous le savez, c'est très difficile.
Passer le temps à se rafistoler l'âme. Croire en sa force et puis lâcher prise. Dégringoler. Avoir peur de soi. De la partie inconnue. De celle qui brise.
Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content.
Je veux passer ma vie à lire des poèmes en attendant que le grand Poète me cueille.
Une vie dans l'abondance et le confort bourgeois est en contradiction avec l'esprit d'une sainte pauvreté et sépare du pauvre crucifié.
Le travail d'information est un travail de réflexion.
Ce qui est merveilleux dans mon art, c'est que le rêve et la réalité peuvent ne faire qu'un. Il n'y a qu'un pas entre les deux.
Le fric s'est emparé de tout, partout ! Quand j'ai commencé dans les années 1980, ça allait encore, là, c'est insupportable...
Je suis ce que je suis et je suis une pitoyable menteuse. Je ne peux pas le faire. Je suis très sincère.
J'avais tendance à être une fille cool, mais je ne le suis plus.
Je veux retrouver ce que nous éprouvions l'un pour l'autre. Mais comment le pourrais-je si tu n'es plus là ? Reste, je t'en supplie.
L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
Il y a beau jour que tout le monde sait que l'homme descend du singe, mais on le cacha longtemps pour ne pas humilier ce dernier.
Moins il y a de distance entre deux hommes, plus ils sont pointilleux pour le faire remarquer.
Lorsqu'un grand bureaucrate a un geste admirable, on s'étonne une fois de plus des voies mystérieuses et imprévisibles qu'emprunte le hasard.
La science naît au moment où la société décide de dominer son monde ou de le reconstruire.
Un classique est quelque chose que tout le monde voudrait avoir lu et que personne ne veut lire.
Le pucelage est le plus riche trésor des filles. Mais il est bien malaisé de garder longtemps un trésor dont tous les hommes possèdent la clef.
L'homme qui en a compris un autre est en état de le dominer.
Si je n'ai point sur moi-même le droit de mort, qui l'a donné à la société ?
La femme est le roman de l'homme.
Si Dieu est retenu ailleurs, ou s'il n'est que médiocrement intéressé par le déroulement de l'insignifiante aventure humaine, pourquoi nous acharner à arracher le masque consolateur dont il couvre pour nous le visage de son éternelle absence ?
On doit donner au problème une forme telle qu'il soit toujours possible de le résoudre.
La femme n'est-elle pas le commencement et la fin de toutes choses ?
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
Le yukulélé est à la guitare ce que le string est au caleçon.
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
Le prolétariat se recrute dans toutes les couches de la population.
Même après qu'elles ont disparu, les choses continuent d'exister par le nom qui seul reste en définitive.
Le meilleur moyen d'éviter la propagande, les mensonges, les faussetés, c'est de cesser de lire.
Le TGV, trop rapide, est un mauvais coup porté au livre.
Un style est ce qui décourage le plagiat et tente le pastiche.
On ne dit jamais rien parce qu'on parle tout le temps.
Le savoir est en moi, j'écris pour le découvrir.
Le théâtre, c'est une affaire de conquête et de reconquête quotidienne.
L'amour est cet intervalle délicieux entre le moment où vous rencontrez une jolie fille et celui où vous vous découvrez qu'elle ressemble à un hareng.
Le vin gratuit ne provoque pas l'hernie.