En vous laissant le libre choix de vos opinions, je n'admettrai jamais qu'elles s'opposent aux miennes !
Le papier est patient, mais le lecteur ne l'est pas.
Le cercueil est le salon des morts, ils y reçoivent des vers.
Le plus riche n'emporte que son linceul.
Faire l'amour n'est pas moderne, pourtant c'est encore ce que j'aime le mieux.
Je dédaigne le vers qui sonne et ne crée pas.
Le Pakistan paye le prix de quelque chose qui a été créé par d'autres.
Nous jouons tous dans une pièce dont le texte nous est inconnu ou qui nous reste incompréhensible, où l'expérience ne sert à rien, où le bonheur, le malheur ne sont que les faces obscures de ce qui nous échappe à jamais : l'autre.
La fraîcheur tombe. Ils se blottissent dos à dos, il reste encore des abricots. Des silences s'installent. C'était un beau dimanche, oui. Attendre que les derniers bouchons aient disparu avant le pont de Nantes. Attendre, reculer demain. Attendre que les joies dispersées laissent la place à l'idée du bonheur, qui donne le frisson.
Le terrorisme et le policier sortent du même panier. Révolution, égalité ne sont que mouvements opposés au sein d'une même partie ; des formes d'oisiveté foncièrement semblables.
Divers facteurs pouvaient concourir pour faire percevoir dans le langage de l'étoile un message d'espérance. Mais tout cela pouvait mettre en chemin seulement un homme ayant une certaine inquiétude intérieure, un homme d'espérance, à la recherche de la véritable Étoile du salut.
A dater de ce jour, l'épouse exemplaire ne marcha plus qu'avec une palme de martyre et l'existence devint un enfer, un lac de très profonde amertume pour le pauvre cocu dompté qui se mit à boire et négligea ses affaires.
Si la force suit le chemin, le bon droit cherche la brousse.
Le gouvernement est une association d'hommes qui font violence au reste d'entre nous.
On ne plaint jamais ce qu'on n'a jamais eu ; et le regret ne vient point sinon après le plaisir, et est toujours, avec la connaissance du bien, le souvenir de la joie passée.
À repentir tardif la honte en est le fruit.
Je mets toujours les dieux au pluriel, de peur qu'il y en ait un qui le prenne mal.
Pour nous préparer au cas où elle (ndlr : épidémie Coronavirus) reviendrait avec plus de force. La lutte contre l'épidémie n'est donc pas terminée. Mais je suis heureux, avec vous, de cette première victoire contre le virus.
Comment serait ton rire sans fossettes, comment serait ma vie sans problèmes ? J'arrose les plantes à l'eau tiède, j'dessine l'avenir à l'opinel. Ferme donc tes paupières et donne moi le câble auxiliaire.
C'est important quand on est peintre ou danseur, ou bien quand l'on représente l'art pour lequel on se passionne, de bien le représenter.
Quand le monde s'efondre, vous faites le meilleur avec ce qui reste.
Je n'aime pas la façon dont mes dents se font saillie. Je vais les faire faire, mais je n'ai tout simplement pas eu le temps. En dehors de cela... je suis parfait.
Le travail est plus qu'indispensable, à chaque collection. Chaque dessin, chaque livre fait que l'on reste amateur.
Je ne ai pas vraiment ce fantasme d'être dans un blockbuster.. Je ne suis pas enthousiasmé par la célébrité, l'argent et le pouvoir.
Le retour du fait religieux est un mouvement mondial, une lame de fond.
L'Homme n'est pas au centre de toute chose, car le véritable centre est celui de l'univers.
Le hasard, voyez-vous, ne sert que les hommes forts et c'est ce qui indigne les sots.
La promptitude à croire le mal sans l'avoir assez examiné est un effet de l'orgueil et de la paresse.
L'ignorance s'accompagne de fanatisme et suscite le fanatisme.
Le cynisme, c'est une façon déplaisante de dire la vérité.
Le parti est la folie de beaucoup au bénéfice de quelques-uns.
Chez les uns, le style naît des pensées ; chez les autres, les pensées naissent du style.
On ne construit du solide que sur le passé.
Plus on fuit l'épreuve, la lutte et le danger, plus on devient vulnérable.
Je pense que le happy-end des contes de fées donne à l'enfant l'image d'épreuves qui, évidemment, sont loin de sa réalité, mais qui lui permettent momentanément de s'identifier à des héros qui traversent des passes difficiles et qui arriveront tout de même à triompher des obstacles.
Ma femme me dit toujours que je suis un acteur exécrable, car dans mon répertoire je n'ai pas le « visage de poker ». On devine tout de suite ce que je pense ou ce que je ressens. Ma voix également me trahit : lorsque j'essaye de mentir au téléphone, elle me traite d'incapable.
Si jamais elle m'a compris plus tard, elle a dû découvrir que pour tous ceux qui sentent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible : une tendresse ironique, et le silence.
Et maintenant, comment voulez-vous que je le regrette, votre Paris bruyant et noir ? Je suis si bien dans mon moulin ! C'est si bien le coin que je cherchais, un petit coin parfumé et chaud, à mille lieues des journaux, des fiacres, du brouillard !...
Je crois que ce qui arrive de mauvais dans le monde arrive par les hommes, jamais par les femmes.
Le plaisir est joyeux, clément et facile.
La mémoire est un don précieux. Quand on le possède, le passé n'existe pas.
La bonne fortune, on ne paye jamais le prix fabuleux qu'elle vaut.
Quel enfant n'a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n'a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l'imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
Le fou égoïste et qui sourit, le fou morose et qui fronce les sourcils seront tous deux tenus pour des sages pour servir de férules.
La pureté est le résultat de l'action juste.
La crise est le moment où l'ancien ordre du monde s'estompe et où le nouveau doit s'imposer en dépit de toutes les résistances et de toutes les contradictions. Cette phase de transition est justement marquée par de nombreuses erreurs et de nombreux tourments.
Dans le monde d'aujourd'hui, vous devez interagir. Vous ne pouvez pas être une personne difficile et timide qui n'est pas capable de regarder quelqu'un en face ; vous devez vous présenter. Vous devez savoir comment parler de votre vision, de votre concentration et de ce en quoi vous croyez.
Ce qui compte, c'est le chiffre 1. Une tasse, un client, un partenaire. Une expérience à la fois.
Les hommes ne font jamais le bien que si la nécessité les y pousse; mais quand ils sont libres de choisir et peuvent faire tout ce qu'ils veulent, la confusion et le désordre deviennent endémiques.
L'homme ne pourrait connaître que ce qui lui a été donné de connaître, le reste lui est caché.