Les hommes ne font jamais le bien que si la nécessité les y pousse; mais quand ils sont libres de choisir et peuvent faire tout ce qu'ils veulent, la confusion et le désordre deviennent endémiques.
On ne modifie pas la société par décret.
Il est plus nécessaire d'étudier les hommes que les livres.
Que sait-on de la grâce ? C'est un désir, une tentation, une courbe élégante de l'âme. C'est indéfinissable. Un artiste la cherche toute sa vie. Il ne sait pas ce que c'est mais il la devine, il la sent.
Si tout était à recommencer, je recommencerais bien sûr, en évitant quelques broutilles : les accidents de voiture, les séjours à l'hôpital, les chagrins d'amour. Mais je ne renie rien.
Peu de richesses ménagées avec économie valent mieux que de grands trésors mal employés.
La chance ne sourit qu'aux esprits bien préparés.
La virilité se perd en révérences, le courage en civilités, et les hommes ne sont plus que des parleurs.
J'aime bien que l'on m'invente des mots d'esprit. Cela permet au mien de se reposer.
Aucun progrès ne peut être acquis par une société sans passer la souffrance, et c'est là le matérialiste est désarmé.
Mon père disait: fais-le bien et fais-le à temps.
Il n'est jamais plus difficile de bien parler que quand on a honte de se taire.
Après l'amour, dix pour cent des hommes se retournent sur leur côté droit et s'endorment, dix pour cent font de même sur le côté gauche. Les autres se rhabillent et rentrent chez eux.
Peut-être sommes-nous encore moins capables de rencontrer des hommes que lorsque nous rêvions du prince charmant.
C'est curieux, cette habitude qu'ont les hommes de rentrer le ventre quand ils se pèsent. À moins que ce soit pour voir la balance.
Je dis ce que mon coeur, ce que mon mal me dit. Que celui aime peu, qui aime à la mesure.
Le sommeil est encore plus parfait quand on le partage avec un être aimé.
Ne disons pas du mal du diable : c'est peut-être l'homme d'affaires du bon dieu.
Prêtre défroqué et choux réchauffé n'ont jamais été bien vus.
Il semble bien difficile de vivre, parce qu'avec ou sans amour, le premier problème de l'homme demeure l'amour.
L'adversité fait les hommes et la prospérité fait les monstres.
La science ne consiste pas en ce qui est conservé dans les livres, mais bien en ce qui se grave dans les coeurs.
La cuisine japonaise, si elle est servie dans un endroit trop bien éclairé, dans de la vaisselle à dominante blanche, en perd la moitié de son attrait.
Un homme qui aime bien n'est jamais tout à fait méprisable.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
Aucun homme au monde ne peut dire si, à la longue, ses actes conduiront au bien ou au mal.
Les gouvernements ne sont pas faits d'une autre pâte que les hommes auxquels ils commandent.
Si les hommes étaient assez malheureux pour ne s'occuper que du présent, on ne sèmerait point, on ne bâtirait point, on ne planterait point, on ne pourvoîrait à rien : on manquerait de tout au milieu de cette fausse jouissance.
Le génie français est perdu ; il veut devenir anglais, hollandais et allemand. Nous sommes des singes qui avons renoncé à nos jolies gambades, pour imiter mal les boeufs et les ours.
L'homme en mal d'amour, de chasseur devient gibier.
L'amour vainc tout - l'amour est la grâce qui transcende toute forme d'injustice à la fin.