Le masculin l'emporte mais où ?
Le luxe est tout ce dont vous n'avez pas besoin, n'est-ce pas ? Il faut de la nourriture, de l'eau, des vêtements, un abri... mais du bon vin, de la bonne nourriture, de beaux intérieurs, de beaux vêtements ; ce ne sont pas des nécessités, ce sont des luxes.
L'homme exploite l'homme, parfois c'est le contraire.
Ma mère a eu quatre enfants, un avec des besoins spéciaux. Elle avait un travail à temps plein et elle rentrait toujours à la maison et nous préparait le dîner tous les soirs, à partir de rien. C'était incroyable.
Je n'utilise plus vraiment de déodorant. Par contre, je prends beaucoup de douches. Tous les matins et aussi le soir.
Je pleure beaucoup. Ce qui est très difficile à reconnaître pour un homme, mais je le fais. Je pleure pendant les films.
L'art conjugal, c'est de trouver la distance et l'aération qui permettent de faire vie qui dure entre époux, c'est surtout de découvrir le moyen de rétablir la paix et l'affection après les querelles et les satiétés réciproques.
Je ne suis pas Charlie Hebdo. Ce journal anarchiste était l'ennemi direct de notre parti le Front national, et ses journalistes, il y a quelques années, rassemblaient des signatures pour une pétition exigeant notre interdiction. Et tous ces politiciens, qui sont sortis manifester, ce ne sont pas des Charlie, mais des charlots !
- Hé, vous êtes des services secrets n'est ce pas ? - Non, j'attends seulement le sénateur. - Ah, vous attendez le sénateur... Ah pour une réponse, ça c'est trouvé, ha ha... merde... et moi j'attends qu'il y ait du soleil !
Dans la réalité, le démon identitaire était entré dans nos corps de pourceaux, et comme dans l'évangile de Luc, nous nous jetions l'un après l'autre du haut de la falaise.
Ces deux mots fatals : le mien et le tien.
Mourir, c'est l'arrêt que le destin a prononcé contre tous les hommes.
Le chagrin a toujours sa cause en dehors de celui qui l'éprouve.
Les crânes bouillaient sous le soleil à faire sauter tous leurs couvercles.
Quand l'artiste ignore son but, le plus miraculeux des outils ne peut le trouver pour lui.
Je n'ai rien à cacher de mes plaisirs ni de mes douleurs, j'en ai subi comme tout le monde. Mais si l'on décide d'écrire son autobiographie avec honnêteté, il faut tout dire.
Tous les voisins sont des serpents à sonnettes. Des vermines qui attendent l'occasion de vous claquer la porte au nez. Dans le monde entier, c'est la même chose.
Pourquoi j'écris ? - Ce que j'ai dans le coeur, il faut que cela sorte ; et c'est pour cela que j'écris.
Quand votre élève a, au piano, le doigté convenable, la mesure juste, et qu'il joue les notes assez exactement, attachez-vous seulement au style, ne l'arrêtez pas à de petites fautes, ne les lui faites remarquer qu'à la fin du morceau.
Ne tenir nul compte du triste abandonnement où votre inflexible roideur le précipite.
Les hommes ne seraient que des ombres s'ils ne donnaient pas la vie. Dès que leur existence n'est plus l'amour, elle est dérision. Tout le monde s'en aperçoit un peu, l'oublie en ne se moquant que de quelques-uns.
Notre culture du sens croule sous l'excès de sens, la culture de la réalité croule sous l'excès de réalité, la culture de l'information croule sous l'excès de l'information. Ensevelissement du signe et de la réalité dans le même linceul.
On peut avancer que l'ère de la consommation étant l'aboutissement historique de tout le processus de productivité accélérée sous le signe du capital, elle est aussi l'ère de l'aliénation radicale.
Je taille mes projectiles avec le plus d'art que je puis et, je me ruine à choisir, pour cet usage, les plus dispendieuses matières. L'un de mes rêves est d'être un joailler de malédictions.
Le mythe de l'agrément et de l'avantage de la bagnole persiste alors que les transports collectifs, s'ils était généralisés, démontrerait une supériorité éclatante.
Emmanuel Macron a tenu son pari. Cela ne s'explique pas uniquement par l'ampleur des soutiens dont il a bénéficié. Se propulser à la tête de l'État sans être le candidat d'un parti traditionnel, passer en deux ou trois ans de l'obscurité à la lumière, cela ne s'était encore jamais vu.
Les Américains ont lancé de nombreux projets dans le monde et je suis l'un d'entre eux.
Je voulais faire une impression concrète; l'idée d'une femme libre, lunatique, jamais objet, qui a le contrôle total de ses finances et qui sait ce que c'est que d'être indépendante.
Un livre qui passe à la télévision est un livre menacé, parce que la télévision transforme le livre en spectacle.
Des bruits couraient que le ballet La mort du cygne avait été commandité par des bookmakers du nord de l'État de New York et que l'on pariait gros sur la survie de l'oiseau.
Après tout, notre passion a vu naître les armes, le désastre de la boucherie humaine, la course à la poudre en est le résultat. Mais ajoutez quelques étoiles de couleurs, et nous, artistes, sommes restés pacifiques au fil des siècles.
Il faut une sacrée dose de courage et de tempérament pour dire à un Noir : "Oublions la politique et devenons amis." C'est le drame de l'apartheid, ce système déshumanise les rapports entre personnes.
Vous construisez sur un échec. Vous l'utilisez comme un tremplin. Ferme la porte sur le passé. Vous n'essayez pas d'oublier les erreurs, mais vous ne vous attardez pas dessus. Vous ne le laissez pas avoir votre énergie, ni votre temps, ni votre espace.
Je n'aime pas m'appesantir sur le passé.
J'ai toujours trouvé triste le moment d'aller dormir. Pour moi, ça ressemble à une fin. Une journée plus une journée, ça fait une année. Après ça fait 10 ans. C'est triste.
Lorsque vous êtes jeune, vous êtes très incertain. Et si je pouvais apprendre, si je pouvais revenir sur mon passé, je pourrais me dire, ne pense pas trop, il suffit de le faire et de le refaire.
Je me résolu d'abandonner le commerce et de fixer mon objectif sur quelque chose de plus louable et stable, d'où je me suis préparé à voir une partie du monde et ses merveilles.
Je crois que le mondialisme est une idéologie mortelle et absurde compte tenu de l'expansion continue de la population mondiale. Dans cet océan d'improbabilités, je défends mon frêle esquif, d'abord parce que j'y vis.
- Connais tu le maître de la ville de Gongmen ? - Maître Rhino foudroyant ? - Oui. - Fils du légendaire Rhino volant ? - Oui. - Et pourfendeur des 10 000 Serpents de la vallée du Malheur ? - Il est mort. - Oh malheur !
Qu'est-ce qu'aimer sinon s'aveugler sur le compte de la personne adorée ?
Le miracle de la charité, ce fut de la faire faire par des pauvres. Cela s'appelle : mutualité.
La mort, c'est comme une compétition ou chacun espère arriver le dernier.
C'est parce qu'il croit inconsciemment en Dieu que l'athée lui crie des injures, or on n'attaque pas le néant.
Dès que nous nous blâmons, il nous semble que personne n'a plus le droit de le faire.
Toute maladie est une confession par le corps.
Je n'ai connu de conflit qu'a travers le petit écran de la RTF puis de l'ORTF, un peu plus tard. J'espère que l'orage que nous traversons aujourd'hui n'éclatera pas sur mon fils ou mon petit-fils.
Souvent, les décisions les plus extravagantes se présentent sous le jour d'une tranquille rationalité.
Il existe des formes excessives de protection des connaissances de la part des pays riches à travers l'utilisation trop strict du droit à la propriété intellectuel, particulièrement dans le domaine de la santé.
Il n'est sans doute pas facile, même pour le créateur lui-même dans l'intimité de son expérience, de discerner ce qui sépare l'artiste raté, bohème qui prolonge sa révolte adolescente au-delà de la limite socialement assignée, de l'"artiste maudit", victime provisoire de la réaction suscitée par la révolution symbolique qu'il opère.
J'écris toutes les nuits après le tournage. J'entends la mer. Ce soir, il faut écrire. Hors saison. Idéal pour se prendre pour un écrivain. Ce soir, je vivrai toute ma vie, solitaire, si les vagues me donnaient ce que j'envie. Le livre de mes rêves au bout de mes doigts.