Contrairement à une idée reçue, la traduction n'est pas une "première mise en scène". Ou alors elle se condamne à l'éphémère. Elle doit être tout aussi rétive au théâtre que le texte original peut l'être.
Les plaisanciers utilisent l'étoile polaire, les bûcherons repèrent le nord grâce au lichen sur les troncs et les citadins savent où est le sud en repérant l'orientation des antennes paraboliques sur les balcons.
Le miracle de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchante, l'horreur de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchaîne.
Je ne suis pas le look parfait et je ne dis pas ce qu'il faut. Je suis un peu différente, mais rien de vraiment spécial, mais je suppose que j'apparais plus vraie pour les gens, et que ça transparaît à l'écran.
L'idéalisme pousse à l'oligarchie, le matérialisme pousse à l'égalitarisme.
Sous le capitalisme, l'homme exploite l'homme. Sous le communisme, c'est tout le contraire.
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Voyez-vous, le bonheur est une chimère, il n'existe pas, je n'y crois pas.
Je mets dans l'amour un seul epoir : l'espoir du désespoir. Tout le reste est littérature.
Je ne blâme pas les génies qui prennent l'art à pleines mains, emploient à profusion toutes ses ressources. Je ne suis pas de ceux qui, admirant Ingres, croient devoir mépriser Delacroix, et réciproquement. Prendre les grands artistes tels qu'ils sont, [...] ► Lire la suite
L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
Le dépensier vole ses héritiers, l'avare se vole lui-même.
Le style personnel consiste à se sentir soi-même, à savoir ce en quoi on croit et à porter ce qu'on aime.
Ma routine est de me lever, prendre une tasse de café, faire un shake, faire de l'exercice, aller promener le chien.
Le génie est personnel, décidé par le destin, mais il s'exprime à travers le système. Il n'y a pas d'oeuvre d'art sans système.
Je ne suis pas pour autant dans la retenue, je fais juste attention à ce que je dis, afin que le fond de ma pensée soit recevable.
Si quelque chose fonctionne, ne le répare pas. Continue. Suis le courant.
Le salut de mon père est mon premier devoir.
Un jour, Chuck Norris a voulu enseigner le Jeet Kun Do à de jeunes handicapés mentaux. C'est ainsi qu'est née la Tecktonic.
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Je remercie le gamin de 17 ans que j'ai été et qui a dit : j'arrête le reste, je veux faire de la musique.
Le papier, c'est pour écrire, le chat c'est pour le rat. Le fromage c'est pour griffer.
Avec la télévision en couleur, quand le ministre des Finances vient vous assurer que les impôts ne seront pas augmentés, on a au moins la satisfaction de le voir rougir.
A quoi peut ressembler celui qui a pris le visage de l'absence ?
II faut renoncer au monde pour le comprendre.
L'équité naturelle demande que le degré de preuve soit proportionné à la grandeur de l'accusation.
Quelqu'un disait que la providence était le nom de baptême du hasard ; quelque dévot dira que le hasard est un sobriquet de la providence.
L'Italien noie ses soucis dans la nonchalance, le Français dans les chansons et l'Allemand dans la boisson.
Avec le mariage, quelque chose finit pour les hommes. Pour les femmes, c'est l'inverse : quelque chose commence.
Le cimetière est un jardin où l'on vient apporter des fleurs une fois par an.
Le sang te monte au cerveau - c'est le résultat de la jeunesse - tu ne sais pas le contenir et tu appelles cela de l'enthousiasme.
La liberté est un mot qui fait le tour du monde et n'en est jamais revenu.
Chaque fois que le temps a fait croître un bâton, au bout du bâton l'homme a mis une lance.
L'ambition est le fumier de la gloire.
Le péché, c'est ce qui obscurcit l'âme, c'est ce qui s'oppose à la joie.
Nous sommes ainsi. Quoique nous fassions, la question immédiatement se pose à savoir si nous n'aurions pas dû faire le contraire.
La pierre de touche du succès n'est pas que le problème soit difficile, mais qu'il soit différent de celui de la veille.
Les jours sont faits pour sonner l'un après l'autre comme une volée de cloches. C'est le coeur de l'homme qui leur sert de battant. Si le coeur n'y est pas, les jours sont tristes.
L'instinct de survie, on le sait, est dispensateur de talent.
L'homme le plus sage n'est jamais suffisamment prévenu contre sa propre vanité.
Un écrivain peut finir par devenir un simple jongleur de mots plus ou moins adroit. Il peut en arriver à oublier l'essentiel : cette source qui coule au fond de nous et qui est le véritable lieu de rencontre des êtres.
Les chambres de ceux qui sont morts jeunes sont le sanctuaire de leur absence, mais aussi le refuge de la lâcheté des vivants.
L'amour est le problème des gens qui n'ont pas de problèmes.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
Toute proposition littéraire est fondée sur des malhonnêtetés intermédiaires : la mémoire, la culture, le désir, le langage.
L'amour est le plus fort des incidents néfastes.
Celui qui est maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Généreuses, intrépides, enthousiastes, d'une piété exaltée, aimant le danger et aimant l'amour, auquel elles demandent beaucoup et donnent peu, elles sont surtout éprises de renom et de gloire.
Il arrive toujours ce moment où l'on ne se reconnaît plus dans le miroir à force de vivre sans reflet.