Depuis, je n'ai point cherchéLe secret encor cachéDe ta peine...Il est des soirs de rancoeurOù la fontaine du coeurEst si pleine !
Je crois que le style est le seul vrai luxe, qui est vraiment désirable.
Ne méprise pas le buisson qui te sert d'asile.
Le père Noël a la bonne idée - ne visitez les gens qu'une fois par an.
Je pense que tous les cinéastes passent par un livre occulté, refoulé : le cinéaste se tient après le livre, l'écrivain avant.
Je ne veux pas entendre le reste, je crois que ce que les Françaises et les Français attendent de moi, c'est de ne pas répondre à des tweets mais c'est de m'attacher justement à ce que [...] nous continuions cette [...] ► Lire la suite
Une fois que vous êtes un parent, un homme ou une femme, chaque chose qui se passe dans votre vie est vue à travers le prisme d'être un parent.
Le design de mode est si diversifié. Il n'a pas d'identité claire comme avant avec Balenciaga, Chanel, Cardin, Courreges.
Il y a beaucoup de pays qui rencontrent des problèmes, et plus leurs problèmes deviennent importants, plus ceux des autres le deviennent également, car tous ont leurs lignes rouges.
- Le seul banquier que j'ai connu est mort prématurément, il avait une femme ravissante - J'ai cru que vous alliez dire qu'il avait une femme ravissante celui-là. - J'allais pas dire celui-là, j'allais dire lui aussi.
On peut maintenant prédire presque à coup sûr que le contribuable sera la première des ressources naturelles qu'on aura complètement épuisées.
Il tombe sous le sens que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une aussi satisfaisante.
Nous sommes, nous les écrivains, des anomalies sociales, des boutons sur le cul de notre culture.
Le mariage tel qu'il est est une singulière chose, mais après tout, on n'a encore rien trouvé de mieux.
Poker. Jeu qui semble se jouer avec des cartes et dans un but que le lexicographe ignore absolument.
Dieu a inventé le concubinage. Satan le mariage.
Une religion doit être embrassée par conviction et non par force, car les offrandes de la divinité exigent le consentement du coeur.
Quand on a le malheur d'avoir plus d'esprit que son supérieur, il faut paraître en avoir moins.
Il nous est plus aisé d'arriver au pouvoir que de nous y maintenir, par la raison que, pour y arriver nous sommes aidés par les fautes de nos adversaires, et que quand nous y sommes, ils ont le même avantage sur nous.
La pensée est la plus grande ennemie de la perfection. L'habitude de réfléchir profondément est, je suis obligé de le dire, la plus pernicieuse de toutes les habitudes prises par l'homme civilisé.
Un saint est quelqu'un qui ne trouve pas Dieu. Ne le trouvant pas, il le cherche. Le cherchant, il finit par trouver Dieu mieux que s'il ne l'avait pas cherché.
Le nerf de la guerre, le principe de la liberté dans un état bourgeois : l'argent.
Seule, la mort, à qui est confié le renouvellement sacré des choses, nous promet la paix.
Il n'y a pas que le corps qui importe, et nos sexes, que sont-ils sinon les portes sacrées de ce que nous pourrions être ?
Il y a un art d'écrire, celui de ne pas le suivre.
Le véritable artiste est celui qui simplifie tout.
Quand on distrait le public, on l'aveugle.
L'écriture n'a jamais été que le pis-aller des poètes.
Je ne campe pas sur le passé, j'en tire des conclusions pour le présent.
Le pouvoir reste du côté où il a toujours été : l'homme.
Tous les hommes sont imparfaits et le plus accompli, c'est celui qui a le moins de défaut.
La crainte cherche le mal pour s'en affliger avant qu'il ne soit arrivé ; elle ne s'entretient que d'illusions et de fantômes.
On va mettre cela sur le compte de la fatigue mais je me suis surprise à patauger dans la guimauve. Grosse bouffée de tendresse pour ces trois-là et intuition que nous étions en train de vivre nos dernières tartines d'enfance...
Etourdissons-nous avec le bruit de la plume et buvons de l'encre. Cela grise mieux que le vin.
Quand je suis arrivé à Paris pour la première fois, en 1953, je suis arrivé ici pour faire un film avec Anatole Litvak, Un Acte d'amour. À ce moment-là, je ne parlais pas français. Comme il voulait faire ce film [...] ► Lire la suite
Ma plume est une aile et sans cesse, soutenu par elle et par son ombre projetée sur le papier, chaque mot se précipite vers la catastrophe ou vers l'apothéose.
Le manque d'argent aigrit le caractère, trouble le repos, et finit par détruire la santé.
Le plus grand plaisir que je retire de l'écriture ne tient pas au sujet mais à la musique interne des mots.
J'aime dans le chat cette indifférence avec laquelle il passe des salons à ses gouttières natales.
Je n'aime pas le mot mûrir parce qu'il y a une notion de pourri qui me fait très peur.
C'est là, ça vous ensommeille au creux des reins, le mal de vivre qu'il faut bien vivre vaille que vivre.
L'union parfaite de plusieurs voix empêche, somme toute, le progrès de l'une vers l'autre.
Le pouvoir va prenant dans la société une place toujours plus large, que les conjonctures l'invitent à remplir en même temps que son appétit le porte à se gonfler.
D'autres fois, le plus souvent quand s'abîme le jour,Je me sens seul, en proie à un cafard sans cause,Seul et veule et sans joie, invoquant le secoursD'un sourire défunt qui vaincrait ma névrose.
À Tours, le temps dure longtemps.
L'amour et le mariage sont des choses très sérieuses, qui engagent l'existence.
En matière de style, nagez avec le courant ; en matière de principe, je reste solide comme un rock.
La musique est une grande bénédiction. Il a le pouvoir de nous élever et de nous libérer. Cela rend les gens libres de rêver. Il peut nous unir pour chanter d'une seule voix. Telle est la valeur de la musique.
Dans une galaxie spirale, le rapport de la matière sombre à la lumière est d'environ un facteur dix. C'est probablement un bon chiffre pour le rapport entre notre ignorance et notre connaissance. Nous sommes sortis de la maternelle, mais seulement vers la troisième année.
Le gouvernement s'intéresse à l'emploi...surtout au sien.