J'aime dans le chat cette indifférence avec laquelle il passe des salons à ses gouttières natales.
La vieillesse, quant à l'ordre de l'existence terrestre, est un passé sans avenir. Elle représente trop vivement la condition humaine, pour que son aspect n'importune pas l'homme.
Je passe beaucoup de temps à vivre seule - surtout dans les hôtels - et je prends des chats quand je me sens particulièrement seule.
Il y a des journées où le temps passe si vite que l'on a peine à tout faire, et d'autres où l'on regarde sa montre sans cesse, à croire qu'elle s'est arrêtée.
Théoriquement, l'homme est un être humain. Pratiquement, c'est un tuyau percé aux deux extrémités.
Un pilote qui passe le mur du son ne s'en rend pas compte, il n'entend plus rien.
- Tu sais moi si à ton âge j'avais été dans cette colo, j'aurais bien aimé sortir avec toi. - Le prend pas mal Nadine mais j'pense pas que j'aurais accepté... j'préfère qu'on reste amis.
Le monde a beau changer, le chat ne pondra jamais.
Être aimé ne guérit pas, de rien, soulage peut-être, quand aimer nous porte tant, au contraire.
Le meilleur de la vie se passe à dire "Il est trop tôt", puis "Il est trop tard".
Le temps ne passe pas, il s'installe.
Heureusement, le passé ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui.
Il n'y a rien qu'un être humain fasse une seule fois. Si un être humain fait une chose un jour, c'est que c'est dans sa nature. Chaque personne passe son temps à reproduire les mêmes actes.
Les quelques heures que je passe avec toi valent autant que les milliers d'heures que je passe sans toi.
Je préfère avoir connu, une seule bouffée du parfum de ses cheveux, un seul baiser de ses lèvres, une seule caresse de sa main... que toute une éternité sans elle, un seul instant.
Tout se passe comme si l'humanité se savait immortelle.
Il faut d'abord nettoyer le passé pour avancer dans le futur.
Lorsque l'on perd un proche, on passe par plusieurs sentiment : le déni, le refus, la peur, la culpabilité, la dépression... l'acceptation.
Il n'y a aucune raison pour que le même individu aime le même livre à dix-huit et à quarante-huit ans.
Beaucoup prétendent n'y pas croire, et le conjuguent seulement au passé inconscient, au futur impossible.
Ce n'était qu'un minute à passer. Elle est passée. Vous en vivez une autre qui passe déjà. N'est-ce pas simple ? S'abandonner à la minute, celle qu'on vit, sans s'effrayer de celle qui vient ?
Celui qui aime à apprendre est bien près du savoir.
L'écrivain aime la vérité qui fait mal, comme les cons la vérité flatteuse.
Plus on aime quelqu'un, moins il faut qu'on le flatte.
Une occasion qui passe rarement repasse.
Le plaisir est toujours passé ou futur, jamais présent.
L'injonction de Socrate tant de fois répétée -"Connais-toi toi même"- propose un programme de vie à respecter plus qu'un résultat à obtenir, car elle est sans doute irréalisable.
Il n'y a pas d'histoire muette. On a beau la brûler, la briser, on a beau la tromper, la mémoire humaine refuse d'être bâillonnée. Le temps passé continue de battre, vivant.
On aime mieux la chasse que la prise.
Quand on aime il faut partir.
La mélancolie,C'est un chat perdu,Qu'on croit retrouvé.