Les faux amis sont des oiseaux de passage qui viennent à la belle saison, et s'en vont à la mauvaise.
Au sens littéral, ce proverbe évoque le comportement de certains oiseaux, dits migrateurs, qui ne restent dans une région que pendant la période agréable, la "belle saison" (le printemps et l'été). Dès que le temps devient froid et difficile, la "mauvaise saison" (l'automne et l'hiver), ces oiseaux s'envolent pour des cieux plus cléments, ne laissant derrière eux que l'attente de leur retour hypothétique.
Le sens figuré est au cœur de ce proverbe. Les "faux amis" sont symbolisés par les "oiseaux de passage". Ils ne sont présents que lorsque la vie est facile et agréable (la "belle saison"). Ils profitent de la situation, de la prospérité, du bonheur ou du succès de la personne. Dès que les difficultés, les ennuis, la tristesse ou la misère frappent (la "mauvaise saison"), ces amis disparaissent subitement, se révélant inconstants, égoïstes et non fiables.
Ce proverbe est généralement employé pour :
La leçon morale principale est une invitation à la prudence et au discernement dans le choix de ses relations. Elle nous enseigne que :
Le style est caractérisé par une comparaison éloquente et très visuelle. L'utilisation de l'image de la migration des oiseaux (un phénomène naturel et cyclique) pour décrire l'inconstance humaine confère au proverbe une force d'évocation et une intemporalité. La structure est simple : une identification (faux amis = oiseaux de passage) suivie d'une explication temporelle claire (viennent à la belle saison / s'en vont à la mauvaise).
En résumé, l'amitié superficielle est comme un été ; elle ne dure qu'un temps. Méfiez-vous de ceux qui ne vous fréquentent que lorsque le ciel est bleu ; le véritable ami est celui qui reste à vos côtés quand l'orage gronde. L'adversité est le test ultime de la sincérité d'une relation.
Bien que l'expression exacte puisse être plus récente, le thème de l'ami qui disparaît dans le malheur est un motif universel et ancien, présent dans de nombreuses cultures. Ce proverbe, dans sa formulation française actuelle, s'inscrit dans la tradition des maximes populaires qui utilisent des images issues de la nature pour commenter la psychologie et la moralité humaine.
En culture populaire, ce proverbe est un cliché récurrent dans la littérature, le cinéma et la musique pour dénoncer l'hypocrisie sociale et l'opportunisme. Il est souvent cité dans des contextes de trahison ou de désillusion, particulièrement après une période de richesse ou de notoriété suivie d'une chute. Il reflète une certaine sagesse paysanne qui observe les cycles de la nature (les saisons) pour comprendre les cycles de la vie humaine (la fortune et l'infortune).
Une variante fréquente pourrait être : "L'ami de la nappe n'est pas l'ami de la chape" (l'ami des festins n'est pas celui des difficultés). On trouve également des formulations plus courtes comme : "Les amis de la prospérité".
Ce proverbe est étroitement lié à d'autres maximes sur l'amitié :